Intrigantes, séduisantes, les histoires de Jean-Philippe Toussaint mettent en scène des héros décalés, des velléitaires qui savent très bien ce qu'ils veulent (qu'on leur fiche la paix), des êtres à la fois fragiles et résistants, pris entre le désir et l'impossibilité d'être tout à fait normaux, oscillant entre angoisse et plénitude, bref des gens comme vous et moi. Portrait continu d'un artiste sans oeuvre mais toujours, semble- t'il, sur le point de créer, l'oeuvre de Toussaint fait largement appel à l'humour dans sa description du monde et dans sa réflexion sur elle-même : elle a su s'imposer auprès d'un large public et des critiques les plus attentifs aux évolutions de la prose contemporaine. Les Vérités de Jean Philippe Toussaint est un ouvrage collectif ; il se propose de traverser en tous sens l'oeuvre littéraire de Toussaint pour en éclairer les enjeux.
Nombre de pages
266
Date de parution
02/06/2016
Poids
484g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782862726786
Titre
VERITES DE JEAN PHILIPPE TOUSSAINT
Auteur
Chaudier Stéphane
Editeur
PU SAINT ETIENN
Largeur
160
Poids
484
Date de parution
20160602
Nombre de pages
266,00 €
Disponibilité
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Plus encore qu'à une riche et féconde intertextualité biblique, maintes fois étudiée, c'est à l'analyse du langage de la religion vocabulaire, phraséologie, métaphores que se consacre le présent ouvrage. Le texte de Proust ne cesse en effet de se construire de la phrase à la page, de la page au chapitre, du chapitre à l'?uvre en ajoutant à la polyphonie romanesque profane une partition inattendue. Elle transforme l'?uvre de Proust en un opéra sacré, tour à tour burlesque et sublime, où se répondent, sans jamais se fondre harmonieusement, des discours religieux discordants. Emprunts à la Bible, à la théologie catholique, clichés littéraires, fragments de discours historiques, sociologiques ou ethnologiques cités par le texte ludiquement encyclopédique de la Recherche, tous ces matériaux ayant le religieux pour objet forment un ensemble discursif dont la cohérence déroutante demande à être appréhendée par une métaphore oxymorique : la cathédrale profane. Détournés de leur fonction première, ces discours religieux sont en effet assumés, parodiés ou pervertis par l'énonciation profane de la cathédrale proustienne. D'inspiration stylistique, cet ouvrage fait appel aux diverses disciplines de la linguistique textuelle pour proposer une lecture de l'ensemble de l'?uvre de Proust. Ses thèmes principaux l'art, l'amour, l'inversion, la mondanité tirent un nouvel éclairage de l'étude des discours paradoxalement religieux qui les commente. Ainsi se dégage au fil du texte la figure moderne d'un écrivain athée mais passionné par la question religieuse, et désireux de se laisser interroger par une foi qu'il ne partage pas.
LA référence pour le sujet de XXe siècle des agrégations de Lettres Traitant de l'oeuvre du siècle dernier au programme des agrégations externes et internes de Lettres classiques et de Lettres modernes, l'ouvrage propose tous les éléments nécessaires à la réussite du candidat. Comme tous les Clefs-concours de Lettres modernes, l'ouvrage est structuré en quatre parties : Repères : le contexte historique et littéraire ; Problématiques : comprendre les enjeux de l'oeuvre ; Le travail du texte : questions de langue, stylistique et de grammaire ; Outils : pour retrouver rapidement une définition ou une référence
A la suite de la réforme de Benoît d'Aniane (816), le clergé était régulièrement partagé en trois groupes : les moines, les chanoines et les religieuses. Pour les hommes il y avait ceux qui se coupaient du monde, les moines, et ceux qui y demeuraient, les clercs et les chanoines; les premiers pouvaient rester laïcs, les seconds recevaient les ordres de la cléricature, notamment le diaconat puis la prêtrise. Toutefois le partage n'était pas entièrement satisfaisant, car certains chanoines voulaient eux aussi mener une vie placée sous le signe d'une règle, comme les moines, et suivre le régime des Apôtres, marqué par une vie commune et l'absence de propriété personnelle. Au début du XIe siècle, à l'instigation de la communauté religieuse de Saint-Ruf, près d'Avignon, un mouvement se développa dans cette direction et, en 1092, le pape Urbain II en vint à soutenir les chanoines qui adoptaient une règle nouvelle, dite de saint Augustin, distincte de celle de saint Benoît de Nursie. Ainsi se trouvait créée une catégorie de religieux intermédiaire entre les moines et les chanoines. Le sixième colloque international du CERCOR, dont les actes sont publiés ici, leur a été entièrement consacré. Il comprend deux groupes de communications : le premier s'attache à la définition des chanoines réguliers face aux moines et aux chanoines séculiers et à l'étude de leur spécificité en matière de liturgie, d'enseignement, d'accueil des pauvres et des femmes, d'ouverture aux laïcs ; le second examine l'expansion des chanoines réguliers dans certains pays (France, Empire, Italie, Espagne, Grande-Bretagne).