Le souffle du plein air. Histoire d'un projet pédagogique et architectural novateur (1904-1952)
Châtelet Anne-Marie
METISPRESSES
32,00 €
Épuisé
EAN :9782940406173
Créée en 1904 dans une pinède sablonneuse de Berlin, l'école de la forêt ou école de plein air connut un succès fulgurant. Dix ans plus tard, il y en existait des centaines de l'Allemagne au Japon en passant par les Etats-Unis et l'Australie. Aujourd'hui, on les compte sur les doigts. L'école de plein air fut imaginée par un médecin et un éducateur comme un établissement de prévention de la tuberculose, destiné aux enfants fragiles des quartiers populaires. Elle disparut au fil de l'éradication de la maladie. Par son utilité sociale et sa marginalité institutionnelle, elle a été un lieu d'expériences et d'innovations pédagogiques et architecturales. Plusieurs édifices remarquables sont nés de son développement, comme l'école de plein air d'Amsterdam de Jan Duiker ou celle de Suresnes d'Eugène Beaudouin et Marcel Lods. En nous offrant ici la première synthèse de l'histoire internationale du mouvement des écoles de plein air, Anne-Marie Châtelet dévoile les fils culturels, programmatiques et techniques qui situent ces bâtiments scolaires emblématiques dans le débat sur l'architecture moderne, le renouveau de la pédagogie et les progrès de la médecine et de l'hygiène. Elle écrit ainsi un chapitre fascinant de l'histoire du rapport de l'homme avec la nature au XXe siècle.
Nombre de pages
397
Date de parution
01/11/2011
Poids
845g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782940406173
Titre
Le souffle du plein air. Histoire d'un projet pédagogique et architectural novateur (1904-1952)
Auteur
Châtelet Anne-Marie
Editeur
METISPRESSES
Largeur
170
Poids
845
Date de parution
20111101
Nombre de pages
397,00 €
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Résumé : Conçus autour de 1900 dans le sillage du rationalisme constructif, les écoles et les lycées sont trente ans plus tard aux avant-postes de la modernité. Pourtant, à partir de 1914, la guerre engendre un temps d'arrêt plus long que la seule durée du conflit La décennie qui lui succède est celle d'une atonie de la construction, mais on assiste pendant cette période à la maturation d'idées nouvelles. Dans quelle mesure le développement du béton armé, l'essor de l'enseignement technique, le mouvement de l'Education nouvelle ou celui des écoles de plein air ont-ils transformé ces édifices ? Ce sont les questions qui traversent cet exposé de projets et de réalisations, des moins connues aux plus célébrées, du lycée de garçons d'Henri Ebrard à Nice à l'école de plein air d'Eugène Beaudouin et Marcel Lods à Suresnes, en passant par l'école professionnelle de Paul Guadet à Besançon...
L'école primaire gratuite, obligatoire et laïque, figure au premier rang des oeuvres de la IIIe République. Elle est l'aboutissement d'une évolution qui a traversé tout le XIXe siècle et provoqué un essor de l'architecture scolaire. Cet ouvrage lui est entièrement consacré. Il décrit comment les dispositions des édifices, de leur plan à leur ameublement, ont été peu à peu définies. Puis il examine de plus près le cas parisien, abordant l'intervention municipale sous l'angle de la politique foncière. Il s'achève par l'analyse des centaines de bâtiments construits à Paris entre 1870 et 1914. Ainsi s'explique l'air de parenté que partagent ces "écoles Jules-Ferry", leur façon d'exprimer l'idée de la République au point d'être aujourd'hui comprises comme des "édifices républicains".
L'histoire des écoles de plein air se situe au carrefour de l'histoire de l'école, de l'enfance, de la médecine, de l'architecture et de la ville. Cette institution naît avec le XXe siècle. Destinée à des enfants pré-tuberculeux, elle s'ouvre ensuite à d'autres publics : enfants affaiblis, atteints de déficiences physiques ou mentales, enfants des quartiers populaires. Des pédagogues novateurs rejoignent les médecins pour concevoir une institution qui associe une pédagogie particulière, des soins spécifiques et une alimentation rationnelle. Des architectes multiplient les projets et réalisent plusieurs bâtiments emblématiques, comme l'école de plein air d'Amsterdam de J. Duiker ou celle de Suresnes de E. Beaudouin et M. Lods. Ces écoles apparaissent, à travers les dix pays européens ici évoqués, comme un laboratoire pédagogique, un lieu de développement de la médecine préventive, un instrument d'une politique municipale de l'enfance et un espace d'innovation architecturale.
De nombreux auteurs ont mis au jour les conditions qui ont conduit à penser autrement la ville au tournant des années 1900: un savoir qui se forme au carrefour de plusieurs disciplines, l?adoption de nouvelles méthodes de gestion par les personnels administratifs, la création de nouveaux cadreslégislatifs, les actions d?un milieu réformateur qui conduisent au renouvellement des pratiques et du métier. Mais, très peu d?entre eux se sont intéressés aux dispositifs matériels par lesquels s?est élaborée une pensée, se sont formés des concepts et se sont légitimées des démarches. Enrico Chapel s?attache à l?un d?entre eux: la statistique graphique. En suivant une approche sociohistorique, il montre que l?urbanisme naît de deux fascinations: celle du désordre urbain, étroitement lié à l?essor de la ville industrielle et des échanges capitalistes, et celle du nombre. L?auteur montre que la statistique graphique devient un outil incontournable pour nombre d?architectes au nom d?une analyse exacte, voire scientifique du phénomène urbain, ainsi que la condition de possibilité d?un projet spatial qui se veut objectif et prédictif à la fois.
Résumé : Aldo Rossi, personnalité éminente de l'histoire de l'architecture, a été le premier à évoquer l'atmosphère de " suspension " propre à l'architecture. Can Onaner ambitionne à travers cet ouvrage d'énoncer le concept de suspens comme un nouveau modèle théorique et pratique et comme l'emblème de tout projet architectural inquiet de sa pérennité. Cette recherche touche une dimension particulièrement controversée de l'architecture contemporaine, laquelle voit, depuis quelques années, s'accroître la création de formes monolithiques étranges, hors d'échelles, coupées de leurs contextes physiques et temporels, comme suspendues dans le temps et dans l'espace. Cette volonté de créer une architecture " absolue " et " autonome " peut-elle être qualifiée de simple phénomène de mode, ou est-ce une tendance plus profonde ?
Le projet de la ville et du territoire est producteur de connaissance. Il peut être considéré comme une "forme de recherche" spécifique qui se construit avec des outils et à travers des opérations qui lui sont propres. Telle est la thèse soutenue dans ce livre. Le projet traverse des territoires aussi bien physiques que conceptuels. Il contient, manipule, produit des concepts. Il décrit, révèle les processus d'individualisation, reconnaît des situations, fait émerger des possibilités. Dans la réflexion sur la ville, le projet pense le futur et en assume l'irruption. Les territoires de l'urbanisme offre au lecteur une introduction éclairante aux outils conceptuels essentiels qui guident l'approche projectuelle du territoire. Présentés et discutés à partir de leur genèse tout au long du 20e siècle, ces outils sont également l'objet d'expérimentations directes sur sept "Territoires" dont la présentation vient rythmer les chapitres théoriques. Une réflexion sur le statut épistémologique du projet est aujourd'hui devenue indispensable si l'on veut surmonter la crise de l'expertise et combattre la marginalisation et la simplification qui frappe la pratique de l'architecture et de l'urbanisme. Cet ouvrage souligne ainsi la nécessité de repenser le rôle social de ces pratiques et d'élaborer, de nouveau, une vision critique du monde.