Je me revois, assis à l'arrière d'une Jaguar des années 60. Les banquettes de cuir noir sont craquelées, odorantes. Isa est assise à côté du conducteur, juste devant moi. Ses cheveux châtains, à reflets roux, dont le parfum - je l'imaginais, sans doute - se mêlait à ceux de l'auto, sellerie et huile chaude". Voici le journal d'un séducteur en forme d'inventaire... Quoi de plus naturel? C'est un commissaire-priseur qui tient la plume. Entrez dans le salon, essayez ses fauteuils Empire, examinez-en la provenance et vous verrez affluer, sous le feu des souvenirs, le sang du désir tel qu'il battait au rythme des années 70. Pendules, tableaux, chandeliers... Pas un objet ici qui ne soit, en effet, prétexte au seul et unique fétichisme que célèbre le narrateur: celui des femmes les plus insaisissables: les minces, les longues, les absentes. Celles dont la taille plie sous vos doigts et dont les yeux rendent un reflet mystérieux. Elles aussi ont un lien avec ces objets pourtant tous étrangers les uns aux autres. Pénétrons plus avant dans ces pièces où les "meubles luisants, polis par les ans" racontent leurs aventures d'une nuit ou d'un été. Communiquant avec le Paris des passages secrets aujourd'hui verrouillés, des toutes dernières maisons closes et des spectacles très privés... C'est d'une main de maître, en connaisseur, en expert souverain qu'Hervé Chayette dirige le rayon sensible de nos regards. Repoussant l'expérience de la sensualité jusqu'à la brisure. Un voyage libertin dans la pure tradition française, doublé d'un hommage bouleversant à la beauté.
Nombre de pages
196
Date de parution
06/10/2011
Poids
216g
Largeur
126mm
Plus d'informations
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EAN
9782363710154
Titre
Objets
Auteur
Chayette Hervé
Editeur
PG DE ROUX
Largeur
126
Poids
216
Date de parution
20111006
Nombre de pages
196,00 €
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Résumé : Le narrateur, enfant, croyait que les Champs-Elysées étaient le centre du monde. Des Champs à l'avenue Marceau, et, dans le trop vaste appartement familial, de chambre en chambre, il retrouve ses terreurs, ses premières espérances, en une promenade qui ressemble à un inventaire. " A présent, parfois, au milieu de la nuit, dans un demi-sommeil, je visite et je revisite dans le détail cet appartement où chaque recoin recèle un souvenir mauvais, ou un souvenir trouble. " Au passage se dessine une galerie très bourgeoise de portraits : parents, amis, précepteurs, domestiques, premières amours, mélancoliques et carnavalesques. Mai 68, quelques " maos " ajoutent à cet accrochage des figures qui, en fin de compte, ne déparent guère. C'est plutôt celle de la Morte assise qui inquiète le plus. " Les souvenirs et les oublis sont logés à la même enseigne... Seules comptent les âmes mortes, celles qui me rendent visite à la tombée du jour, quand l'hiver fait la nuit trop précoce. " La promenade s'interrompt, le récit tire sa révérence au sortir de l'adolescence. H. C.
Alain Weill, Hervé Chayette, et, en devenir, François Perrin, infatigables dandys noctambules, nous ont concocté un merveilleux petit livre d'Histoire, et d'histoires, de bars (bien sûr), sur les 19 familles de cocktails ou boissons mélangées, au fil des heures, dans une promenade éthylique remplie d'anecdotes. La recette: une moitié de curiosité, une moitié d'éthylisme;rajouter un zeste de snobisme qui nous fait déguster la bonne boisson, au bon moment et à l'endroit ad hoc. Servir bien frappé... Enrichi d'une iconographie remarquable, inédite, d'affiches et de "réclames", cet ouvrage ravira les amateurs et les novices.
Résumé : Si les médias se font régulièrement l'écho des ventes les plus spectaculaires, des enchères qui s'envolent, des acquisitions des grands collectionneurs, le milieu du marché de l'art reste empreint d'une aura mystérieuse : on le croit - à tort - réservé aux seuls initiés. Il est vrai que les règles y sont précises et les usages nombreux. Lieu de passage, de circulation des oeuvres, le marché de l'art doit être arpenté pour devenir familier. En 100 mots choisis pour éclairer le curieux comme l'amateur d'art, cet ouvrage est une invitation à fréquenter les maisons de ventes, petites ou grandes, à entrer dans les galeries comme dans les musées, à se perdre dans les foires d'art ou les brocantes pour y dénicher un tableau, un meuble, une voiture, un manteau vintage, une montre, autant d'?uvres qui auront eu plusieurs vies, plusieurs histoires.
L'inconnu continuait à me fixer. Qu'est-ce qu'il voulait, à la fin ? M'accueillir dans sa propre solitude ? Pas question. Même si la mienne était insupportable. Une engelure tenace. J'ai voulu me protéger à ma façon, et d'une voix narquoise : - A votre avis, quand le type en trench est entré et qu'il a glissé deux mots à l'oreille de l'autre, qu'est-ce qu'il lui a dit ? II est resté impassible, l'air de ne pas comprendre. Ou de s'en foutre éperdument. Peut-être avait-il dormi pendant le film ? - Si on allait prendre un verre ? J'ai secoué la tête énergiquement. Et avec forfanterie, voire provocation : - Non, merci. Je ne bois pas. Je ne fume pas. Je ne me drogue pas. De toute façon, j'attends quelqu'un. - Vous attendez quelqu'un ? a-t-il dit sur un ton de perplexité moqueuse." Michel Lambert nous fait pénétrer à nouveau dans l'univers chancelant des couples ou des compagnons de route improbables, des secrets douloureux à retardement, des derniers pas que promènent, au fil d'un poignant chant du cygne, ceux qui ne pourront plus jamais se retrouver comme avant, dans l'illusion ou le fantasme, soudain surpris par l'éternel lendemain et sa lumière trop forte et trop blanche.
La vogue actuelle de l'écologie (et de l'écologisme) s'explique par deux facteurs essentiels : l'aggravation des pollutions de toutes sortes, qui saccagent les paysages, détruisent les écosystèmes, infectent les nappes phréatiques et menacent les océans ; et l'épuisement programmé des réserves naturelles, dont on sait aujourd'hui qu'elles ne sont ni inépuisables ni gratuites, à un moment où plus des trois-quarts de nos ressources énergétiques sont encore des ressources fossiles (gaz, pétrole, charbon, uranium). S'y ajoutent les débats sur le réchauffement climatique, le traitement des déchets industriels et nucléaires, les perturbateurs endocriniens, les menaces sur l'alimentation, etc. De nombreux auteurs se sont déjà attachés à étudier ces problèmes. Mais peu l'ont fait au point de prendre fermement position en faveur de la décroissance. Le constat de base que font les "décroissants" est celui-ci : une croissance matérielle infinie est impossible dans un espace fini (comme l'est notre planète). Sans pour autant vouloir arrêter l'histoire ni retourner en arrière, vient un moment où il est nécessaire comprendre que "plus" ne veut pas automatiquement dire "mieux" et qu'il est parfois nécessaire de dire : "C'est assez !" Alain de Benoist, à qui l'on doit déjà de nombreux essais d'histoire des idées et de philosophie politique, explique dans ce nouveau livre pourquoi le " développement durable " est voué à l'échec : en prétendant concilier croissance et écologie, il revient, dans le meilleur des cas, à réduire la vitesse sans pour autant changer de cap dans la mauvaise direction. La notion même de croissance, issue de la modernité occidentale, est ici déconstruite à partir d'une critique radicale, qui s'appuie notamment sur les notions d'"empreinte écologique" et d'"effet-rebond". L'ouvrage contient également plusieurs textes sur le sens profond de le pensée écologiste, ainsi que sur l'idée de "valeur intrinsèque de la nature". L'auteur plaide, en conclusion, pour restituer un rapport de co-appartenance à la nature rompant avec l'idée d'un monde transformé en simple objet du vouloir humain : "Le monde naturel n'est pas un simple décor de nos existences, c'est l'une des conditions systémiques de la vie".
Comment se transforme-t-on en Chinois virtuel, penché en permanence sur son smartphone ? Comment devient-on Charlie ? Comment peut-on être Kim Kardashian ? Tantôt rebelle consentant, hurlant en boucle des slogans préenregistrés, façon karaoké, tantôt icône de la Toile, incarnation d'une success story qui prolifère sur les réseaux sociaux sans qu'on sache pourquoi au juste. C'est l'histoire d'une contagion, d'une lobotomisation générale, que nous raconte Jean-Louis Kuffer avec une rare et insidieuse férocité, dans le sillage de Philippe Muray ; célébrant la cour des miracles qui se croit à la pointe de l'humanité et illustre notre prétendue prospérité, avec ses auteurs-cultes, plasticiens de génie, polémistes au petit pied, parvenus, charlatans et bouffons de tout poil.
La dignité humaine est une notion aujourd'hui captive d'une forte instrumentalisation idéologique qui tend à rendre son concept de plus en plus flou.Quelle est son histoire et quel a été son cheminement ? Cette étude qui s'enracine dans le droit, la théologie et la philosophie, est particulièrement éclairante.