Le prestige international de Voltaire n'est pas à démontrer. Scolarité, mondanités, politique... platitudes : rares sont les analyses capables de décrire à la fois le génie et les tares du héros des Lumières. Voltaire était intolérant comme un inquisiteur, disait William Blake. Pourtant c'est toujours à son école que l'on forme la jeunesse de ce siècle : c'est donc un véritable appel que Ghislain Chaufour lance au monde de l'éducation, en même temps qu'il lui tend un outil. Ce livre entend montrer que Candide est un pamphlet contre l'amour, un conte anti-érotique (d'où le titre Candide antérot) ; et en même temps une description très ironique de la bêtise et muflerie du citoyen européen : Candide, qui se regarde comme l'innocence même, est un parfait crétin, un meurtrier et un goujat. Cette interprétation tout à fait nouvelle suit de très près le texte de Voltaire, et d'autres écrits moins lus ; elle se fonde sur les merveilleuses illustrations à la plume de Paul Klee. On y aperçoit les visages de Voltaire trop souvent occultés : l'intolérant, le furieux antisémite, le raciste enthousiaste, le haineux, le partisan de l'esclavage des Africains... Cependant, Répondant à son admiration pour le conte, Klee donne aux idées de Voltaire une compagnie sensible, toute bruissante de la voix de Voltaire, une compréhension active et un commentaire expressionniste, enfin une musique appropriée à son livret. C'est aussi la manière dont Chaufour exécute sa propre partition, où chacun reconnaîtra cette sensibilité à la misère des hommes, dont provient la puissance du conte de Candide, sa vérité et donc sa beauté. Le livre comporte les vingt-six dessins de Paul Klee pour Candide et quatre de ses étranges gravures. Il se compose d'abord d'une Situation de Paul Klee" où G. Chaufour explique comment désireux de figurer directement la beauté, Klee s'est résigné à la servir en dessinant ses ennemis. Puis nous passons à l'Etude des Images à Candide... AUTEUR Né en 1950, collaborateur de la nrf pendant une dizaine d'années (1980-1990, critique littéraire et philosophie) Ghislain Chaufour a publié aux éditions Le temps qu'il fait un livre sur Ponge, Cinq pièces faciles pour un Francis Ponge, et prépare la publication d'un Traité d'harmonie littéraire. Il a traduit Ezra Pound (Gallimard), I. Stone (Odile Jacob), Oliver Sacks (Seuil), R. L. Rubenstein (Les provinciales/Cerf) et a édité Divers Jeux rustiques de Joachim du Bellay dans la collection Poésie/Gallimard, les Psaumes pénitentiels de David et La chanson de Roland (Editions de La Différence). Ghislain Chaufour a également publié Paris-Jérusalem, un itinéraire spirituel, entretiens avec Augustin Czartorisky.
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Nombre de pages
224
Date de parution
09/07/2015
Poids
245g
Largeur
100mm
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EAN
9782912833181
Titre
CANDIDE ANTÉROT
Auteur
Chaufour Ghislain
Editeur
PROVINCIALES
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100
Poids
245
Date de parution
20150709
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224,00 €
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A la suite de Dante, avec une audace de romancier et de bagarreur, Boutang avait décidé de jouer sa propre disparition dans un roman, et d´éclairer sa vie avec la lumière crue de l´impotence et de la mort : accomplir ici même, dès à présent, ce " temps d´attente " qui nous éloigne de la béatitude.
Résumé : Après Français langue morte (Richard Millet), nous n'allions pas laisser notre pays dans l'embarras. Il fallait bien procurer d'urgence à l'immense "Titanic réputé insubmersible, en route vers le meilleur des mondes" une simple trousse de survie, d'ailleurs inscrite à notre programme depuis cinq ans : Ghislain Chaufour s'est extirpé du long confinement dans le silence harassant des machines, après un temps d'incubation extrêmement lent, pour présenter enfin au public cette Åuvre nécessaire, prodigieuse et salutaire, le Traité d'harmonie littéraire, propre à redonner à ce pays son "sentiment de la langue" apparemment perdu. "Vous n'êtes pas très productif" , lui disait Pierre Boutang, son professeur de philosophie en classe de Terminale (1968). Sans doute, comme tous les organismes complexes sensibles, Ghislain Chaufour a-t-il été lui-même touché d'abord par la "démantibulation du langage" que prévoyait Wittgenstein et l'effondrement d'un monde où toutes les notions péniblement acquises à l'école de la littérature française et de la civilisation européenne se sont trouvées brutalement mises en cause avec une force effroyable. Or il n'est pas du genre à répliquer avec des coups dans le vide : s'il attend, il vise juste et il atteint sa cible en une fois. Après un long et rigoureux effort de renseignement et de respiration, ces deux cents pages très bien ficelées parfaitement efficaces dégomment donc et déboulonnent une à une les imposantes idoles vieilles de quelques siècles qui peuvent aussi bien nous tomber dessus et nous écraser : la Science, l'Evolution, la Méthode expérimentale, le Doute plus ou moins académique, le Hasard⦠En s'attaquant vaillamment à toutes ces vieilles chimères mal embouchées il pourrait aisément passer pour une espèce de Don Quichotte, et c'est ce que disent de lui ses adversaires : "Vous exagérez beaucoupâ¦? - Oui, mais pas assez" , répondait-il à son interlocuteur à l'occasion d'un précédent livre. Or ici il n'en est rien, sa démonstration est aussi rigoureuse qu'implacable. L'Univers a-t-il pu "A se créer spontanément à partir de rien" , comme l'affirmait Stephen Hawking ? Il n'y a "rien qui ressemble à une preuve absolue" , où donc "la science moderne trouverait-elle l'ultime garantie si les mathématiques pures elles-mêmes ne la lui procurent pas, ni les expériences ? " Considérant la misère et les tribulations de l'homme peinant et existant, Chaufour retourne l'opposition entre l'Universel en majesté supposé "antérieur" mais abstrait et les singularités qui sont les vrais objets de connaissance. "Grande sottise de croire que la science consiste dans la connaissance des universaux". C'est ainsi que les mathématiques asservies au productivisme ont propagé dans "l'Etat industriel et bureaucratique" les illusions du travail mortifère. Contre ce danger extrême et celui d'être dégoûté sans remède par des professeurs ignorants, Ghislain Chaufour refuse de condamner les sens et s'étonne de la répulsion que le charnel singulier suscite chez les platoniciens, les gnostiques, les "cathares" , les idéalistes et mêmes les matérialistes de tous les temps. Il redonne la valeur de vérité aux fables : la poésie est fable capable de conseils salutaires, et non "forme" vide de sens⦠"L'ennui vient d'une déception" , et contre elle il s'agit de retrouver l'usage du libre-arbitre, authentique merveille du monde étrangère au hasard et à la nécessité. L'évolutionnisme idéologique des automates, à l'inverse, dénigre l'origine spirituelle de chaque création et du langage lui-même. En séparant le sensible de l'intelligible, et les passions de la raison, "nous avons perdu le grand art de signifier par la beauté" . Or il se trouve que ces derniers mois nous auront disposés à recevoir ces objections : nous sommes nombreux à éprouver assez distinctement la fragilité et néanmoins la capacité de nuisance des rhétoriques scientifiques, ainsi que leur impact dans l'économie réelle, sur la vraie vie et la santé en général, mais également le risque totalitaire qu'elles font courir à justifier une "dictature hygiéniste" bien difficile à domestiquer. La prise de pouvoir politique par la "Science" qui paraissait réservée à la propagande soviétique s'attaque désormais aux thérapeutes et il est de notoriété publique que les pseudo "savants" au service de l'Ordre industriel les poursuivent en justice. Ghislain Chaufour revient très raisonnablement à des fondamentaux : c'est philosophiquement qu'il remet à sa place la philosophie et naturellement qu'il redonne à la "fable" sa légitimité comme interrogation complète posée à même le monde : "A la littérature vise le concret" . C'est un fait établi que le monde est créé, tandis que "la perfection divine implique une extrême sensibilité aux malheurs des créations" . Si le christianisme greffé sur l'arbre juif "A semble ne pas encore avoir commencé" , le pugiliste s'est modernisé et ne se laisse pas impressionner ni récupérer. Véritable Gilet jaune de la métaphysique sachant donner de la gauche et de la droite, sa méthode l'apparente plutôt au bulldozer qui enfonce les portes obstinément fermées : avec beaucoup d'efficacité, le platonisme, Descartes, Kant, Hegel, Heidegger et même Jacques Monod sont délogés sous nos yeux, démasqués, laminés. Du moins théoriquement car en pratique la propagande en leur faveur va redoubler et expédier ad patres ses accusateurs et témoins dérangeants, nous le savons bien.
Résumé : Paris-Jérusalem, un itinéraire spirituel se présente sous la forme d'un entretien divisé en quatre chapitres ou séances. Ghislain Chaufour pose les questions. Augustin S., un écrivain qui préfère la discrétion d'une sorte d'anonymat - retrace ses études secondaires et universitaires. Il entend montrer à quel point l'enseignement de la République mutile la civilisation française - tranche la tête - en dissimulant ou calomniant ses origines juive et chrétienne, empêchant une authentique compréhension de ce qu'il propose pourtant. ("L'euthanasie du judaïsme est la religion morale pure assortie de l'abandon de tous les anciens dogmes..." disait Kant) Dans le deuxième chapitre Augustin dénonce l'athéisme dogmatique (qui ne veut même pas reconnaître que l'existence de Dieu est au moins possible) qui supporte et imprègne l'ensemble de la civilisation moderne appelé ici "Paris". Le chapitre suivant montre que l'athéisme n'est qu'une façade qui cache la véritable religion actuellement pratiquée, à savoir le culte du cruel Baal Moloch qui exige constamment des sacrifices humains, la destruction violente d'une partie de l'humanité. Le dernier chapitre ou entretien aperçoit à l'horizon la "Jérusalem" spirituelle, l'existence nourrie de la source juive et chrétienne, dans les dures conditions d'un milieu qui s'efforce de l'anéantir.
Résumé : William Styron, le 7e jour est le premier livre en français consacré à l'?uvre exemplaire du grand romancier tragique, américain du sud, William Styron, auteur du Choix de Sophie, d'Un lit de ténèbres, des Confessions de Nat Turner, etc., disparu en octobre 2006, bien connu des lecteurs mais étonnamment négligé par la critique. Sans le moindre recours au genre biographique, cet essai retrace l'itinéraire d'une création sans pareille, l'une des plus importantes de notre temps, et lui trouve des harmoniques dans les littératures du monde entier.
A la suite de Dante, avec une audace de romancier et de bagarreur, Boutang avait décidé de jouer sa propre disparition dans un roman, et d´éclairer sa vie avec la lumière crue de l´impotence et de la mort : accomplir ici même, dès à présent, ce " temps d´attente " qui nous éloigne de la béatitude.
Résumé : On a un peu oublié en France (l'a-t-on jamais bien su ? ) la détermination avec laquelle les Juifs ont été expulsés d'Egypte en 1956 par Gamal Abdel Nasser, le " Raïs ".
Résumé : Bat Ye'or, "fille du Nil", a consacré sa vie à étudier et à comprendre la condition des Juifs et des chrétiens sous l'Islam et elle a fait connaître les mots "dhimmi", "dhimmitude" et "Eurabia". Mais les explorations historiques ne permettent pas d'élucider les événements ni de capter leur énergie : il faut rendre compte de la vie intérieure de ceux qui provoquent ces événements ou qui les subissent et expliquer leurs relations au sein de la société. Dans Le dernier khamsin, Bat Ye'or revenait sur sa jeunesse et l'expulsion des Juifs d'Egypte par Nasser en 1956. A présent c'est la longue histoire du siècle précédent qu'elle raconte dans une grande fresque qui commence en 1818 au Caire (Al-Kahira) avec ce livre, Moïse, et s'achèvera quand débuteront les premières guerres israélo-arabes. Les conflits, les décisions vitales et politiques, les exils et les retours ne sont pas l'affaire d'une seule génération et ils ne se laissent saisir qu'à l'affût de la vie secrète des peuples.
Résumé : Après Français langue morte (Richard Millet), nous n'allions pas laisser notre pays dans l'embarras. Il fallait bien procurer d'urgence à l'immense "Titanic réputé insubmersible, en route vers le meilleur des mondes" une simple trousse de survie, d'ailleurs inscrite à notre programme depuis cinq ans : Ghislain Chaufour s'est extirpé du long confinement dans le silence harassant des machines, après un temps d'incubation extrêmement lent, pour présenter enfin au public cette Åuvre nécessaire, prodigieuse et salutaire, le Traité d'harmonie littéraire, propre à redonner à ce pays son "sentiment de la langue" apparemment perdu. "Vous n'êtes pas très productif" , lui disait Pierre Boutang, son professeur de philosophie en classe de Terminale (1968). Sans doute, comme tous les organismes complexes sensibles, Ghislain Chaufour a-t-il été lui-même touché d'abord par la "démantibulation du langage" que prévoyait Wittgenstein et l'effondrement d'un monde où toutes les notions péniblement acquises à l'école de la littérature française et de la civilisation européenne se sont trouvées brutalement mises en cause avec une force effroyable. Or il n'est pas du genre à répliquer avec des coups dans le vide : s'il attend, il vise juste et il atteint sa cible en une fois. Après un long et rigoureux effort de renseignement et de respiration, ces deux cents pages très bien ficelées parfaitement efficaces dégomment donc et déboulonnent une à une les imposantes idoles vieilles de quelques siècles qui peuvent aussi bien nous tomber dessus et nous écraser : la Science, l'Evolution, la Méthode expérimentale, le Doute plus ou moins académique, le Hasard⦠En s'attaquant vaillamment à toutes ces vieilles chimères mal embouchées il pourrait aisément passer pour une espèce de Don Quichotte, et c'est ce que disent de lui ses adversaires : "Vous exagérez beaucoupâ¦? - Oui, mais pas assez" , répondait-il à son interlocuteur à l'occasion d'un précédent livre. Or ici il n'en est rien, sa démonstration est aussi rigoureuse qu'implacable. L'Univers a-t-il pu "A se créer spontanément à partir de rien" , comme l'affirmait Stephen Hawking ? Il n'y a "rien qui ressemble à une preuve absolue" , où donc "la science moderne trouverait-elle l'ultime garantie si les mathématiques pures elles-mêmes ne la lui procurent pas, ni les expériences ? " Considérant la misère et les tribulations de l'homme peinant et existant, Chaufour retourne l'opposition entre l'Universel en majesté supposé "antérieur" mais abstrait et les singularités qui sont les vrais objets de connaissance. "Grande sottise de croire que la science consiste dans la connaissance des universaux". C'est ainsi que les mathématiques asservies au productivisme ont propagé dans "l'Etat industriel et bureaucratique" les illusions du travail mortifère. Contre ce danger extrême et celui d'être dégoûté sans remède par des professeurs ignorants, Ghislain Chaufour refuse de condamner les sens et s'étonne de la répulsion que le charnel singulier suscite chez les platoniciens, les gnostiques, les "cathares" , les idéalistes et mêmes les matérialistes de tous les temps. Il redonne la valeur de vérité aux fables : la poésie est fable capable de conseils salutaires, et non "forme" vide de sens⦠"L'ennui vient d'une déception" , et contre elle il s'agit de retrouver l'usage du libre-arbitre, authentique merveille du monde étrangère au hasard et à la nécessité. L'évolutionnisme idéologique des automates, à l'inverse, dénigre l'origine spirituelle de chaque création et du langage lui-même. En séparant le sensible de l'intelligible, et les passions de la raison, "nous avons perdu le grand art de signifier par la beauté" . Or il se trouve que ces derniers mois nous auront disposés à recevoir ces objections : nous sommes nombreux à éprouver assez distinctement la fragilité et néanmoins la capacité de nuisance des rhétoriques scientifiques, ainsi que leur impact dans l'économie réelle, sur la vraie vie et la santé en général, mais également le risque totalitaire qu'elles font courir à justifier une "dictature hygiéniste" bien difficile à domestiquer. La prise de pouvoir politique par la "Science" qui paraissait réservée à la propagande soviétique s'attaque désormais aux thérapeutes et il est de notoriété publique que les pseudo "savants" au service de l'Ordre industriel les poursuivent en justice. Ghislain Chaufour revient très raisonnablement à des fondamentaux : c'est philosophiquement qu'il remet à sa place la philosophie et naturellement qu'il redonne à la "fable" sa légitimité comme interrogation complète posée à même le monde : "A la littérature vise le concret" . C'est un fait établi que le monde est créé, tandis que "la perfection divine implique une extrême sensibilité aux malheurs des créations" . Si le christianisme greffé sur l'arbre juif "A semble ne pas encore avoir commencé" , le pugiliste s'est modernisé et ne se laisse pas impressionner ni récupérer. Véritable Gilet jaune de la métaphysique sachant donner de la gauche et de la droite, sa méthode l'apparente plutôt au bulldozer qui enfonce les portes obstinément fermées : avec beaucoup d'efficacité, le platonisme, Descartes, Kant, Hegel, Heidegger et même Jacques Monod sont délogés sous nos yeux, démasqués, laminés. Du moins théoriquement car en pratique la propagande en leur faveur va redoubler et expédier ad patres ses accusateurs et témoins dérangeants, nous le savons bien.