1995 est donc là, fameuse date dont nous parlions déjà en 1982, lorsque l'Institut Lumière a été créé. Né d'une idée spontanée et inédite (une maison du cinéma rue du Premier-Film), cet endroit est devenu, en quelques années, un point de passage géocinématographique important et fréquenté. La tâche était à la fois aisée et inconfortable : d'ici, la vue sur le siècle du cinéma est imprenable ; encore fallait-il, dans un pays où la tradition cinéphile est forte et belle, trouver une identité. Aujourd'hui, l'Institut Lumière, lieu à plusieurs voix et plusieurs voies, existe et accompagne la célébration du "premier siècle du cinéma". Nous continuons à croire au respect des auteurs et à l'amour des films, à la rencontre et au débat. A l'idée que l'histoire du cinéma est une continuité dont le centenaire n'est qu'une étape, une pause peut-être, une manière d'évaluer l'époque. Le cinéma n'a jamais omis de diriger ses lumières vers les ombres noires de son temps. Etre cinéphile, un cinéphile protestataire et sceptique, généreux et constructif, c'est être aussi un point de résistance au tout-image et à l'évanouissement des consciences. Le siècle des Lumière, donc. L'autre. Celui de Louis, d'Auguste et d'Antoine, le père. C'est lui l'artiste, le saltimbanque, qui donna à cette famille son sens de l'entreprise, de la gaieté, de la modestie. C'est lui qui fit construire ce Château Lumière où se pressent désormais des dizaines de milliers de visiteurs. Cent ans plus tard, sa haute stature domine le jardin d'hiver dans un tableau grandeur nature : il assiste goguenard à la célébration d'une invention à laquelle il croyait avec plus de conviction que ses fils. Que la fête continue et qu'elle soit fidèle aux paroles que Louis Lumière prononça à la fin d'une longue vie : "Le cinéma amuse le monde entier. Que pouvions-nous faire de mieux et qui nous donne plus de fierté ? " BERTRAND TAVERNIER
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Nombre de pages
104
Date de parution
01/01/1999
Poids
163g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782742703333
Titre
Au pays des Lumière
Auteur
Chardère Bernard
Editeur
ACTES SUD
Largeur
130
Poids
163
Date de parution
19990101
Nombre de pages
104,00 €
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Quatrième de couverture Un grand-père intégriste, un père qui taquine la plume, une petite bande, rue du Château. Le théâtre, avec le Groupe Octobre, jusqu'au Front populaire. Le cinéma avec ses amis, son frère Pierre, avec Carné, Grémillon - déjà les décors de Trauner et la musique de Kosma -, l'humour et la poésie au cinéma, de Drôle de drame au Quai des brumes et aux Enfants du paradis. La guerre, «Oh Barbara». Puis la poésie, toute seule, mais qu'on chante déjà : Paroles de Jacques Prévert, la légende du XX
Né en 1930, Bernard Chardère, fondateur de la revue Positif, est à l'origine de la création de l'Institut Lumière à Lyon, avec Bertrand Tavernier. Il est notamment l'auteur d'ouvrage sur Prévert: "Les Enfants du Paradis', sur les Lumières et des"Dialogues cultes du cinéma français'.
Pour couronner Bazin, les Cahiers du Cinéma dont il fut l'un des piliers, lui ont consacré un numéro spécial, au même titre qu'à Jean Renoir ou Alfred Hitchcock. Le problème est de savoir si Bazin est ce grand théoricien qu'on a voulu faire de lui, s'il est réellement gigantesque. Ou bien si on a seulement réussi à faire croire qu'il l'était. Son influence, indiscutable, a-t-elle été bénéfique ? Pour qui ? Et sera-t-elle durable ? La qualité du sourire de l'homme, en effet, ne saurait être garante de l'importance de l'oeuvre.
A l'orée des grands incendies, nous aurons au moins eu ça, la bière, le sel et la pénombre d'une chambre où l'on marche pieds nus, nos veilles aux yeux plissés et le petit matin à trente-deux degrés déjà, les draps qui claquent dans le vent dehors et le bleu de la mer, nos engueulades et la catastrophe de tes reins. C'est assez de souvenirs pour dix romans et nos deux vies.
Soudain, le vide se fit en lui. Son petit corps se contracta tout entier, il trembla ; et, à cette minute, il sut qu'il serait toujours seul. Une terrible angoisse lui remonta par le bas du ventre. Il aperçut à contre-jour la gueule de Cahill, la mort lui parut proche, toute proche ! Sur sa joue, il sentit le soleil, son harmonie mortelle, sa beauté. Il eut envie de pleurer. Alors, les visages des soldats, des garçons vachers qui faisaient cercle autour de lui, s'évaporèrent dans le néant. Sa main se faufila jusqu'à l'arme, et il tira.
Des électeurs de Trump et des armes, des situations qui dérapent, échappent aux protagonistes et font la une du journal local, trois histoires de famille et de voisins, une montée en puissance exceptionnelle à mesure que la tension grimpe : voilà les ingrédients de cet opus final, qui frappe par la finesse des profils dessinés et l'art de la nuance. Palpitant, haletant et d'une remarquable maîtrise, "American Spirits" explore les hostilités souterraines qui minent les communautés rurales américaines, ainsi que les dérives de la politique nationale. En nous entraînant dans le Nord de l'Etat de New York, au coeur du bourg de Sam Dent, Russell Banks signe une oeuvre magistrale, qui s'inscrit avec éclat au panthéon de la grande littérature américaine. "Banks est un maître au sommet de son art. Si les habitants de Sam Dent n'étaient que les clichés d'un mouvement politique, alors American Spirits ne posséderait pas cette force impressionnante. Mais chacun d'entre eux est un personnage marquant, dont la vie fourmille de détails finement observés. Ces trois novellas sont un immense accomplissement, grâce aux seuls ressorts bruts de l'intrigue et du suspense. Une fois lues, vous ne pourrez plus oublier leur violence troublante et leur fin empreinte d'élégie". Casey Cep, The New Yorker
Reito Naoi est un jeune homme en manque de repères, qui a appris à grandir seul. Accusé d'effraction et de tentative de vol, il risque la prison, mais se voit proposer un marché qui pourrait bien changer sa vie. Un avocat, agissant pour le compte d'un mandataire qui souhaite rester anonyme, lui propose la liberté en échange d'une mystérieuse mission. Reito devient le gardien d'un illustre camphrier, niché au coeur d'un sanctuaire de Tokyo, qui semble renfermer bien plus que du bois et des feuilles. La légende dit en effet que, si l'on suit un rituel bien établi, l'arbre centenaire exauce les voeux et se fait le messager des défunts. "Le Gardien du camphrier" interroge avec émotion et grâce les liens du sang ou ceux du coeur, qui se tissent ou s'érodent au fil du temps et jusque dans la mort. Il est une ode poétique à la découverte de soi et à la connexion aux autres.