CULTURE ECRITE ET SOCIETE. L'ordre des livres (XIVème - XVIIIème siècle)
Chartier Roger
ALBIN MICHEL
20,85 €
Épuisé
EAN :9782226087010
Découvrir les processus en ?uvre dans l'histoire du livre et, plus largement, dans les pratiques de l'écrit, repérer comment et pourquoi ils se transforment, telle est la tâche que s'est fixée Roger Chartier à travers des enquêtes qui ont renouvelé l'approche historique des pratiques culturelles. Roger Chartier, directeur d'études à l'EHESS, met en lumière les discontinuités d'un " ordre des livres " dans lequel est pris l' " ordre du discours " analysé par Michel Foucault : l'invention de l'auteur, les transformations matérielles qui gouvernent les transmissions des textes et des savoirs, les multiples scènes sur lesquelles jouent les protecteurs princiers, les auteurs, les éditeurs-librairies, mais aussi les lecteurs. Loin d'être un océan sans rivages, le monde de l'écrit a des bornes, des règles, des territoires, des techniques, qui changent au rythme des sociétés. Aujourd'hui, les mutations qui bouleversent l'univers de l'écrit obéissent à des lois souvent indéchiffrables. En conduisant son lecteur à voyager sur cinq siècles, Roger Chartier permet de prendre une distance salutaire avec les débats actuels. Sa vision sans nostalgie ni utopisme plaide pour une histoire capable de mettre en perspective les transformations du présent dans l'ordre des livres et d'échapper aux limites purement sociologiques ou purement formelles des ?uvres.
Nombre de pages
241
Date de parution
29/08/1996
Poids
357g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782226087010
Titre
CULTURE ECRITE ET SOCIETE. L'ordre des livres (XIVème - XVIIIème siècle)
Auteur
Chartier Roger
Editeur
ALBIN MICHEL
Largeur
145
Poids
357
Date de parution
19960829
Nombre de pages
241,00 €
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Historien, Roger Chartier est né en 1945. Il est spécialiste de l'histoire du livre, de l?édition etde la lecture. Depuis 2006, il est professeur au Collège de France, titulaire de la chaire « Ecrits et cultures dans l'Europe moderne ». Il anime également l?émission Les Lundis de l'Histoire sur France Culture.
Résumé : Tout comme l'histoire, la littérature est attachée à la résurrection des morts. Souffle inspiré de l'épopée, minutie narrative et descriptive du roman historique, ou bien réincarnation des acteurs de l'histoire sur la scène du théâtre - certaines ouvres de fiction donnent au passé une présence souvent plus forte que celle proposée par les livres des historiens. Mais Roger Chartier nous met en garde : lorsqu'il les lit, l'historien ne doit jamais oublier l'historicité de ces oeuvres et leur mode de circulation. Si le XVIIIe siècle fonde la littérature sur l'individualisation de l'écriture, l'originalité des oeuvres et le sacre de l'écrivain, il n'en allait pas du tout de même auparavant : fréquence de l'écriture en collaboration, réemploi d'histoires déjà racontées, lieux communs partagés, formules répétées, ou encore, continuelles révisions et continuations de textes jamais clos. C'est dans ce paradigme de l'écriture de fiction que Shakespeare a composé ses pièces et que Cervantès a écrit Don Quichotte, à une époque de faible reconnaissance de l'écrivain comme tel : ses manuscrits ne méritaient pas conservation, ses ouvres n'étaient pas sa propriété et ses livres, dans leur matérialité (ponctuation, divisions internes, paragraphes, etc. qui en fixaient le sens), étaient d'abord l'ouvre des correcteurs, des typographes et de l'imprimeur. Lecteur des textes littéraires, l'historien se doit plus que jamais de savoir faire la part entre la main de l'auteur et l'esprit de l'imprimeur.
Après Gutenberg, toute la culture d'Occident se trouve transformée par la possibilité de reproduire l'écrit plus vite et moins cher. De là, un changement d'échelle dans la circulation des textes, présents dans l'intimité comme sur la place publique, maniés pour la foi ou le plaisir, le savoir ou le pouvoir. De là, également, des pratiques inédites, des habitudes neuves qui constituent une véritable "culture de l'imprimé". Elle est au coeur de ce livre qui s'attache aux plus humbles des produits des presses (du placard au livret), aux plus répandus des genres typographiques (la vie de saint, le livre d'heures, l'occasionnel, le livre bleu), aux plus communes des lectures. Inscrits dans le rituel religieux, supports de la polémique politique ou de l'exhibition du pouvoir, porteurs d'histoires édifiantes ou terrifiantes, ces objets imprimés, où l'image souvent accompagne le texte, dont la lecture souvent est faite à haute voix, habitent durablement la culture du plus grand nombre. C'est leurs emplois multiples, entre le temps des incunables et celui du journal quotidien, que cet ouvrage tente de comprendre.
Entre science et fiction, l'histoire chemine "au bord de la falaise". Selon quels critères peut-elle être tenue pour une reconstruction valide de la réalité passée, sachant que le respect des règles traditionnelles n'est plus une garantie suffisante? Convaincu que la fameuse "crise" de l'histoire constitue non pas une impasse, mais un appel pressant à la refondation, Roger Chartier éclaire, dans un dialogue constant avec les autres sciences humaines, et par sa relecture des oeuvres de Michel de Certeau, Michel Foucault ou Louis Marin, l'intention de vérité qui traverse le propos des historiens. Depuis la première édition de ce livre en 1998, de nouvelles questions ont surgi, qui obligent à reformuler nos certitudes et inquiétudes. Dans une postface inédite, R. Chartier s'interroge sur l'actuelle compétition entre histoire, mémoire et fiction qui, toutes trois, revendiquent la capacité à représenter le passé. Mais une certitude s'impose: les historiens ont une tâche et une responsabilité propres, celle de comprendre et donner à comprendre l'articulation des différentes temporalités qui font que le présent est ce qu'il est, à la fois héritage et rupture, inertie et invention.
Un roman noir, malaisant, addictif qui nous emmène dans le quotidien des circassiens à travers les choix de Tony, un jeune gadjo qui fuit un père violent et alcoolique. Très vite fasciné par les fauves, il veut les approcher et les dompter. L’autrice interroge sur les rapports de force, les blessures intérieures, les héritages inconscients, la colère, la passion, l’amitié et l’impatience. Une lecture à la fois suffocante et envoûtante, elle ne laisse pas de répit. Un récit qui happe, fascine, bouleverse, et questionne jusqu’à un final explosif. « Nous, les hommes, on a beau paraître civilisé, on est comme eux : des bêtes sauvages et impatientes, enclines à la violence. »