Parmi les châteaux français de la Renaissance, Chambord occupe une place à part. Initialement conçu par François Ier pour abriter les séjours de chasse de ses familiers, puis transformé par étapes en une immense résidence, Chambord est aussi une création d'avant-garde d'une étonnante audace. " Passionné d'architecture " au dire de ses contemporains, le roi avait décidé d'éblouir le monde par un chef-d'?uvre qui porterait au firmament son image de monarque éclairé et conférerait à son royaume le prestige artistique qui lui manquait encore. On peut dire qu'il y a parfaitement réussi. D'un point de vue plus strictement architectural, Chambord est une tentative passionnante de faire fusionner deux univers artistiques. Il est tout à la fois une sorte de château de Vincennes " revisité " et une ambitieuse adaptation à l'architecture civile du plan centré de Saint-Pierre de Rome. À la tradition médiévale, il emprunte son donjon et ses énormes tours circulaires, aux architectes italiens d'avant-garde - à Bramante, en particulier - son plan en croix grecque, tandis qu'au centre le très célèbre escalier développe sa double spirale. Mais Chambord, qu'un auteur vénitien du XVIe siècle compare au palais de la fée Morgane, est aussi profondément empreint du merveilleux médiéval. Depuis sa création, visiteurs et poètes n'ont cessé de vanter sa " magie ". Magie du site forestier et marécageux - le parc est également une création de François Ier qui cache au visiteur jusqu'au dernier moment la gigantesque masse de pierre et d'ardoises. Magie de l'escalier, invisible de l'extérieur, que l'on découvre seulement après avoir franchi la porte du donjon, au fond d'un long espace étrangement éclairé par une lumière venant d'on ne sait où. Magie des deux montées imbriquées l'une dans l'autre, que l'on peut gravir en se parlant, en s'apercevant, mais sans jamais se rencontrer. Magie enfin des terrasses sommitales, sorte de village suspendu aux toits démesurés dont la fantaisie débridée tranche avec la rigueur des parties basses. Comment a été conçue cette ?uvre magnifique et étrange dont le roi a inlassablement modifié les dispositions jusqu'à sa mort en 1547 ? Quelle a été la part de Léonard de Vinci, dont la grande ombre semble planer sur cette étourdissante composition ? Quelle a été celle du roi lui-même, de son " architecteur " Dominique de Cortone et des maîtres français qui ont interprété, repensé et traduit dans la pierre des suggestions venues d'ailleurs ? Comment les successeurs de François Ier ont-ils complété, restauré, négligé, transformé, mis en péril et sauvé l'édifice et son site ? Le propos de ce livre est de suivre au fil du temps les épisodes de cette longue histoire. Histoire d'une architecture, mais aussi histoire d'un lieu et des hommes qui s'y sont succédé au cours des siècles pour l'amener jusqu'à nous.
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Nombre de pages
280
Date de parution
17/10/2001
Poids
2 320g
Largeur
255mm
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EAN
9782858226603
Auteur
Chatenet Monique
Editeur
PATRIMOINE
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255
Date de parution
20011017
Nombre de pages
280,00 €
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Préface de Jean Guillaume. Monographie monumentale : le château de Madrid, élevé par François 1er autour de 1520-1530, est resté jusqu'à sa destruction en 1792 un édifice prestigieux, monument signalé aux visiteurs de la capitale, à cause de son décor céramique comme une curiosité à ne pas manquer.
Résumé : De tout temps, la campagne, synonyme de repos, de salubrité et d'intimité, a exercé sa séduction sur les- citadins, et la construction de maisons "aux champs" a accompagné la croissance urbaine. Le phénomène propre à la Renaissance tient à la manière dont, dans l'Italie du Quattrocento, l'idéal de l'Antiquité revisitée s'empare de la vie à la campagne et de et de Pétrarque rend à l'otium ses lettres de noblesse. Dans quelle mesure le concept de la villa italienne s'est-il diffusé dans l'Europe de la Renaissance ? Quels en furent les intermédiaires? Alors que le phénomène livresque impressionne par son ampleur, l'architecture construite reste volontiers attachée aux usages locaux. De plus, une différence fondamentale touchant l'ordre social divise les nations. Dans les pays où l'élite aristocratique aime habiter hors des villes, le développement de la maison de campagne des citadins vient interférer avec celui du château, siège de la seigneurie, signe de noblesse. Il en résulte une série de produits mixtes où la tentation de "vivre noblement" dans des châteaux en réduction vient contrarier la séduction des majestueuses villas gravées par Palladio.
Chambord témoigne des deux passions d'un tout jeune roi, François Ier : la chasse et l'architecture. Cet ouvrage, tout en retraçant les grandes étapes de la construction et de l'aménagement du château, est un véritable guide qui accompagne le visiteur pas à pas dans sa visite. De nombreux plans et illustrations en couleurs permettent de se repérer et de comprendre les clés de cette vaste construction, compromis savant entre le château fort français traditionnel et les principes novateurs élaborés par les architectes de la Renaissance italienne et que les rois de France venaient de découvrir au cours des récentes guerres d'Italie. Mais Chambord n'est pas qu'un château : l'immense domaine de plus de 5 000 hectares et délimité par un mur de 32 kilomètres abrite de nombreuses espèces qui en font l'une des plus prestigieuses réserves nationales de chasse et de faune sauvage. Ce guide permet aussi d'en découvrir tous les aspects.
Résumé : Parmi les châteaux français de la Renaissance, Chambord occupe une place à part. Initialement conçu par François le pour abriter les séjours de chasse de ses familiers, puis transformé par étapes en une immense résidence, Chambord est aussi une création d'avant-garde d'une étonnante audace. "Passionné d'architecture" au dire de ses contemporains, le roi avait décidé d'éblouir le monde par un chef-d'oeuvre qui porterait au firmament son image de monarque éclairé et conférerait à son royaume le prestige artistique qui lui manquait encore. On peut dire qu'il y a parfaitement réussi. D'un point de vue plus strictement architectural, Chambord est une tentative passionnante de faire fusionner deux univers artistiques. Il est tout à la fois une sorte de château de Vincennes "revisité" et une ambitieuse adaptation à l'architecture civile du plan centré de Saint-Pierre de Rome. A la tradition médiévale, il emprunte son donjon et ses énormes tours circulaires, aux architectes italiens d'avant-garde - à Bramante, en particulier-son plan en croix grecque, tandis qu'au centre le très célèbre escalier développe sa double spirale. Mais Chambord, qu'un auteur vénitien du XVIe siècle compare au palais de la fée Morgane, est aussi profondément empreint du merveilleux médiéval. Depuis sa création, visiteurs et poètes n'ont cessé de vanter sa "magie". Magie du site forestier et marécageux - le parc est également une création de François 1er - qui cache au visiteur jusqu'au dernier moment la gigantesque masse de pierre et d'ardoises. Magie de l'escalier, invisible de l'extérieur, que l'on découvre seulement après avoir franchi la porte du donjon, au fond d'un long espace étrangement éclairé par une lumière venant d'on ne sait où. Magie des deux montées imbriquées l'une dans l'autre, que l'on peut gravir en se parlant, en s'apercevant, mais sans jamais se rencontrer. Magie enfin des terrasses sommitales, sorte de village suspendu aux toits démesurés dont la fantaisie débridée tranche avec la rigueur des parties basses. Comment a été conçue cette oeuvre magnifique et étrange dont le roi a inlassablement modifié les dispositions jusqu'à sa mort en 1547 ? Quelle a été la part de Léonard de Vinci, dont la grande ombre semble planer sur cette étourdissante composition ? Quelle a été celle du roi lui-même, de son "architecteur" Dominique de Cortone et des maîtres français qui ont interprété, repensé et traduit dans la pierre des suggestions venues d'ailleurs ? Comment les successeurs de François 1er ont-ils complété, restauré, négligé, transformé, mis en péril et sauvé l'édifice et son site ? Le propos de ce livre est de suivre au fil du temps les épisodes de cette longue histoire. Histoire d'une architecture, mais aussi histoire d'un lieu et des hommes qui s'y sont succédé au cours des siècles pour l'amener jusqu'à nous.
Avis aux enquêteurs en herbe ! De Carnac au Mont-Saint-Michel, un inquiétant cavalier tout droit sorti d'anciennes légendes sème la pagaille... Nouria, Julia et Gabin, les trois amis en mission pour les monuments nationaux, perceront-ils le mystère qui l'entoure ? Peut-être, mais ils auront besoin de ton aide ! Alors qu'ils sont en mission à Carnac, Julia, Nouria et Gabin croisent la route d'Azenor : cette vieille dame a reçu la visite d'un terrifiant cavalier monté sur un cheval jaune, un fantôme des légendes bretonnes qui lui a volé un précieux cahier... Les trois amis s'improvisent enquêteurs, et, alors qu'ils cherchent à découvrir qui se cache derrière cette apparition fabuleuse, ils se retrouvent sur la piste d'un trésor oublié. C'est le début d'une enquête mouvementée qui leur fera traverser la Bretagne des mégalithes et les mènera même jusqu'au Mont-Saint-Michel. Cette aventure est bien plus qu'une simple fiction : elle s'inscrit pleinement dans la mission pédagogique du Centre des monuments nationaux. A travers cette enquête, les jeunes lecteurs sont invités à explorer le patrimoine sous un angle ludique et immersif, à percer les mystères de ces lieux chargés d'histoire et à en comprendre les enjeux de préservation et de transmission. Une manière originale et captivante d'éveiller la curiosité et d'encourager la découverte du patrimoine national.
Avis aux enquêteurs en herbe ! A Paris, les responsables de grands monuments sont visés par un mystérieux personnage tout de rouge vêtu. Nouria, Julia et Gabin, le jeune trio d'enquêteurs férus de patrimoine, perceront-ils le mystère qui l'entoure ? Peut-être, mais ils auront besoin de ton aide ! Après leur aventure en Bretagne, c'est à Paris que se retrouvent les trois jeunes recrues au service des monuments nationaux. Alors que Julia, Nouria et Gabin commencent un projet de podcast, les responsables de plusieurs grands monuments de la capitale tombent mystérieusement malade... Leur point commun ? Ils ont tous aperçu une silhouette vêtue de rouge avant de s'évanouir. Il n'en faut pas plus aux intrépides compagnons pour se lancer dans une nouvelle enquête ! Cette aventure est bien plus qu'une simple fiction : elle s'inscrit pleinement dans la mission pédagogique du Centre des monuments nationaux. A travers cette enquête, les jeunes lecteurs sont invités à explorer le patrimoine sous un angle ludique et immersif, à percer les mystères de ces lieux chargés d'histoire et à en comprendre les enjeux de préservation et de transmission. Une manière originale et captivante d'éveiller la curiosité et d'encourager la découverte du patrimoine national.
Fleuron de la collection, Architecture, méthode et vocabulaire de Jean-Marie Pérouse de Montclos fait autorité en la matière, depuis sa première édition en 1972. Unique au monde, il fait aujourd?hui l?objet d?une nouvelle édition avec un texte revu et enrichi par l?auteur. Une iconographie généreusement augmentée et ouverte à la couleur permet d?établir une relation étroite entre le texte et l?image, tandis que l?appareil de notes précise les références historiques et bibliographiques. Plus de 1 200 illustrations figurent les quelque 1 200 termes d?architecture définis dans les 3 grands chapitres de l?ouvrage: le premier étant dédié au vocabulaire général (de la représentation à la construction), le suivant décomposant les différentes parties d?un édifice (de ses fondations au décor en passant par les baies, les couvertures, les escaliers, etc.) et le dernier s?attachant aux spécificités des édifices suivant leur typologie (religieux, public, militaire, etc.).
Le label " Jardins remarquables ", créé par le ministère de la Culture en 2004, s'est exporté depuis quelques années en Belgique. Ce label récompense les parcs et jardins dont la composition, l'entretien et l'intérêt historique, botanique ou encore esthétique garantissent la qualité. Depuis 2020, 21 parcs et jardins wallons ont été labellisés par l'association " Parcs et jardins de Wallonie ". Parcs de châteaux ou domaine classé, jardins d'abbaye ou jardins privés, tous sont ouverts au public et présentent un intérêt culturel, esthétique, historique ou botanique. Parmi eux, l'Archéoparc de Rochefort-Malagne et ses jardins et potagers inspirés de l'Antiquité ; le Domaine du Bocage - Quintessence dont les parcs aux arbres centenaires entourent les bâtiments d'une ancienne brasserie de style néo-classique ; le Fruiticum de l'Abbaye de la Ramée ; le Jardin concours de roses nouvelles qui accueille chaque année le Concours International de Roses Nouvelles du Roeulx, créé par Benoit Friart en 1963 ; le Parc du Château de Modave et ses jardins à la française ; ou encore les Jardins d'eau d'Annevoie où, depuis 250 ans, la nature anime, sans machinerie, des jeux d'eaux uniques...