L'Age d'Or du manuscrit à peintures en France au temps de Charles VI et Les Heures du Maréchal Bouci
Châtelet Albert
FATON
89,00 €
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EAN :9782878440409
Les quarante-deux années du règne de Charles VI (1380-1422) sont des années singulièrement contrastées. Jusqu'au désastre d'Azincourt, en 1415, la guerre franco-anglaise semble le plus souvent endormie et s'il ne rôdait pas, un peu partout, des hommes de main dés?uvrés, recherchant rapine et violence faute de pouvoir servir un chef de guerre, elle marquerait fort peu le pays. Elle devait être, cependant, relayée brutalement, à partir de 1407, par des combats franco-français opposant, après l'assassinat du duc d'Orléans, les factions rivales des Armagnacs et des Bourguignons. Jusque-là pourtant, et même encore après ce drame, la cour royale et les suites des ducs mènent une vie de faste. Les fêtes se multiplient, les vêtements se font de plus en plus riches, les princes royaux acquièrent des ?uvres d'art de toutes sortes. De tout cela bien peu a survécu : quelques rares tableaux, si isolés que l'on saisit difficilement leur réelle importance, mais les tapisseries et les objets d'art ont presque complètement disparu. Une seule expression artistique de ce temps nous est parvenue en quantité appréciable : la miniature. Les livres précieux, enrichis d'un décor somptueux, l'enluminure, et d'illustrations, les miniatures, sont des attributs de la puissance de leurs propriétaires. Ceux que nous conservons nous donnent un aperçu de la richesse de l'entourage royal. Ils nous apportent surtout un témoignage particulièrement impressionnant d'une très riche production picturale, favorisée par les commandes des grands personnages. Dans leurs folios s'élabore un art nouveau dont l'essor sera brutalement interrompu, dans les dernières années du règne, par les crises politique et financières. Le Livre d'Heures du Maréchal Boucicaut, conservé au musée Jacquemart-André à Paris, est un des plus beaux exemples des manuscrits à peintures de ce temps et fait l'objet, dans la deuxième partie du volume, d'une étude détaillée accompagnant la reproduction en couleurs de toutes ses miniatures.
Nombre de pages
340
Date de parution
21/03/2000
Poids
2 692g
Largeur
243mm
Plus d'informations
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EAN
9782878440409
Titre
L'Age d'Or du manuscrit à peintures en France au temps de Charles VI et Les Heures du Maréchal Bouci
Auteur
Châtelet Albert
Editeur
FATON
Largeur
243
Poids
2692
Date de parution
20000321
Nombre de pages
340,00 €
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Résumé : L'année 1999 marque le sixième centenaire de la naissance du peintre Rogier van der Weyden, originaire de Tournai, où il était appelé Rogier de le Pasture. A défaut d'une grande exposition, ce qui fut exclu en raison de la fragilité de ses ?uvres, toujours peintes sur bois, l'on peut enfin revisiter son ?uvre grâce à cet ouvrage. Celui-ci permet de trouver dans d'excellentes reproductions des peintures célèbres, comme la Déposition de croix du Prado, le Polyptyque du jugement dernier de Beaune, les triptyques du musée de Berlin ou le Triptyque Braque du musée du Louvre, mais aussi des moins connus, comme l'impressionnant Diptyque de la crucifixion du musée de Philadelphie. La personnalité et les créations de Rogier van der Weyden ont fait l'objet de diverses polémiques. L'étude présentée propose une interprétation qui se fonde aussi bien sur les sources historiques que sur les résultats de l'examen des peintures avec les procédés scientifiques modernes. Elle dégage l'originalité des créations du maître dans le milieu des Primitifs flamands, entre son premier maître à Tournai, Robert Campin, et son contemporain, Jan van Eyck. Cette étude établit, sur des bases nouvelles, la chronologie de sa production. Elle fait apparaître l'originalité de son inspiration religieuse. A la fin de l'ouvrage un catalogue sommaire de l'?uvre du peintre et de son atelier est suivi d'une biographie et d'une bibliographie raisonnée.
Résumé : C'est en 1904, à l'occasion de l'importante exposition des Primitifs français, que fut rassemblé autour du célèbre triptyque conservé à la cathédrale de Moulins, l'?uvre d'un artiste dénommé provisoirement Maître de Moulins. Son activité peut être essentiellement située sous le règne de Charles VIII, et ses principaux commanditaires ont été les ducs de Bourbon. La personnalité de ce peintre n'a pas cessé d'intriguer depuis lors et son identité a suscité diverses hypothèses. On a longtemps cru qu'il pourrait ne faire qu'un avec Jean Perréal dont on peut suivre la carrière auprès de trois rois, Charles VIII, Louis XII et François Ier. Plus récemment, on a préféré l'identifier avec un mystérieux peintre, Jean Hay, dont on ne connaît qu'un seul tableau certain. Mais aussi bien des différences de style que des documents récemment découverts excluent également cette proposition. Une enquête minutieuse a montré que l'artiste ne peut être que le peintre et peintre-verrier lyonnais Jean Prévost, dont l'activité est attestée de 1471 à 1497, comme cela avait été avancé naguère, mais sans retenir l'attention. Si son premier chef-d'?uvre est peint pour le cardinal Jean Rolin, évêque d'Autun (Autun, musée Rolin), il a successivement travaillé pour le cardinal de Bourbon et pour ses frères les ducs Jean II et Pierre II de Bourbon. Il ne s'est pas cantonné à la peinture sur panneau, mais a réalisé des vitraux pour la cathédrale de Moulins et donné des cartons de tapisserie. Jean Prévost domine de sa personnalité la production picturale lyonnaise de la fin du XVe siècle, encore trop peu connue. C'est pourtant un moment où la ville rhodanienne est souvent le lieu de résidence provisoire de la cour royale dont la présence a favorisé l'activité artistique en un moment où Paris est le plus souvent délaissé. L'étude ici présentée situe la production du maître dans son milieu, établit la chronologie de son développement et en montre les procédés d'exécution grâce aux réflectogrammes à l'infrarouge réalisés par une équipe de recherche scientifique néerlandaise dans le cadre du projet Mol'Art.
Le célèbre retable de Gand, l'Agneau mystique, achevé le 6 mai 1432 et conservé aujourd'hui à l'église Saint-Bavon pour laquelle il avait été conçu, est bien connu. On sait qu'il a été réalisé par deux frères, tous deux peintres, Hubert et Jan van Eyck. Leur part réciproque dans cette oeuvre a suscité de nombreuses hypothèses et leur vie est mal connue. Le présent ouvrage propose des réponses à ces questions et présente cet ensemble majeur en offrant une analyse de sa signification comme de son style appuyée sur une très large illustration. Il cherche à montrer ce qu'ont pu être les débuts de ses créateurs, dans le cadre de la miniature parisienne du début du XVe siècle, et le développement que le cadet des deux artistes, Jan, a pu donner, après la mort de son aîné, d'une vision picturale nouvelle marquée par un réalisme raffiné et servie par un métier éblouissant. Le volume permet d'approcher à la fois des peintures très connues et des oeuvres plus rares. En complément d'un exposé présentant la vie et les productions des deux peintres, des annexes réunissent les documents sur lesquels s'est appuyée la recherche et un catalogue des oeuvres qui expose sommairement les différentes hypothèses qu'elles ont pu suggérer et leurs caractères matériels. C'est la première étude d'ensemble depuis les publications de James Weale (1908), de Ludwig Baldass (1952) et d'Elisabeth Dhanens (1980) qui, par des analyses méthodiques des documents et des oeuvres, peut apporter beaucoup de données nouvelles. Un aperçu de l'oeuvre des deux seuls disciples que Jan van Eyck a pu avoir, Lambert van Alpas, alias Albert van Ouwater, et Jean de Pestivien, est également présenté.
L'exposition Art et diplomatie. Les oeuvres japonaises du Château de Fontainebleau (1862- 1864) sera inaugurée dans les salles du château lors du Festival de l'histoire de l'art le 5 juin 2020 et restera visible jusqu'au 6 juillet 2020. Elle présentera au public des cadeaux diplomatiques offerts par l'avant-dernier Shôgun Iemochi à Napoléon III, lors de deux ambassades japonaises en 1862 et 1864. Un temps exposé et admiré, cet ensemble d'oeuvres d'art a par la suite été rangé dans les réserves du château et progressivement oublié. L'exposition sera l'occasion de les redécouvrir. Les ambassades itinérantes de 1862 et 1864 avaient pour ambition de sonder les intentions des gouvernements européens et de tenter de renégocier les traités dits inégaux qui venaient d'être signés à la suite de l'ouverture forcée du Japon par le Commodore Perry en 1854. Le Japon, par son inscription dans le monde sinisé, avait une grande expérience de l'art d'offrir des cadeaux. C'est donc en s'appuyant sur cette tradition qu'il envoie en France des peintures, des objets en laque et dans d'autres matières. Les archives diplomatiques japonaises nous renseignent sur le soin qui a présidé au choix des oeuvres et sur le processus de fabrication et comment elles ont parfois été adaptées au goût occidental. Ces présents doivent avant tout permettre au Japon de manifester son prestige sur la scène internationale. Mais leur présence au Château de Fontainebleau s'inscrit aussi dans la grande tradition du goût des élites européennes pour l'art de l'Asie orientale, à la veille de l'éclosion du japonisme. A la croisée de deux univers, cette exposition donne ainsi vie à un ensemble d'oeuvres au statut particulier, situées à une période de transition où le Japon fait ses premiers pas sur la scène internationale. Elle est le résultat de découvertes faites par une équipe de chercheurs et conservateurs français et japonais.
Comment soupçonner, en visitant aujourd'hui le domaine de Chantilly, qu'une des plus grandes orangeries de la France des XVIIe et XVIIIe siècles, édifiée par Jules Hardouin-Mansart, et son parterre, luxuriant et enchanteur, dessiné par André Le Nôtre, comblaient les sens aiguisés des visiteurs ? Ce bâtiment, né en 1683 de la volonté de l'illustre Grand Condé et de son fils, Henri-Jules, fut durant plus d'un siècle, et jusqu'à sa démolition en 1799, une insolente intrusion exotique en terre picarde. Le présent ouvrage, sur un sujet totalement inédit, s'appuie sur l'étude récente d'archives ainsi que sur l'analyse des plans et de l'iconographie connus. Il restitue à la fois l'existence et le fonctionnement d'un lieu prestigieux, à l'image des princes de Condé, et les trésors de savoir déployés à Chantilly pour y cultiver orangers et autres arbustes délicats.
John Singer Sargent (Florence, 1856 - Londres, 1925) est, avec James McNeill Whistler, l'artiste américain le plus célèbre de sa génération et sans doute l'un des plus grands peintres du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Adulé aux Etats-Unis (son portrait de Madame X est considéré comme la Joconde de la collection d'art américain du Metropolitan Museum of Art à New York), il est aussi célébré au Royaume-Uni où il a effectué la majeure partie de sa carrière. En France, cependant, son nom et son oeuvre restent très largement méconnus, ce que l'exposition du musée d'Orsay à l'automne 2025 espère changer.