Pourtant ses contemporains comme la postérité se sont emparés de lui, pour le peindre tantôt en libérateur de l'Europe, tantôt comme responsable d'avoir semé les ferments de haine qui vont germer pendant deux siècles dans la conscience européenne. Ou encore pour célébrer le fondateur d'un Etat moderne, s'accabler des soixante batailles livrées et des milliers de morts couchés, s'émouvoir devant les cinq dernières années passées à sculpter le monument de sa légende, à l'autre bout du monde. Napoléon était tout cela à la fois, mais il ne se laissait enfermer dans aucun personnage. Louis Chardigny traque la véritable personnalité d'un homme déifié par la légende, à travers son comportement quotidien et ses rapports avec les autres. L'auteur a mis au service de l'érudition son sens très vif du quotidien, de l'événement, de l'humain. Il nous fait vivre partout aux côtés de l'Empereur. Il nous le montre dans l'austérité de son Cabinet où, inlassable tâcheron du pouvoir, il mène de front son combat pour un ordre nouveau et pour une Europe illusoire, son immense travail de propagande, ses préparatifs de campagne et ses démêlés avec sa famille. Nous suivons Napoléon en voyage et à la guerre aussi bien que dans sa cour étincelante et glacée, ou dans l'intimité de sa vie privée. Et soudain Napoléon s'humanise, tour à tour timide, insolent, génial, rêveur, grossier, désemparé, dévoré par les siens, faisant et défaisant les rois, jouant les marieuses, en proie à d'étranges faiblesses, sujet à de curieuses erreurs de jugement. Ce n'est plus le Jupiter tonnant, mais un homme pétri de contradictions, plus doué et plus ambitieux que les autres, mais tout aussi fragile.
Nombre de pages
440
Date de parution
07/01/2010
Poids
548g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782262032036
Titre
L'homme Napoléon
Auteur
Chardigny Louis
Editeur
PERRIN
Largeur
155
Poids
548
Date de parution
20100107
Nombre de pages
440,00 €
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Les maréchaux de Napoléon appartiennent à la grande épopée guerrière des années 1804-1815. Pour beaucoup, leur gloire et leur fortune ont été intimement liées à la Révolution française et à l?Empire. Vingt-six généraux fidèles à l?Empereur accèderont à cette dignité; la plupart de leurs noms nous sont encore familiers: Augereau, Bernadotte, Berthier, Bessières, Brune, Davout, Gouvion-Saint-Cyr, Grouchy, Jourdan, Kellermann, Lannes, Lefebvre, Macdonald, Marmont, Masséna, Moncey, Mortier, Murat, Ney, Oudinot, Pérignon, Poniatowski, Sérurier, Soult, Suchet, Victor. Qui étaient ces hommes? D?où venaient-ils? Comment vivaient-ils? Qui aimaient-ils? Plutôt que de présenter une simple galerie de portraits, Louis Chardigny aborde la vie des maréchaux du premier Empire sous un nouveau jour. S?intéressant à ces hommes dans leur ensemble, il les fait renaître à travers plusieurs grands thèmes: origine sociale, éducation, épouses, familles, relations personnelles avec l?Empereur, compétences militaires? Leurs aptitudes intellectuelles, leurs dons physiques, leurs qualités morales, leurs tempéraments étaient aussi divers que possible. Mortier était un géant, Gouvion Saint-Cyr un intellectuel, Davout un emporté, Masséna un pillard, Soult un ambitieux, Macdonald un fidèle, Augereau un grossier personnage, Moncey un homme honnête, Bessières un héros, Murat un téméraire? C?est cette extrême diversité que nous fait découvrir cet ouvrage, où l?anecdote et la rigueur scientifique se marient harmonieusement.
Résumé : Pourtant ses contemporains comme la postérité se sont emparés de lui, pour le peindre tantôt en libérateur de l'Europe, tantôt comme responsable d'avoir semé les ferments de haine qui vont germer pendant deux siècles dans la conscience européenne. Ou encore pour célébrer le fondateur d'un Etat moderne, s'accabler des soixante batailles livrées et des milliers de morts couchés, s'émouvoir devant les cinq dernières années passées à sculpter le monument de sa légende, à l'autre bout du monde. Napoléon était tout cela à la fois, mais il ne se laissait enfermer dans aucun personnage. Louis Chardigny traque la véritable personnalité d'un homme déifié par la légende, à travers son comportement quotidien et ses rapports avec les autres. L'auteur a mis au service de l'érudition son sens très vif du quotidien, de l'événement, de l'humain. Il nous fait vivre partout aux côtés de l'Empereur. Il nous le montre dans l'austérité de son Cabinet où, inlassable tâcheron du pouvoir, il mène de front son combat pour un ordre nouveau et pour une Europe illusoire, son immense travail de propagande, ses préparatifs de campagne et ses démêlés avec sa famille. Nous suivons Napoléon en voyage et à la guerre aussi bien que dans sa cour étincelante et glacée, ou dans l'intimité de sa vie privée. Et soudain Napoléon s'humanise, tour à tour timide, insolent, génial, rêveur, grossier, désemparé, dévoré par les siens, faisant et défaisant les rois, jouant les marieuses, en proie à d'étranges faiblesses, sujet à de curieuses erreurs de jugement. Ce n'est plus le Jupiter tonnant, mais un homme pétri de contradictions, plus doué et plus ambitieux que les autres, mais tout aussi fragile.
A l'heure où la guerre russo-ukrainienne prend un caractère de plus en plus hybride, avec l'emploi de drones e de missiles balistiques associés à des cyberattaques, le monde s'interroge : jusqu'où Vladimir Poutine peut-il aller ? Cet ouvrage, conçu sur la longue durée, contribue à y répondre en interrogeant les modalités et la réalité de la puissance militaire russe au fil des siècles. L'agrandissement du territoire et la création de glacis, surtout vers l'Occident, furent les leitmotivs géostratégiques de Moscou. Avec la conquête du pourtour oriental de la mer Baltique par Pierre le Grand, premier empereur russe, puis celui de la mer Noire septentrionale, avec la Crimée, sous Catherine II, la Russie avait enfin des accès aux mers chaudes et froides. La Pologne et l'Ukraine en furent les premières sacrifiées à la suite du démembrement de leur territoire. Longtemps contenue, la puissance russe connut un nouvel élan après Yalta, soumettant bientôt l'Europe centrale et orientale. Cette somme magistrale s'attache aussi aux conditions sociales et économiques des soldats, notamment lors de la débâcle de la guerre de Crimée, l'hécatombe de la Première Guerre mondiale, les révolutions de 1917 et la guerre civile russe, la majorité des troupes rejoignant bon gré mal gré l'Armée rouge. Les belligérances des tsars puis des dirigeants soviétiques se firent au prix de sacrifices humains inouïs, dont l'acmé fut atteint pendant la Seconde Guerre mondiale, mais aussi grâce a une technologie inventive, adaptée au climat du Nord. De nos jours, le quotidien du soldat et les taux de mortalité sont plus que jamais sujets à caution. La synthèse attendue.
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