L'effacé. Capitalisme et effacement dans les Manuscrits de 44 de Karl Marx
Chaton Anne-James
SENS ET TONKA
13,00 €
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EAN :9782845341081
Propriété privée, travail, capital, ouvrier et capitaliste, prix et profit: que disent ces mots? Qu'expriment-ils des hommes, de leur rapports sociaux et de leurs liens avec le monde? Que les individus en usent pour décrire leur réalité personnelle et collective, cela ne va pas de soi. Cette langue de l'économie qu'ils parlent quand ils veulent de l'objet et de leur activité, de l'autre homme, dire l'essentiel, elle ne leur est pas innée. Ils l'ont apprise. Ils ont appris à dire marchandise, plutôt qu'objet, travail au lieu d'activité, propriété privée pour désigner une étendue de terre. Pour ces hommes, l'autre sens possible de ces mots s'est effacé. L'autre, voilà aussi ce qui s'annonce avec l'effacé. Autant dire qu'au moment où nous le nommons, il aura déjà disparu. Il a été, voilà notre seule certitude. A.-J. Chaton livre, ici, une nouvelle lecture des fameux "Manuscrits" dits de 1844 du jeune Marx (Karl).
Nombre de pages
163
Date de parution
25/05/2005
Poids
176g
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EAN
9782845341081
Titre
L'effacé. Capitalisme et effacement dans les Manuscrits de 44 de Karl Marx
Auteur
Chaton Anne-James
Editeur
SENS ET TONKA
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0
Poids
176
Date de parution
20050525
Nombre de pages
163,00 €
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Elle reproche aux habitants de l'immeuble de l'espionner. Elle révèle des matières. Elle fait surgir des formes. Elle façonne des idées. Elle se fait tout voler. (...) Elle doit fuir. Elle retournera à Paris. Elle y a des amis. Elle part pour la Suisse. Elle est arrêtée à la frontière. Elle n'a pas de papiers. (...) Elle est de retour à New York. Elle danse. Elle parle. Elle choque. Elle a dû écourter son programme. Elle fait le bilan. Elle a perdu beaucoup d'argent. (...) Elle soupçonne quelque chose. Elle ne lui fait pas confiance. Elle se méfie de cette Mary. Elle tourne autour de John. Elle lui plaît. Elle n'est pas la seule." Derrière ce "Elle" à identités multiples se cachent treize destins de femmes ayant marqué l'imaginaire du XXe siècle. Les vies de ces célébrités anonymes, saisies au plus près de leur quotidien, se chevauchent en une biographie sans temps mort qui réinvente l'épopée de notre modernité.
S'il avait étudié la météorologie, s'il avait appris la langue Maori, s'il avait été moins gourmand, s'il avait lu Herman Melville, s'il avait suivi des cours de secourisme, s'il avait su chanter, s'iI avait évité les navires battant pavillons anglais, s'il avait pris au sérieux les menaces de Fletcher Christian, s'il avait entrepris une psychothérapie, lui et ses équipages seraient rentrés à bon port.
- Ca venait d'où ? - Ils l'ont tué. - Vous avez-vu d'où ça venait ? - Il y a un canon de fusil là-haut. - Je ne vois rien. - Où ? - La fenêtre ouverte là-haut. - Le canon de fusil, à la deuxième fenêtre en partant du haut du côté droit".
De quelle espèce les Anglais descendent-ils ? Pourquoi les Allemands arrivent-ils toujours en retard à un rendez-vous ? Les Chinois sont-ils aussi sages qu'ils veulent bien le dire ? Est-il vrai que les Irakiens parlent exclusivement en usant de métaphores ? Les Français auraient-ils oublié leurs bonnes manières ? A toutes ces questions, et bien d'autres, Populations répond sans détour.
Cet essai explore une relation entre certaines formes d'architecture et les expériences totalitaires de notre siècle. Collusion art et politique? Il sonde les profondeurs, les connivences, les avatars des dirigeants dans l'oeuvre de domination. Il marque d'emblée une distance à l'égard des stratégies de dissociation ou de disjonction entre ces deux ordres de phénomènes, liant la volonté esthétique et la volonté politique.Miguel Abensour a choisi l'emblématique totalitarisme nazi incarné par deux hommes, Hitler et Speer, exemple de la tragédie du "siècle" passé, mais sirène à laquelle notre actuel siècle n'est pas insensible. Il laisse en filigranes d'autres totalitarismes aux résolutions esthétiques semblables. N. Abensour, par un regard attentif sur le passé, pointe en réalité, cruellement, notre présent.Ne nous faudrait-il pas "lire" certaines architectures actuelles, totalitarisme certes dilué mais bien présent, selon son analyse?Ce qui nous permettrait de mieux comprendre la relation contemporaine de la volonté esthétique (culture) et la volonté politique (économie) comme nouvelle domination par des "monstres" architecturaux, par des monuments idéologiques sidérant. Ici on réapprend la portée politique d'un jeu plastique, d'une révérence esthétique. [H.T.]Miguel Abensour (né en 1939) est un philosophe français, spécialiste de philosophie politique. Il est professeur émérite de philosophie politique à l'Université Paris VII - Denis - Diderot et ancien président du Collège international de philosophie. Il a participé aux revues Textures, Libre et Tumultes. Directeur de la collection "Critique de la politique" aux éditions Payot depuis 1974, il a notamment contribué à la réception de la pensée de l'École de Francfort en France.Dans ses ouvrages et ses nombreux articles, il cherche à concilier l'idée de démocratie, conçue comme "démocratie contre l'État", avec l'idée d'utopie.