Une grande puissance peur en cacher une autre. Plus encore que la Chine, c'est l'Inde qui change la donne économique mondiale. Et pour cause : elle mise d'emblée sur l'exportation de services à haute valeur ajoutée, qui étaient jusqu'alors l'exclusivité des pays développés. L'Inde empiète sur notre domaine réservé : la matière grise. Et le secret de son succès spectaculaire, c'est, tout simplement, l'inégalité. Au coeur d'un pays pauvre, les brillants ingénieurs indiens peuvent vivre comme des nababs avec un salaire qui, une fois converti en euros, ne pèse pourtant pas lourd. Résultat, les emplois qualifiés se créent par centaines de milliers dans une Inde métamorphosée en eldorado. Pour la middle class indienne éduquée, la mondialisation est une chance historique. Comme Lakshmi Mittal, leur héros, des millions de jeunes Indiens ambitieux rêvent maintenant de partir à l'assaut de notre monde. Or, ce qui se joue ici dépasse l'économie. Sans nous en rendre compte, nous importons, en même temps que les logiciels conçus à New Delhi ou Bangalore, les caractéristiques de la société indienne : l'élitisme et les inégalités. Deux ingrédients explosifs pour une société française attachée aux vertus de l'égalité et aux acquis sociaux. Entre les Indiens et nous, la mondialisation crée un conflit inédit. Il est temps pour la France de se poser la question de l'Inde.Eve Charrin est journaliste. Elle a vécu trois ans en Inde et publie régulièrement sur des sujets économiques et internationaux.
Nombre de pages
327
Date de parution
03/10/2007
Poids
399g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782246713814
Titre
L'Inde à l'assaut du monde
Auteur
Charrin Eve
Editeur
GRASSET
Largeur
140
Poids
399
Date de parution
20071003
Nombre de pages
327,00 €
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Une grande puissance peut en cacher une autre. Plus encore que la Chine, c'est l'Inde qui change la donne économique mondiale. Forte de bataillons d'informaticiens, consultants et autres cols blancs ultra- diplômés, elle mise d'emblée sur l'exportation de services à haute valeur ajoutée. L'Inde empiète donc sur ce que nous considérions, bien imprudemment, comme notre domaine réservé: la matière grise. Et le secret de son succès spectaculaire, c'est, tout simplement l'inégalité, déjà inscrite dans le système des castes. Au coeur d'un pays pauvre, les brillants ingénieurs indiens peuvent vivre comme des nababs avec un salaire qui, une fois converti en euros, ne pèse pourtant pas lourd. Résultat, les emplois qualifiés se créent par centaines de milliers dans une Inde métamorphosée en eldorado. Comme Lakshmi Mittal, leur héros, des millions de jeunes Indiens ambitieux rêvent maintenant de partir à l'assaut de notre inonde. Pour la middle class indienne éduquée, la mondialisation est une chance historique. Un optimisme que les classes moyennes des pays développés ne peuvent partager. Parce que sans nous en rendre compte, nous importons, en même temps que les logiciels conçus à New Delhi ou Bangalore, les caractéristiques de la société indienne: l'élitisme et les inégalités. Ce qui se joue ici dépasse l'économie. Entre les Indiens et nous, la mondialisation crée un conflit inédit. Il est temps pour la France de se poser la question de l'Inde.
Journaliste, Eve Charrin a écrit dans la presse économique, dans la revue Esprit et dans La Quinzaine littéraire. Elle a vécu trois ans à New Delhi et publié chez Grasset L'Inde à l'assaut du monde (repris en poche dans la collection "Pluriel").
Journaliste de gauche dans la presse de droite, rêveuse dans un monde de flux tendus, la narratrice raconte le travail quand il se fait piège. Elle voulait écrire dans le journal, elle découvre que le journal (ou le capital) lui impose sa langue. La voilà réduite aux réticences, aux révoltes secrètes d'une vie à contrecoeur. Dans ce piège, nous sommes nombreux aujourd'hui à être pris. Comment en sortir ? Déjà, le décrire. A la première personne.
A l'heure du réchauffement climatique, peut-on détruire des jardins ouvriers pour y installer un spa et un solarium ? La réponse semble évidente et pourtant, pendant plusieurs années, un tel projet a mobilisé des élus locaux et des équipes municipales. Eve Charrin se donne ici pour mission de comprendre et de démêler les mécanismes aveugles qui ont failli recouvrir de béton des jardins verdoyants, situés à proximité du périphérique parisien. Au fil de son récit, jardiniers en colère, militants déterminés, responsables institutionnels ambivalents prennent chair sous nos yeux. Une narration alerte et sensible qui offre une critique éclairée d'un projet d'artificialisation des sols comme il en existe de nombreux sur nos territoires.
Ce qui se produit sous nos yeux n’est pas une simple accélération du progrès des sciences et des techniques comme nous en avons connue dans le passé mais d’une tout autre nature. La métamorphose à l’œuvre, que nous ne pouvons ni empêcher ni ralentir mais que nous pourrions encore orienter si l’on parvient à en saisir vraiment la singularité, déterminera la place de l’homme dans l’univers et l’avenir de l’espèce humaine.Le présent essai synthétise et analyse les principaux vecteurs de cette métamorphose : l’Intelligence artificielle générative ; les biotechnologies et le génie génétique ; les énergies renouvelables et le dérèglement climatique.Il existe une inadéquation croissante entre l’accélération exponentielle des progrès de la science et la manière dont nos sociétés humaines sont gouvernées. Nous ne parvenons pas à nous détacher de la vision ancienne de nous-même et de l’Autre : nous nous percevons encore comme des « tribus » distinctes et rivales alors que cette vision est obsolète, inopérante et dangereuse.Serons-nous capables d’élaborer un nouvel universalisme et un nouveau récit fondateur pour l’espèce humaine ? De piloter notre métamorphose pour la détourner à notre profit plutôt que de la laisser nous marginaliser, puis nous anéantir ...Cette question, la plus cruciale de tout l’histoire humaine, sera tranchée avant le milieu de ce siècle…
J’aurais aimé qu’on se souvienne de ce livre pour l’inventivité de ses images, l’intensité des émotions qu’il suscite et l’oscillation permanente entre l’horreur et le rire effroyable de Jonas Dorléon qui fuit son pays. Je crains malheureusement qu’on s’en souviendra plutôt comme étant le premier livre qui interroge l’utilisation de l’Intelligence Artificielle en littérature, et comme exemple inédit d’un auteur lynché et évincé du prix Goncourt sur base d’accusations non prouvées.
Le récit d’Evan Gershkovich, correspondant américain arrêté en Russie pour espionnage en mars 2023, est l’un des livres politiques les plus attendus de l’année à travers le monde.Né aux États-Unis, de parents juifs soviétiques ayant fui l’URSS, Gershkovich grandit entre deux mondes avant de s’installer à Moscou en 2017 pour y devenir journaliste. Fasciné par une Russie hantée par ses grandeurs passées aussi bien que son héritage totalitaire, il couvre pendant des années la dérive autoritaire du régime de Vladimir Poutine. Son arrestation, digne d’un roman d’espionnage, puis son emprisonnement le transforment en instrument géopolitique, au péril de sa vie.Récit d’une incarcération d'environ 500 jours, son témoignage dépasse pourtant l’univers carcéral. Mêlant mémoire familiale et reportage, Gershkovich raconte la vie quotidienne dans la Russie contemporaine – les codes, la langue, les valeurs et les ambiguïtés d’un pays qu’il aime profondément malgré la violence de son pouvoir. Même emprisonné dans la tristement célèbre prison de Lefortovo, il continue d’observer, d’écouter et de raconter, restant attentif aux éclats d’humanité qui surgissent dans l’amitié ou l’humour. Puis arrive le temps des négociations et de sa libération, grâce à une tractation menée par les plus hautes sphères du pouvoir…Écrit dans la grande tradition du journalisme narratif américain, This Cursed Beautiful Land impressionne autant par sa force documentaire que par la qualité exceptionnelle de sa prose. Un texte hors du commun signé par l’une des grandes figures contemporaines de la liberté d’expression.Traduit de l’anglais (États-Unis) par Johan-Frédérik Hek-Guedj
« De lui, je n'ai vu que quelques photos, celles qu'il partage sur le net. Mais il n'en dit pas beaucoup sur sa vie; j'imagine une histoire folle? Et si tout cela était trop parfait pour être vrai? Si son profil n'était qu'un masque? Pourtant, sur chaque photo, j'ai l'impression que ses yeux me sourient? »