Jo est un jeune bureaucrate solitaire, mélancolique, hypocondriaque et un peu paresseux. Il mène une vie sans histoire dans un monde récemment sorti de la guerre. Il ne côtoie personne, sinon Elsa, sa voisine, jeune fille pleine de vie. Cette monotonie se brise le jour où il est arrêté par un agent du gouvernement. Pourquoi ? Personne ne semble vraiment le savoir. La vie de Jo bascule alors dans une spirale de laquelle il faut à tout prix s'extirper pour retrouver une vie terne et uniforme. Il devra se battre seul, lui qui n'y a jamais été préparé. Entre satire et vertige, Félicien Chauveau revisite Le Procès de Franz Kafka à travers une adaptation théâtrale où la bureaucratie devient cauchemar rétro-futuriste. Une plongée tête la première dans la solitude de l'homme face à la machine institutionnelle, et son combat dérisoire pour exister hors des normes, quelque part entre les couloirs de la justice et les ombres de Metropolis.
Dans cette adaptation théâtrale rétrofuturiste, à la fois libre mais respectueuse du roman de Bram Stoker, Dracula invite le spectateur à commémorer l'histoire de sa mort. Le prince des ténèbres retrace alors le récit de sa déroute, depuis sa moyenâgeuse Transylvanie jusqu'à l'ultramoderne capitale du monde occidental : Londres. C'est là, au c'ur de cette ville en plein essor industriel, que Dracula compte établir le point de départ de son funeste projet : détruire l'humanité pour en rebâtir une nouvelle selon ses conceptions. Mais c'est sans compter sur la petite coalition d'individus hauts en couleur occupant l'asile de Carfax. Ces simples mortels, en tête desquels le professeur Van Hellsing, spécialiste des sciences occultes, sont prêts à en découdre. Le plan se retourne alors contre Dracula lui-même qui devient la victime d'une société paranoïaque traquant un étranger.
Dans cette adaptation théâtrale, à la fois libre mais respectueuse du roman de James Matthew Barrie, c'est une Wendy d'un certain âge qui est au centre de l'histoire qu'elle raconte. Se replongeant dans ses souvenirs, les personnages de son passé reprennent vie sous ses yeux : ses parents et leurs problèmes d'adultes, ses frères et leurs problèmes d'enfants, et elle, au c'ur de tout ça, cherchant sa place, plus tout à fait une enfant mais pas encore une grande personne. Parmi ses évocations, il y a ce jeune garçon féerique qui apparaissait dans sa chambre : Pan. Pan les entraînera, elle et ses frères, dans son fief de Terre-Éternelle. Alors, le temps suspendra sa course et ces enfants perdus dans les méandres d'eux-mêmes quitteront pour de bon les rivages de la réalité.
Dans cette adaptation théâtrale, à la fois libre mais respectueuse du roman de François Rabelais, le spectateur est plongé dans une mise en abyme du monde du spectacle. En pleine Renaissance, Alcofribas Nasier et sa troupe de comédiens ambulants viennent à la rencontre du public pour transmettre l'histoire du grand Gargantua qui, entre l'âge de trois à cinq ans, évolue tel un enfant-roi. Son père Grandgousier prenant conscience de ses capacités intellectuelles, il décide de le faire éduquer afin qu'il devienne le géant qu'il est amené à devenir. Mais la route qui mène à la sagesse sera semée d'embûches, notamment face au tyran Picrochole. Heureusement pour Gargantua, il sera fièrement épaulé par des amis humanistes (Eudemon, Ponocrates, Frère Jean ou encore Gymnaste) qui l'aideront dans sa quête initiatique.
En 1885, Robert Louis Stevenson, auteur de L'île au trésor, enflammé par la fièvre, fait le cauchemar visionnaire qui bouleversera non seulement sa fragile existence mais aussi l'histoire de la littérature. Dans ce songe prophétique et effrayant, il voit un certain Docteur Jekyll élaborer une potion et se muer en un être répugnant : Edward Hyde, prince de la cruauté, assoiffé de plaisirs clandestins. A travers l'écriture de cette nouvelle, Robert Louis Stevenson et Fanny, son épouse, affronteront la maladie. Ils inscriront ensemble et à jamais leurs noms dans l'immortalité. L'activité sublimatoire de cet auteur génial peut (re)commencer, les membres du collectif La Machine sont là pour donner corps à sa métamorphose. Ce livre retrace également le processus créatif du spectacle, incluant les scènes coupées, les témoignages des acteurs de la troupe et les photographies des représentations.