C'était le souhait d'André Chastel de réunir en un volume tous les textes qu'il avait écrits pendant trente ans sur Andrea Palladio (Padoue, 1508-Vicence, 1580), l'un des plus grands architectes de la Renaissance. Aujourd'hui, l'on connaît les principes théoriques de ce grand maître de la synthèse des classicismes grec et romain par son traité publié en 1570, I Quattro Libri, et ses nombreuses réalisations, palais, villas qui surgissent dans le paysage comme des "fabriques conçues par un peintre humaniste", églises, toujours visibles à Vicence, à Venise et dans les alentours de ces villes. Dans sa préface, le professeur Renato Cevese, membre du comité scientifique du Centre Palladio de Vicence, rappelle à quel point André Chastel avait à la fois compris et magistralement expliqué, dans ses différents écrits, le génie inventif de Palladio, en particulier dans son fameux "Nu" de Palladio, où il traite de "l'effet de lumineuse blancheur" auquel, pour des raisons explicites, Palladio tenait tant". Ces dix textes forment à la fois un ensemble rendant compte des idées de Chastel sur Palladio et l'architecture de la Renaissance, et une excellente introduction à l'oeuvre d'un des plus célèbres architectes de tous les temps.
Nombre de pages
168
Date de parution
23/01/1996
Poids
373g
Largeur
161mm
Plus d'informations
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EAN
9782070741724
Titre
Palladiana
Auteur
Chastel André
Editeur
GALLIMARD
Largeur
161
Poids
373
Date de parution
19960123
Nombre de pages
168,00 €
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La tradition voulait que le Sac de Rome marque le passage, en Italie, de la Haute Renaissance au Baroque. En décortiquant l'événement avec plus de précision, André Chastel montre au contraire que ce que le sac a brisé, c'est la première naissance du Maniérisme et que, dans la réparation et le recommencement, débute, après le sac, l'art de la Contre-Réforme.
On trouvera dans ce recueil les héros, les comparses, les historiens, les problèmes du présent, tels qu'ils apparaissent dans la suite ininterrompue des manifestations et des événements, dans le flux de l'actualité mouvante. Bref : le monde de l'art saisi, au sens propre, à travers le quotidien. De Baudelaire, Berenson et Focillon à Kandinsky, Klee et Picasso.
Par une péripétie dont il faut souligner l'importance, l'Etat tendait à devenir non certes le moteur unique, mais le plus spectaculaire de l'activité artistique. Et la convention commença à s'établir de tout rapporter à la volonté et à la gloire du monarque. Ce qui surprend, en fin de compte, c'est moins l'ambition de la "politique culturelle" que sa réussite. La refonte sérieuse des modèles, l'extension du même registre formel à tous les domaines - mobilier, intérieurs, espaces extérieurs - et, pour finir, la perfection des métiers amenant l'apparition de quelques-uns des plus étonnants et des plus beaux objets du monde. Une dépense inouïe d'énergie dans une sorte de cadre fixe. Cela s'accomplit en dépit des courants hostiles et dura en dépit de l'usure des formules. On n'avait jamais rien vu de tel.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.