Manifeste pour une géographie environnementale. Géographie, écologie et politique
Chartier Denis ; Rodary Estienne
SCIENCES PO
24,99 €
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EAN :9782724618402
La géographie française s'est toujours refusée à aborder la question écologique sous un angle véritablement politique. Pourtant, devant les crises environnementales qui se multiplient et face au spectre de l'écolo-scepticisme qui hante la pensée politique française, la géographie peut et doit se refonder. Ce Manifeste pour une géographie environnementale marque une volonté collective de dépasser les pratiques individualisées pour interroger la place épistémologique et politique d'une géographie confrontée à l'irruption de l'environnement. Il aborde l'histoire de la discipline dans ses relations aux politiques de la nature, développe des comparaisons internationales, notamment avec la political ecology, et introduit les grands domaines d'investigation d'une géographie à l'appareillage conceptuel renouvelé par les politiques de l'Anthropocène. Il montre que les géographes doivent abandonner une position surplombante pour accepter que leur discipline soit transformée par l'environnement, seul moyen pour elle d'être scientifiquement et politiquement pertinente dans le monde d'aujourd'hui.
Nombre de pages
439
Date de parution
25/01/2016
Poids
527g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782724618402
Titre
Manifeste pour une géographie environnementale. Géographie, écologie et politique
Auteur
Chartier Denis ; Rodary Estienne
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
140
Poids
527
Date de parution
20160125
Nombre de pages
439,00 €
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Diderot vient de recevoir de Mme Geoffrin une somptueuse robe de chambre écarlate : " A présent, j'ai l'air d'un riche fainéant ", écrit-il, et ce cadeau est l'occasion d'une méditation sur le luxe et son bon ou mauvais usage, et sur l'habit, qui fait ou ne fait pas le moine. Tout autant que sa nouvelle robe de chambre, un autre cadeau, un tableau de Joseph Vernet accroché à son mur, avait frappé ses visiteurs. Or c'est précisément l'?uvre du peintre qu'au mois d'août 1767 Diderot admire au Salon qui se tient au Louvre. Et tout à coup, sans préavis, il suppose qu'il a quitté Paris pour des montagnesproches de la mer : le souffle coupé, il s'enthousiasme pour ce spectacle de la nature et le commente devant l'abbé précepteur qui l'accompagne dans sa promenade. Ecrits peu après le Salon de 1767 qui accueille la Promenade Vernet, les Regrets seront intégrés au Salon de 1769 - mais, en dépit de la chronologie, ils constituent bien pour nous une introduction à la pensée plus ample que l'évocation de Vernet fait naître sous la plume de Diderot. Au-delà de la question du beau, c'est de l'art et de la vie sociale qu'il traite ici en philosophe et ce que les Regrets sur ma vieille robe et chambre affirment en un bref et brillant fragment de tonalité familière, la Promenade nous le fait retrouver dans une méditation admirablement réglée et souveraine.
Essai Nous sommes dans un pays démocratique, où l'on vote, et les candidats sont là, ils sont arrivés dans l'isoloir, ils nous posent la terrible question : lequel d'entre nous ? Oui mais... Comment sortir du cycle infernal des promesses systématiquement non tenues après chaque élection au plus haut niveau ? Comment s'assurer de la compétence de la personne prochainement élue pour faire avancer notre pays ? Comment pouvoir faire confiance au nom inscrit sur le bulletin de vote choisi dans l'isoloir ? Le narrateur se pose, entre autres, toutes ces questions et n'a qu'une réponse : il doit changer de comportement, choisir autrement, et devenir un nouvel électeur qui s'est défini une série de valeurs importantes et une sorte de grille d'embauche pour recruter les plus hauts serviteurs du pays. Il ne veut plus avaler systématiquement toutes ces analyses, ces présentations partisanes et ces sondages qui n'ont pas fait leurs preuves. Il a ses valeurs, il dit comment s'en servir, et dans son isoloir il réclame un bon éclairage pour apprécier quel candidat est le plus en ligne avec elles.
Ce numéro a pour thème la fabrique du besoin éducatif qui accompagne le développement de politiques éducatives visant l'accessibilisation des systèmes scolaires. Il associe l'institutionnalisation de cette notion à la redéfinition du rôle de l'élève et de l'enseignant liée à des politiques éducatives promouvant l'efficacité du l'institution scolaire. Il porte par ailleurs le regard sur le rôle joué par la généralisation de dispositifs de soutien ciblant les élèves à risque d'échec scolaire. Il s'intéresse enfin aux conventions développées par les acteurs de l'école pour mettre en sens et en scène les principes revendiqués par l'école inclusive tels que la différentiation pédagogique ou les pratiques collaboratives.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.
La crise des réfugiés qui secoue l'espace européen depuis 2015 a mis en lumière l'incapacité des institutions politiques à fournir des réponses satisfaisantes à tous les profils de migrants. Fruits de globalisations contradictoires, les flux migratoires s'accélèrent à travers le monde. Alors même que des frontières se ferment et que des murs s'érigent, les catégories de migrants et de réfugiés se brouillent, les pays de départ deviennent pays de transit et d'accueil et inversement, le contenu de la citoyenneté se diversifie, l'expression d'un droit à la mobilité des personnes émerge partout dans le monde. Réel enjeu planétaire, longtemps oubliées des grandes questions mondiales, les migrations transforment et affectent les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des Etats. Elles disent surtout l'urgence d'une diplomatie nouvelle intégrant leur gouvernance mondiale et régionale.