Les journaux, dans leurs dernières éditions, faisaient déjà leur deuil d'Isaac Sidel. Les drapeaux de la mairie étaient en berne. L'inspecteur principal préparait les funérailles. Il y aurait un grand défilé. Isaac aurait droit aux salves de canon et aux magnifiques chevaux noirs. Aucun autre commish ne s'était fait descendre de cette manière... Cela faisait dix heures qu'Isaac se trouvait sur le billard... Il était censé mourir. Mais il ne mourut pas... " Qui a voulu tuer le commissaire Sidel ? Est-ce Maria Montalban, qui avec ses " filles ", prostituées, travestis et autres, est accusée de voler les cantines scolaires et de faire du trafic de drogue ? Mais Maria est assassiné. Est-ce Sal Rubino, un vieil ennemi, qui a demandé à Caroll, le principal adjoint d'Isaac, de descendre son patron ? Il y a aussi une jolie millionnaire, un enquêteur turc, un chef d'orchestre, un patron de la Mafia, qu'on pourrait tous soupçonner...
Nombre de pages
382
Date de parution
27/08/1996
Poids
190g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782070401086
Titre
Les filles de Maria
Auteur
Charyn Jerome
Editeur
FOLIO
Largeur
108
Poids
190
Date de parution
19960827
Nombre de pages
382,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Il y avait une fois un vieil homme avec un ver dans le ventre. Le ver aimait grignoter. Le vieil homme devait s'empoigner, comme s'il voulait s'arracher les entrailles. Il s'était mis à dégager une odeur épouvantable. Il ne pensait pas souvent à changer de pantalon. Il ne se rasait qu'une fois par semaine. Il nourrissait son ver dans une gargote grecque au coin de la Huitième Avenue et de la Quarante-cinquième. Il mangeait des salades et du pain blanc. Sur quoi, cédant à ses envies, il se traînait jusqu'à la Neuvième Avenue pour son cappuccino. C'était une faiblesse qu'il avait. Le café fort et le lait fumant. Le café était mauvais pour son ver, dont les mille petites pinces s'accrochaient aux intestins du vieil homme, qui chancelait sur le trottoir en bredouillant " Merde, putain, Dieu, ou toutes les insanités qui lui passaient par la tête. Il évitait le café pendant cinq ou six jours. Puis ne pouvait plus s'empêcher. "
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys