L'école de la gourmandise. De Louis XIV à la Révolution
Charbonneau Frédéric
DESJONQUERES
20,30 €
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EAN :9782843211133
Notre époque n'a pas l'exclusivité des débats sur la nourriture. Au XVIIème siècle déjà, le moraliste, le prêtre et le médecin s'acharnent contre la bonne chère. La politesse et la piété requièrent de l'homme la maîtrise de son corps, de ses instincts, de ses appétits. La diététique fait peser sur le repas un soupçon de tous les instants: les viandes succulentes et les sauces sont accusées de perturber l'équilibre du corps, d'embarrasser la digestion et de rendre l'esprit confus. Combattu en public, le mangeur trouve dans le privé son refuge; exclu de la hiérarchie littéraire, absent des genres nobles, comme l'ode ou la tragédie, il habite les genres ignobles: la farce, le conte, le roman comique, la poésie burlesque. Pourtant, malgré tous ces obstacles, entre la Fronde et la Révolution, quelque chose se constitue qui rendra possible l'apparition de l'écriture gastronomique. Pour que viennent Grimod de la Reynière et Brillat Savarin, il fallait d'abord que se définisse une légitimité culturelle de la bonne chère. Il fallait que ses détracteurs s'apaisent; que le plaisir du goût obtienne, par son voisinage avec la musique, l'architecture et la science, une caution bourgeoise; que la cuisine enfin acquière son autonomie, qu'elle s'extraie de l'agriculture et de la pharmacopée, parmi lesquelles elle demeurait comme engoncée. L'Ecole de la gourmandise a pour objet cette émancipation. En parlant du passé, il s'agit encore de nous, de nos angoisses, de nos plaisirs. Biographie de l'auteur Frédéric CHARBONNEAU, spécialiste de l'histoire des formes et des idées aux XVIIème et XVIIIème siècles, est professeur à l'Université McGill (Canada), où il occupe la chaire William Dawson en littérature du XVIIP siècle.
Nombre de pages
179
Date de parution
21/11/2008
Poids
254g
Largeur
138mm
Plus d'informations
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EAN
9782843211133
Titre
L'école de la gourmandise. De Louis XIV à la Révolution
Auteur
Charbonneau Frédéric
Editeur
DESJONQUERES
Largeur
138
Poids
254
Date de parution
20081121
Nombre de pages
179,00 €
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Résumé : " Je sais que vous aimez les portraits ", écrit le cardinal de Retz dans ses Mémoires, " et j'ai été fâché, par cette raison, de n'avoir pu vous en faire voir jusques ici presque aucun qui n'ait été de profil ". De profil, c'est-à-dire dans le fil et le feu de l'événement. " Voici la galerie où les figures vous paraîtront dans leur étendue, et où je vous présenterai les tableaux des personnages que vous verrez plus avant dans l'action. " Le livre que voici offre lui aussi les cimaises de sa galerie virtuelle aux plus grands mémorialistes d'Ancien Régime : on a tiré de leurs longs récits les plus beaux portraits qu'ils ont composés d'une plume gourmande ou acide, incisive souvent, pittoresque toujours. Un régal pour les amateurs de belle langue et les curieux de l'âme humaine.
Résumé : On peut dire que le principal propos des Mémoires d'Ancien Régime consiste à dénoncer les Silences de l'Histoire, à en dévoiler les détails scabreux, les revers obscurs, les rouages que dissimulent le pouvoir et ses chantres. Le mémorialiste veut par là se défendre contre l'oubli ou contre l'infamie dont le menacent les versions de l'Histoire qui ont publiquement cours. Le secret, ou sa révélation, est ainsi la raison de l'écriture, son primum mobile ; il parcourt comme un fil de trame ces oeuvres indiscrètes par excellence, depuis les retraites où elles s'écrivent jusqu'aux circuits clandestins de leur diffusion, du témoignage brutal des grands seigneurs aux délations cursives des courtisans. Mais le secret est aussi motif : constamment différé, il irrite la curiosité du lecteur, se faisant stratégie d'écriture, artifice rhétorique et forme vide. Enfin, il est un secret de troisième niveau, ineffable, infiniment antérieur à toute motivation tactique, interrogation fondamentale du mémorialiste sur sa propre histoire en ce qu'elle lui résiste, noyau incompréhensible et dur. L'intrigue et le présage en sont les deux formes écrites : principes organisateurs de la vie et du texte, ils instruisent le déchiffrement des mystères profanes ou sacrés qui ordonnent le déroulement de l'Histoire et permettent au mémorialiste, comme au lecteur moderne, d'en approcher le sens caché.
A la suite de Fontenelle, qui avait enseigné l'astronomie en de galants Entretiens (1686), le XVIIIe siècle a voulu faire bénéficier la science d'un lustre emprunté à la poésie, au portrait, aux formes de la littérature morale, par un mouvement contraire à celui du XIXe siècle qui, de Balzac à Zola, fera jouir le roman du prestige de la science. Le Siècle des Lumières, inversement, avait vu s'opérer un étonnant transfert de capital symbolique, le chimiste et l'astronome revêtant la dégaine de l'écrivain pour se présenter au public, s'efforçant de rendre par là leur savoir attrayant, et prenant ainsi part à l'entreprise générale par laquelle les Lumières comptaient dissiper ignorance et préjugés, enseigner la raison et la vertu, afin qu'advienne un jour le bonheur sur la Terre.
Le présent ouvrage propose 50 exercices pratiques concernant le droit civil. L'objectif premier est d'aborder, au moyen d'énoncés corrigés, la MÉTHODE propre à chaque exercice juridique (cas pratiques, commentaires d'arrêts, de lois, dissertation). Ces cinquante exercices traite de l'ensemble du programme d'introduction au droit civil (loi dans le temps, nom, personnalité juridique) abordant également les thèmes d'actualité illustrant, la matière (mère porteuse, droit à l'image). Indispensable outil de perfectionnement technique, cet ouvrage propose aux étudiants de première année un choix complet d'exercices ; abordant également des réflexions de synthèse sur les questions essentielles traitées dans l'introduction au droit civil, il intéressera également les juristes plus confirmés.
La découverte du rhum a suivi celle de l'Amérique. Dès le XVIe siècle, les Espagnols, les Portugais puis les Français et les Anglais découvrent la possibilité d'obtenir à partir du jus de canne une boisson fortement alcoolisée. D'abord réservé à l'usage des Nègres, des boucaniers et de tous les rustres qui écument le Nouveau Monde, le rhum va connaître un succès grandissant, surtout en Europe et en Amérique. L'évolution de la production reste très liée aux bouleversements coloniaux.
Garcia-Baquero Gonzalez Antoni ; Bennassar Bartolo
Dès la découverte du Nouveau Monde, un intense trafic s'instaura entre les possessions européennes et les royaumes d'outre-mer du souverain des Espagnes. Il reçut le nom de Carrera de Indias : la Route des Indes occidentales, c'est-à-dire des Amériques. Ainsi naissait un réseau d'échanges aux dimensions de la planète, archétype de tous les systèmes économiques mondiaux ultérieurs : escortées par les galions, ses flottes transportaient par-delà l'Océan commerçants, aventuriers, militaires et missionnaires, épices, étoffes, armes, alcools, cuirs, perles, or et argent surtout, mais esclaves aussi. Mettant en rapport les hommes, les cultures et les denrées d'Europe, d'Afrique et d'Amérique, la Carrera de Indias fut un phénomène fondateur du monde moderne, que les esprits drapèrent du prestige du mythe. Ce livre en offre la première synthèse générale. Il fait le tableau des trois siècles du monopole espagnol, exercé depuis Séville d'abord et Cadix ensuite. Depuis l'aube du XVIe siècle jusqu'au crépuscule du XVIIIe ce trafic est envisagé dans ses aspects juridiques, administratifs et financiers, mais aussi dans son déroulement réel, à travers tempêtes, guerres, piraterie, variant au gré des progrès techniques et des vicissitudes économiques. Au fil de l'analyse se révèle la réalité d'une entreprise prodigieuse, compromis instable entre prétentions royales, ambitions négociantes, avidités étrangères et astreintes naturelles, ranimée sans relâche par les illusions fascinantes des imaginations éblouies.
L'abbé Galiani était, selon Nietzsche, "l'esprit le plus raffiné du XVIIIe siècle" et aux yeux de ses contemporains "l'ironie faite homme". Sa Correspondance avec Mme d'Epinay le révèle tout entier. Au cours des dix années de son séjour parisien, Galiani, secrétaire de l'ambassade de Naples, avait été l'hôte favori de tous les salons fréquentés par les encyclopédistes. Mme Geoffrin, Diderot, Grimm, d'Alembert comptaient parmi ses proches. Désespéré par son rappel à Naples en 1769, ii demande à ses amis de lui écrire pour le "consoler des maux de l'absence". Mme d'Epinay devient bientôt et pendant douze années sa principale correspondante. Leur relation épistolaire, sur un ton vif et spirituel, restitue les idées, les propos et l'atmosphère des salons parisiens. Au cours des sept années de ce dernier volume, la Correspondance, toujours variée et enjouée, trahit entre Galiani et Mme d'Epinay une de ces ressemblances qui naissent au fil des longues amitiés. Si tous deux aiment encore à philosopher sur la morale, la physiologie, la pédagogie ou la politique, la musique leur procure les enthousiasmes les mieux partagés. Pour intime et familière qu'elle est, cette correspondance demeure liée à l'actualité, dominée en France par les événements allant du ministère Turgot à la chute de Necker, à l'étranger par la révolution américaine et l'émergence de la Russie.
Résumé : Tel un prisme réfractant sa pensée et sa production ultérieures, les ?uvres de jeunesse de madame de Staël présentent à la fois des essais théoriques et de brefs romans. Parmi les premiers, les lettres sur les ouvrages et le caractère de Jean-Jacques Rousseau révèlent ses opinions philosophiques. Admiratrice du penseur genevois, elle établit avec lui un dialogue critique d'un genre nouveau, soumettant une à une les ?uvres du romancier-philosophe, et au premier chef les confessions, à une analyse pénétrante. L'essai sur les fictions résume quant à lui ses conceptions esthétiques en matière littéraire : elle privilégie " la seule peinture des mouvements du c?ur ", à l'instar de Rousseau, Fielding et Richardson. Loin de s'en tenir à ses théories, la fille de Necker les applique : elle n'avait pas vingt ans qu'elle avait déjà écrit ses nouvelles. Les principales se déroulent dans le cadre pré-romantique de lointains exotiques. Partout, dans ces récits tragiques d'aventure, de passion et de sacrifice, les héroïnes tombent, innocentes victimes d'un monde d'hommes qu'elles surmontent cependant grâce à leur grandeur d'âme. Dans ces premières ?uvres, c'est tout l'art et la pensée de l'inspiratrice de romantisme français qui déjà se révèle.