
Les mouvements familiaux et leur institution en France: anthologie historique et sociale
Les mouvements familiaux occupent une place singulière et exceptionnelle sur l'échiquier institutionnel français. Quantitativement d'abord. On dénombre une soixantaine de grandes organisations nationales reconnues, sans compter celles qui ?uvrent pour la famille sans l'afficher ; qualitativement ensuite. En France, depuis plus de soixante ans, le statut d'association familiale est défini et protégé par la loi. Sociologiquement, le mouvement familial se situe au carrefour de plusieurs processus et enjeux sociaux fondamentaux. D'où l'importance de bien comprendre les rapports du champ familial avec la société civile et, dans l'action publique, ce que l'on peut qualifier d'économie politique de la question familiale. En France où cet axe d'investigation est encore peu développé, seules quelques recherches tentent de comprendre les rhétoriques, les enjeux juridiques et institutionnels et la construction des intérêts collectifs. La connaissance fine d'un tel ensemble constitue un vaste chantier historique et sociologique. Le présent volume entend y contribuer utilement en rassemblant et en publiant une sélection de travaux disponibles mais insuffisamment connus avec quelques inédits.
| Nombre de pages | 640 |
|---|---|
| Date de parution | 02/11/2006 |
| Poids | 1 052g |
| Largeur | 155mm |
| EAN | 9782905882691 |
|---|---|
| Titre | Les mouvements familiaux et leur institution en France: anthologie historique et sociale |
| Auteur | Chauvière Michel |
| Editeur | CHSS |
| Largeur | 155 |
| Poids | 1052 |
| Date de parution | 20061102 |
| Nombre de pages | 640,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 4-6 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Enfance inadaptée-L'héritage de Vichy. Suivi de L'efficace des années quarante
Chauvière MichelLe "roman" de l'enfance inadaptée est largement enseigné dans les écoles d'éducateurs et diffusé auprès du grand public par le biais des associations fondatrices des établissements et services spécialisés. Tout irait bien en matière de rééducation si une incontrôlable progression des effectifs, si le malaise chronique des travailleurs sociaux et si l'étonnante distribution des équipements, quelquefois analysée en terme de quadrillage, ne répandaient le doute sur la haute mission de réintégration et de prévention de tout ce secteur. Quel réseau institutionnel, quels groupes socio professionnels, quels intérêts ont marqué et marquent encore de telles pratiques sociales? L'ouvrage de Michel Chauvière met à jour l'action "du paternalisme nauséeux" de Vichy, du corporatisme remis à l'honneur et de la technicisation des problèmes sociaux dans la création des institutions de l'enfance inadaptée, il étudie cet héritage dans les années de l'immédiat après-guerre, durant lesquelles le dispositif va se développer et surtout se verrouiller. "L'efficace des années quarante", qui complète la présente édition, permet à l'auteur de répondre aux vives controverses qu'a suscitées la thèse générale de ce livre et d'élargir son propos jusqu'à l'actualité des politiques sociales. Biographie de l'auteur Michel Chauvière est directeur de recherche au CNRS, membre du CERSA, CNRS/ Université de Paris II. Ses travaux portent sur les politiques du social et du familial. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont notamment Le travail social dans l'action publique, (Dunod, 2004) et Trop de gestion tue le social (La Découverte, 2007).Sur commande en 6-8 joursCOMMANDER32,50 € -

Trop de gestion tue le social. Essai sur une discrète chalandisation
Chauvière MichelLes idées néolibérales progressent aujourd'hui par le social. N'ayant plus les moyens économiques de notre modèle historique, il nous faudrait impérativement réduire la voilure, rationaliser le système, nous ouvrir à la concurrence et au marché. Autrement dit, déréguler ce qui peut l'être, améliorer la gouvernante à grand renfort de consultants, renforcer le contrôle des opérateurs et professionnels sur fonds publics et renvoyer le reste au gré à gré ou au caritatif. Exit les idéaux de solidarité nationale, d'émancipation ou d'éducation, le social entre à son tour dans le monde des affaires. Il en est ainsi du côté de l'aide à domicile (dépendance et handicap), de l'insertion, de la petite enfance, de la protection judiciaire, de la formation... Comment opèrent ces changements? Quelles en sont les conséquences pour l'action sociale organisée? Pourquoi les avons-nous laissés s'installer? Que devons-nous défendre maintenant? A travers l'analyse du nouveau lexique, largement inspiré de l'entreprise, qui s'est imposé dans tout le secteur social (services à la personne, démarche qualité, privilège de l'usager, performance, évaluation, etc.), Michel Chauvière montre que celui-ci est dénaturé et asphyxié par un processus de "chalandisation" qui formate les consciences, sape les fondamentaux de l'engagement et prépare à accepter plus de privatisations des services et une plus grande hégémonie de la gestion. Mais rien n'est définitivement joué!EpuiséVOIR PRODUIT22,50 € -

L'intelligence sociale en danger. Chemins de résistance et propositions
Chauvière MichelAu cours du XXe siècle, un modèle social s'est imposé en France au prix de luttes parfois dures et longues. Beaucoup d'intelligence et de pugnacité ont été nécessaires pour penser et mettre en oeuvre une architecture pertinente, à la hauteur des enjeux. Celle-ci repose notamment sur quatre principaux registres interdépendants: les droits, les institutions, les savoirs et les actes de métier. Or les politiques mises en oeuvre ces dernières années opèrent une dislocation de ces différents registres, au nom du pragmatisme, de l'individualisation ou de la performance. En outre, la recherche effrénée d'économies s'accompagne d'un lot de publicités mensongères (qualité, libre choix, droit opposable...). Un intense travail de remise en cause des représentations du social et des valeurs de solidarité est passé par là, contribuant à affaiblir les pratiques de terrain et la culture politique propres au champ social, malgré la remontée préoccupante des inégalités. Comment y résister collectivement? Poursuivant la réflexion entamée dans Trop de gestion tue le social (La Découverte, nouvelle édition en 2010), Michel Chauvière montre ici que notre héritage juridique, institutionnel, cognitif et professionnel, loin d'être la cause d'inutiles dépenses publiques et d'un assistanat chronique, constitue au contraire une ressource incontournable pour apporter une réponse solidaire et globale à la question sociale qui nous interpelle tous.EpuiséVOIR PRODUIT21,40 € -

Sols et sous-sols d’un boomer
Chauvière Michel1946 était une excellente année pour naître, même en province, même en milieu rural et catholique. Après le lycée public, l'université de Rennes assura mon épiphanie intellectuelle et politique. Puis Paris fut une destination choisie, intense dans l'après 68 et restée exaltante. La recherche scientifique m'a enthousiasmé. Aujourd'hui à la retraite, je suis encore debout, démangé par l'écriture. J'ai sûrement bénéficié d'un peu de chance, surtout d'avoir traversé une période très riche en évènements politiques aussi bien que sociaux et d'avoir pu faire de précieuses rencontres, dans différents cercles professionnels ou amicaux. Quoique toujours très prudemment. Mais j'ai aussi pris certains risques, connu des hésitations durables sans solution satisfaisante, avec des ruptures parfois douloureuses.Aujourd'hui ma grande famille me comble pendant que notre société républicaine va mal, que l'universalisme se flétrit. Alors, à tort ou à raison, avant qu'il ne soit trop tard, j'ai entrepris de feuilletonner à la première personne sur les étapes et enjeux d'une vie très active, toujours passionnée mais sans violences ni traumas douloureux. Merci d'accepter mes petits rendez-vous autobiographiques.Sur commande en 6-8 joursCOMMANDER26,00 €
Du même éditeur
-

Pour une histoire plurielle du paritarisme . Fondements, formes et usages (XIXe - XXIe siècles)
Machu Laure ; Viet Vincent ; Capuano Christophe ;Cet ouvrage nous replonge dans le passé et ouvre le débat sur les origines du paritarisme Contrairement à une idée assez répandue, le paritarisme n'a pas vu le jour en France en 1958 avec la création de l'UNEDIC. On retrouve en effet, dès le XIXe siècle, des dispositifs qui s'efforcent de régler les conflits et peuvent aisément être considérés comme des expressions du paritarisme. Au fil des pages sont présentés, après un point sur les sources doctrinales, différentes configurations et usages institutionnels dans des domaines aussi variés que les assurances sociales du début du XXe siècle, l'assurance chômage, la gestion du 1% logement, les houillères ou les intermittents du spectacle notamment, sans omettre des coups de projecteur sur le paritarisme dans d'autres pays européens. La dernière partie s'interroge sur l'impact des réformes sur les différents paritarismes depuis le début du XXIe siècle et ce que les acteurs en retiennent ou comment ils les vivent.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER11,00 € -

Histoire de la sécurite sociale en Algérie 1830-1962
Lygrisse Jean ; Gouinguenet RogerSur commande en 4-6 joursCOMMANDER13,72 € -

Métamorphose d'un hôpital... De Saint-Germain-en-Laye. De l'hopital-hospice d'alfred normand au ctre
CHSSSur commande en 4-6 joursCOMMANDER7,40 € -

Contribution à l'histoire financière de la sécurité sociale
Laroque Michel ; grévisse SuzanneLa Sécurité sociale (pensions, assurance-maladie, prestations familiales, assurance-chômage, assurance-accident du travail) est non seulement le coeur du système de protection sociale, mais également une institution financière visant à assurer une sécurité de revenu aux assurés sociaux faisant face à des risques sanitaires et sociaux, à compenser une part des charges familiales et à couvrir la charge des prestations de soins. Des transferts financiers considérables, nécessitant des ressources et des dépenses qui dépassent aujourd'hui celles du budget de l'Etat, se sont développés. Le Comité d'histoire de la Sécurité sociale a réuni, sous la direction de M. Michel Laroque, inspecteur général des Affaires sociales et professeur associé de 1993 à 1999 à l'université de Paris I Panthéon-Sorbonne, des universitaires, des responsables et des praticiens de la protection sociale pour approfondir les étapes de la mise en place du système français de transferts sociaux. Leurs contributions, établies sous leur responsabilité, examinent notamment les difficultés auxquelles s'est heurté le développement des prélèvements sociaux dans une société capitaliste et économiquement libérale, les conditions d'élaboration des grands choix de redistribution entre assistance, prévoyance, assurances sociales, sécurité sociale d'une part, entre capitalisation et répartition, entre médecine libérale et maîtrise des dépenses de santé d'autre part, ainsi que les défis auxquels la fin des " trente glorieuses " a confronté ce système, obligeant à de multiples plans de financement et à des réformes de structure. Premier des services publics par les masses financières qu'elle brasse, la Sécurité sociale est-elle devenue un bateau ivre, menacé de sombrer par ses " trous " répétés ou une grande entreprise de mutualisation nationale qui, comme toutes les compagnies d'assurance, doit perpétuellement ajuster ses recettes et ses dépenses pour assurer son adaptation tant aux réalités économiques qu'à l'évolution des besoins sociaux ? Regarder l'histoire financière de la Sécurité sociale contribue à mieux comprendre les débats de notre temps qui prolongent des débats antérieurs largement similaires, mais parfois oubliés malgré leur résonance et les expériences qu'ils ont suscitées.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER38,00 €
