Interfaces. Enquêtes sur les mondes intermédiaires
Chazal Gérard
CHAMP VALLON
24,00 €
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EAN :9782876733510
Dans son précédent ouvrage, Les Réseaux du sens, Gérard Chazal développait l'idée que le sens tenait aussi bien de l'ordre du monde que de la puissance et de la structure de notre cerveau ou de notre esprit. Autrement dit toute signification naît de l'interaction de l'homme et du monde et des hommes entre eux. Cependant, ces interactions ne se construisent que rarement par un contact direct ou par une présence immédiate de l'individu aux choses et aux événements. L'homme est informé par son milieu physique et social et en retour informe ce milieu, le modifie, le reconstruit incessamment. Ces actions réciproques des hommes et de l'univers qui les entoure passent par de nombreux intermédiaires qu'on appelle ici, par analogie avec les systèmes informatiques, des interfaces. L'interface est donc ce qui se glisse entre deux éléments pour les relier, les mettre en rapport, les faire interagir et les modifier profondément en les intégrant dans un tout auxquels ils se soumettent. Les interfaces elles-mêmes se construisent et évoluent sous la pression de l'activité humaine et du fait des inévitables relations qu'elles entretiennent. Interfaces est une véritable enquête sur ces intermédiaires. Il y est donc question du langage, des signes, des outils et des machines, des institutions de toutes sortes mais aussi de notre corps lui-même (la peau est l'interface la plus immédiate dont nous usons) que nous décorons et parons (tatouages, peintures, scarifications...) pour tisser les liens indispensables entre les hommes et la nature, et indispensables à la cohésion des communautés humaines.
Nombre de pages
275
Date de parution
19/09/2002
Poids
404g
Largeur
158mm
Plus d'informations
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EAN
9782876733510
Titre
Interfaces. Enquêtes sur les mondes intermédiaires
Auteur
Chazal Gérard
Editeur
CHAMP VALLON
Largeur
158
Poids
404
Date de parution
20020919
Nombre de pages
275,00 €
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Un constat : les filles sont beaucoup moins nombreuses à s'engager dans des études scientifiques, les femmes moins nombreuses dans les carrières liées aux sciences. Cela est-il le fait d'une " nature féminine " qui serait incompatible avec les sciences ou bien le résultat d'une violence faite aux femmes depuis des siècles leur interdisant l'accès au savoir, les confinant dans des tâches subalternes, les enfermant dans le soin du ménage et des enfants ? L'auteur a tenté dans cet ouvrage de montrer qu'il a existé une véritable discrimination vis-à-vis des femmes quant à la possibilité qu'elles participent à la constitution des savoirs. Pire, il y eut dans l'histoire de très grandes figures de femmes scientifiques mais on a trop souvent occulté leur nom et leurs apports. Elles ont ajouté à leur génie de savantes le courage de leur lutte pour s'imposer dans un monde masculin des sciences. C'est donc à un tableau de ces femmes remarquables que ce livre est consacré, à leurs apports éminents aux savoirs de l'humanité, aux obstacles culturels, idéologiques et sociaux qu'elles ont dû vaincre. Depuis Hypatie assassinée sur les pavés d'Alexandrie par les fanatiques chrétiens à Lise Meitner injustement privée de prix Nobel, en passant par la Marquise du Châtelet et Marie Curie, ce livre se veut une rapide histoire qui rende justice aux femmes en sciences. En astronomie, en mathématiques, en physique, en chimie, en biologie, en médecine, elles ont été sur tous les fronts de la recherche, pionnières dont il est peut-être temps de sortir les noms de l'oubli en rappelant ce que furent leur vie, leurs combats et leurs succès.
Résumé : L'auteur montre qu'il a existé une véritable discrimination vis-à-vis des femmes quant à la possibilité qu'elles participent à la constitution des savoirs. Pire, il y eut dans l'histoire de très grandes figures de femmes scientifiques trop souvent occultées. Elles ont ajouté à leur génie de savantes le courage de leur lutte pour s'imposer dans un monde masculin des sciences. Depuis Hypatie assassinée sur les pavés d'Alexandrie par les fanatiques chrétiens à Lise Meitner injustement privée de prix Nobel, en passant par la Marquise du Châtelet et Marie Curie, ce livre rend justice aux femmes en sciences. En astronomie, en mathématiques, en physique, en chimie, en biologie, en médecine, elles ont été sur tous les fronts de la recherche, pionnières dont il est peut-être temps de sortir les noms de l'oubli en rappelant ce que furent leur vie, leurs combats et leur succès.
A quoi réent les machines ? La question peut paraître étrange. C?est cependant une manière d?interroger nos propres rêveries autour des réalisations techniques, en faisant jouer aux machines le rôle de reflet de nos propres existences. A travers de nombreux artifices, dont les machines sont les plus élaborés, nous construisons notre monde, enchevêtrant raison et imaginaire et mêlant utile et gratuit. La machine et ses rêves nous renvoient alors une image éclairée de nous-mêmes. Ce jeu de miroir Ne pose-t-il pas la question de savoir si, au bout de toute philosophique interrogation, nous ne serions pas plutôt des machines rêvant de devenir des humains. Ainsi, cette question ouvre une enquête sur l?imaginaire attaché aux machines, des premiers automates à l?ombre du cyborg, La définition rigoureuse de la machine, tentée en début d?ouvrage, se trouve, au fil des pages, débordée sur les frontières ténues entre raison technicienne et imaginaire. Ces rêveries de la machine ont finalement été prises au sérieux par les artistes, depuis Duchamp et Léger, jusqu?aux formes contemporaine de l?art numérique, en passant par Tinguely et Schöffer. S?intéresser aux rêves des machines, c?est prendre conscience qu?avec elles s?insinuent des parts d?ombre et de lumière. Car le songe ne va jamais sans risque. Humains nous sommes des êtres du désir, mais nous sommes aussi des êtres de l?artifice. C?est sur ce terrain-là que cet ouvrage entraîne notre réflexion, au-delà de l?opposition trop simple entre technologie naïve et technologie paralysante.
Alors que la pollution plastique touche désormais les fosses abyssales, que les projets d'extraction minière profonde se multiplient et que s'est tenue à Nice une Conférence décisive des Nations Unies sur le devenir de l'océan, cet ambitieux ouvrage collectif croise histoire, sociologie, anthropologie et droit pour tenter de restituer aux environnements sous-marins un peu de leur profondeur historique. De la pêche des huîtres perlières dans les Caraïbes du XVIe siècle aux habitats sous-marins destinés à abriter l'homo aquaticus au temps de la Guerre froide, en passant par la colonisation verticale du Maghreb à la fin du XIXe siècle, ces études apportent un éclairage inédit sur les interactions de longue durée entre les sociétés humaines et les fonds marins.
Dans quel régime vivons-nous depuis le printemps 2017 ? La question est légitime tant l'interprétation que fait le nouveau président des institutions de la Ve République vise à renforcer le pouvoir exécutif et le système de l'état d'urgence quasi permanent. En se plaçant au-dessus des partis, Emmanuel Macron abuse d'une formule éprouvée depuis 1790 puis 1793, et lors de chaque crise politique française grave, en 1795, 1799, 1815, 1851, 1940, 1958 et finalement en 2017-2019. Le pouvoir exécutif, en la personne d'un sauveur, tente de supplanter le pouvoir législatif que l'on décrédibilise en exagérant son inefficacité ou son éloignement du peuple, au risque de fragiliser la démocratie représentative. En adoptant la modération, celle du juste milieu, qui est censée réparer les excès des députés, un centre politique, semblable et différent selon les générations, s'invente lors de chaque crise. La saison des tourne-veste répète les mêmes recettes depuis deux cent trente ans, de 1789 à 2019. La vie politique française, malgré ce qu'en dit toute une tradition historiographique, n'est pas bloquée par une lutte handicapante entre droite et gauche, mais par un poison : celui d'un extrême centre, flexible, prétendu modéré mais implacable qui vide de sa substance démocratique la République en la faisant irrémédiablement basculer vers la république autoritaire. Le macronisme n'est pas une Révolution : c'est une vieille histoire.