Une histoire de la langue française se doit de retracer l'évolution phonétique, celle de la syntaxe ou du sens des mots ; mais elle doit être aussi sociologique, politique, culturelle... Ces deux aspects sont complémentaires ; pourtant ils sont d'ordinaire traités séparément. C'est pourquoi nous avons voulu donner au lecteur une somme qui les présente précisément dans leur complémentarité. On apprendra donc ici comment, par exemple, le passé simple a cessé d'être employé dans la langue parlée, ou comment on a pris valeur de nous ; mais on verra aussi que ce que nous appelons " le français " est le descendant de la langue de la chancellerie royale, " langue du roi " qui s'est imposée progressivement à toute la France, puis à des contrées géographiquement éloignées de son berceau originel. A travers sa longue histoire, la langue française a connu bien des métamorphoses. Le lecteur en trouvera le récit captivant et détaillé dans cet ouvrage de référence qui fait le point avec les méthodes actuelles sur les connaissances actuelles, et lui permettra de découvrir les liens qui unissent la langue et le vécu des francophones de toutes les époques. Jacques Chaurand (1924-2009), Professeur émérite de l'université Paris-XIII, codirecteur de la revue Le Français moderne, linguiste réputé, auteur notamment de La Langue française (collection " Que sais-je ", PUF) et de l'Introduction à l'histoire du vocabulaire français (Bordas). Autour de lui, des spécialistes reconnus chacun dans leur domaine : Serge Lusignan, Geneviève Clérico, Jean-Pierre Séguin, Robert Chaudenson, Jacques-Philippe Saint-Gérand, Jean-Marie Klinkenberg, Marie-Rose Simoni-Aurembou, Françoise Gadet, Etienne Brunet. Cet ouvrage a reçu le prix Logos en 1999.
Nombre de pages
816
Date de parution
10/01/2012
Poids
1 068g
Largeur
154mm
Plus d'informations
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EAN
9782021072389
Titre
Nouvelle histoire de la langue française
ISBN
202107238X
Auteur
Chaurand Jacques
Editeur
SEUIL
Largeur
154
Poids
1068
Date de parution
20120110
Nombre de pages
816,00 €
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Depuis les Serments de Strasbourg en 842, premier document en français, jusqu'à la situation actuelle, plus d'un millénaire de l'histoire de la langue française est ici retracé. Elle est devenue l'une des grandes langues de la culture européenne.
La langue a une histoire propre, toujours en relation avec l'histoire politique et sociale mais qui ne se confond pas avec elle. Son étude permet d'atteindre les hommes qui la parlent et qui la font évoluer. Chaque époque a laissé sa marque, fait valoir ses préoccupations et ses préférences, apporté sa part d'innovations et d'oublis. Depuis les Serments de Strasbourg en 842, premier document en français, jusqu'à la situation actuelle, plus d'un millénaire de langue française est retracé : modeste à son départ, elle a peu à peu détrôné le latin pour devenir l'une des grandes langues de culture européenne.
Quand j'écrivais Tombe en 1970 je voulais relever une tombe, et relever d'une mort vénéneuse. Je voulais désenfouir un secret et je l'enfouissais sous un texte. Je travaillais sans arrêt, je fouissais, Tombe faisait un travail de taupe. Curieusement l'écureuil, dans certains cas, fait aussi un travail de taupe. Ainsi l'Ecureuil de Tombe, citoyen américain par ailleurs, (j'en parlerai plus bas) est à moitié souterrien. Tombe voulait sortir vivant quand même d'un séjour aux Enfers et ne trouvait pas la sortie. La porte d'entrée refuse la sortie. Il faut trouver une autre porte. Tombe avait dû commencer à se frayer un texte sous le texte dès 1964 aux USA. Je voyais bien les textes se bosseler devant mes pages. Jusqu'au jour où il y eut une déchirure dans mes vies par où Tombe put lever. Mais seulement ce Tombe ou cette tombe. Ce n'est pas cela. Je voulais écrire un livre, ma langue a fourché, Tombe est né de cette fourche. Né fourchu. Double. Avec la mort en tiers. Tombe appartient dans mon ?uvre en général à l'espèce des Livres qui se sauvent, dès que je cherche à écrire ce livre, il détale devant moi. C'est peut-être moi qui fuis. Entre nous il y a fuite. Tombe pressent, préécrit le livre qui le hante, sans le savoir. Veille. Attend. Sans que je sache. Attend trente ans. En 2001 la scène de Tombe s'ouvre sur Manhattan, Lettres de la Préhistoire. Les Enfers ont longtemps voyagé.
« Philosophie » est un mot qui, souvent, fait peur. On imagine des questions terriblement compliquées, un vocabulaire énigmatique, des livres dont on ne comprend même pas le titre. Ce ne serait pas une activité pour tout le monde. On se trompe, en croyant cela.Car tout le monde s'interroge sur le sens de la vie, sur la mort, la justice, la liberté... Et chacun est capable de raisonner, d'organiser ses idées. C'est tout ce qu'il faut pour commencer à faire de la philosophie : des questions, et la capacité de réfléchir.Mais, trop vite rassuré, on risque de tomber dans un autre piège. La philosophie devient tellement simple, tellement banale qu'elle perd tout intérêt. Tout le monde ferait de la philo, comme on respire, sans même s'en rendre compte. On se trompe encore, en croyant cela.La philosophie n'est ni un casse-tête ni une activité naturelle et spontanée. On peut la pratiquer à différents niveaux, comme on fait de la musique ou du sport, en débutant ou en praticien confirmé, en amateur ou en professionnel. L'essentiel est de bien commencer...Fidèle à l'esprit de la collection « Expliqué à... », Roger-Pol Droit livre une introduction très accessible aux diverses facettes de la philosophie.
Résumé : La critique empiriste des prétentions universelles de la pensée humaine est-elle réellement fondée ? On sait que c'est le problème de Kant. Mais Quentin Meillassoux montre avec une force étonnante qu'une autre compréhension de cette critique, restée en quelque sorte dissimulée, bien que plus "naturelle", aboutit à un partage des ambitions de la pensée très différent de celui proposé par Kant. Il établit en effet qu'une seule chose est absolument nécessaire : que les lois de la nature soient contingentes. Ce noeud entièrement nouveau entre les modalités contraires installe la pensée dans un tout autre rapport à l'expérience du monde, un rapport qui défait simultanément les prétentions "nécessitantes" de la métaphysique classique, et le partage "critique" entre l'empirique et le transcendantal. Cette remarquable "critique de la Critique" est ici introduite sans fioritures, coupant vers l'essentiel dans un style particulièrement clair et démonstratif. Elle autorise à nouveau que le destin de la pensée soit l'Absolu, et non la "finitude" dans laquelle nous nous complaisons en laissant la morale, ou le "retour du religieux", servir de fictif supplément d'âme. Quentin Meillassoux est né à Paris, en 1967. Il enseigne la philosophie à l'Ecole normale supérieure (Ulm), et a également publié Le Nombre et la Sirène. Un déchiffrage du Coup de dés de Mallarmé (Fayard, 2011).