Un jeune homme confie à une romancière qui l'a vu naître ce qu'il a appris sur sa propre sexualité en suivant un curieux cours d'initiation au plaisir en Californie, et l'interroge à son tour sur tout ce qu'il ignore encore du continent féminin. Tendre et scabreux. Genèse des "Conversations impudiques', par Madeleine Chapsal:"Entre cet être et moi, il existe un lien très fort: je l'ai vu naître. Mais il existe une différence essentielle: il est un homme, je suis une femme. Quant à notre différence d'âge, elle est justement ce qui nous rapproche et avive notre curiosité l'un de l'autre: il a envie de tout savoir, de tout comprendre, déjà sur lui-même, mais aussi sur ce monde étranger que je représente à ses yeux. Il en va de même pour moi: qu'est-ce qu'un jeune homme aujourd'hui? Toutefois, quelque chose encore nous différencie: lui a besoin d'expérimenter; moi, je préfère qu'on me raconte? Notre commune histoire ? ce livre ? a commencé au cours d'un voyage vers le nord de la France. Nous partions ensemble passer Noël dans sa famille. Il revenait des Etats-Unis, je l'interrogeais comme il convient sur ses hautes études dans une université californienne. Au bout de quelques quarts d'heure où je découvrais patiemment, entre autres gentillesses intellectuelles, ce que signifie la notion de "sciences cognitives', mon jeune interlocuteur ? qui était aussi mon chauffeur ? se tourna brusquement vers moi et me dit: ? Mais ce n'est pas tout; j'ai également suivi là-bas un séminaire sur la sexualité. En fait, sur la mienne? ? Qu'as-tu appris? ? Plein de choses sur mon plaisir, et d'abord à me masturber. Je croyais savoir, depuis le temps que je pratiquais; eh bien non! Ça a commencé par me vexer, mais, à compter de cet instant, un ciel nouveau s'est ouvert pour moi? ? Raconte! Là, nous avons basculé dans un tout autre domaine, une autre forme d'intimité. Avec la franchise qui caractérise les gens bien nés ? comme eussent dit Laclos ou Casanova ?, avec la simplicité d'un Rousseau entamant une forme littéraire qui allait être une absolue nouveauté pour son siècle - ses Confessions, ce jeune homme m'a parlé, à moi, femme, de ses angoisses d'homme face aux femmes. Au corps des femmes, au plaisir des femmes ? à l'entendre supérieur, enviable, inégalable ? comme à leurs orgasmes. Il n'a pas hésité à m'avouer qu'il avait le sentiment de ne pas satisfaire sa compagne, qu'elle lui en avait d'ailleurs fait le reproche. Et que c'était elle, plus audacieuse ?" Mais les femmes le sont souvent! "? qui l'avait envoyé prendre des cours de sexualité. Des leçons collectives, avec vingt-cinq autres hommes et des initiateurs masculins? Peur et tremblements: va-t-il se découvrir homosexuel à s'exercer à la jouissance parmi cette phalange d'autres hommes? Mon jeune homme ? tel est son droit, son choix ? n'en avait aucune envie? Voilà que, détails après détails, je me trouvais transportée dans un monde où je n'avais, en principe, rien à faire, pas plus que dans les vestiaires d'une équipe de footballeurs ou de rugbymen? A ce que je croyais, du moins, car Romancière, journaliste, dramaturge, membre du jury du prix Femina, Madeleine Chapsal a récemment publié chez Fayard"La Femme sans"(2001),"La Maison"(2001),"Les Chiffons du rêve"(2001), et"Deux femmes en vue"(2001), et"Nos enfants si gâtés"(2002). Son dernier ouvrage,"Callas l'extrême"(Michel Lafon, septembre 2002), relate le destin extraordinaire de Maria Callas. "
« À ma main droite, une bague que je tourne et retourne de ma main gauche. C'est la bague de jade. Sous un certain éclairage, le jade devient jaune. C'est alors qu'il cesse de porter malheur pour porter bonheur. Arrivée au bout de mon récit, je contemple le bleu du ciel de juillet par-dessus les tuiles roses et romaines de la Maison de jade. Bernard m'avait dit que ce genre de toiture lui plaisait beaucoup plus que l'ardoise fine... Entre tout ce que je vois et moi viennent se glisser des images de cet homme, et tous les mots qu'il m'a dits ! » M.C. L'héroïne de La Maison de jade connaît la passion, la souffrance de l'abandon, la douleur de la rupture. Elle songe à mourir. C'est la fin de l'histoire et le point de départ de la narration ; dans la force du tout dire renaît son désir de vivre.
Un roman heureux qui, avec humour, gaieté et malice traduit la mouvante et profonde réalité de la vie. Maryse, privilégiée en apparence, vit dans l'aisance avec un mari, des enfants, mais ne sait comment accepter son existence. Écrire, peindre, prendre des amants, travailler, quelle activité pourrait-elle lui être salutaire ? Elle finit par se réfugier dans la maladie, perd l'usage de ses jambes. C'est l'occasion d'une cure qui guérira son corps de sa paralysie et son esprit de son besoin de mouvement. Désormais elle ne pleure plus après une vie et préfère être conforme. Du moins va-t-elle essayer.
1954, dans un hôpital militaire de Hanoi, Yann, un soldat breton, est soigné par Mai. Ils tombent amoureux, mais le père de la jeune fille l'a promise à un autre. Elle s'insurge, elle est bannie de la famille... Ils se marient en toute hâte, avant que Yann rejoigne la cuvette de Diên Biên Phu. Après la défaite de l'armée française, Yann est emmené dans un camp d'internement. Dans une langue poétique, avec grâce et pudeur, Hoai Huong Nguyen peint le Vietnam d'hier et un amour qui affronte la violence d'une guerre. L'histoire bouleversante de Mai et de Yann laisse percer la lumière des humbles héros qui croient à la liberté et à l'absolu malgré les vicissitudes de l'Histoire. Tout est là : l'Histoire, l'histoire, la manière de les faire s'imbriquer, la netteté de l'écriture, la volonté de trouver une parole adéquate à la tragédie, la complexité des psychologies... "Un instant de littérature pure." Yann Moix, Le Figaro littéraire.
Avant le vol des bons de la Défense nationale et les assassinats qui suivirent, la renommée de Victor, de la Brigade mondaine, n'excédait pas le cercle restreint de ses chefs et de ses collègues. Il fallut, pour le mettre en évidence, qu'apparût brusquement en face de lui cet extraordinaire, ce formidable personnage d'Arsène Lupin, qui allait donner à cette ténébreuse affaire sa signification et son intérêt spécial. Les qualités déjà remarquables du vieil inspecteur furent portées à leur paroxysme par le prodigieux adversaire que lui opposaient les circonstances. C'est leur lutte sournoise, ardente, implacable, poursuivie dans l'ombre d'abord, puis en pleine clarté, que nous raconte Victor, de la Brigade mondaine.
Antonine?? Clara?? laquelle de ces deux figures constituait la véritable personnalité de l'être charmant qu'il avait rencontré? Elle avait à la fois le sourire le plus franc et le plus mystérieux, le regard le plus candide et les yeux les plus voluptueux, l'aspect le plus ingénu et l'air le plus inquiétant. "Arsène Lupin, dit Raoul, résout, bien sûr, le premier, une ténébreuse affaire de meurtre, et avec quelle maestria! Amoureux, il risque sa vie. Ingénieux, il s'échappe alors qu'il est cerné par la police ou les truands. Insolent, il joue des tours aux deux.Le gentleman-cambrioleur est au mieux de sa forme pour notre plus grand bonheur. "
Quand l'amour n'est pas suffisant, à quoi bon se battre ...Logan a toujours tout eu dans sa vie, une carrière florissante à Hollywood, de l'argent, des femmes, de la drogue Une vie rêvée pour certains. Mais une ultime frasque pousse son agent à bout, et il le met face à un ultimatum : se faire soigner ou c'est la fin de sa carrière. Contraint et forcé, il se retire chez sa mère et sa soeur, en Virginie, pour se mettre au vert, mais aussi pour affronter ses démons. Il va rencontrer alors une voisine Riley a vu sa vie voler en éclats l'année de ses seize ans, depuis elle tente chaque jour de se relever. La noirceur qui l'habite désormais n'est jamais loin, et lorsqu'elle baisse la garde, ne serait-ce que quelques secondes, elle finit écorchée, meurtrie. À l'aube de ses 23 ans, elle n'est plus que l'ombre d'elle-même, fuyant aussi souvent que possible le monde qui l'entoure. Pourtant le jour où Logan débarque dans sa vie, elle va devoir se confronter à une âme aussi abimée que la sienne. Seront-ils capables de laisser leurs passés chaotiques derrière eux, ou continueront-ils à laisser gagner leurs démons respectifs ...Notes Biographiques : Grande dévoreuse de livres, Alicia Garnier a fondé en 2011 la chaîne BookTube « Moodytakeabook », sur laquelle elle dispense ses conseils littéraires à une grande communauté de fans.Entrepreneuse et future réflexothérapeute, Alicia vit en couple dans les Hautes-Pyrénées et partage son temps libre entre écriture, lecture, yoga et ses chats.
J'ai toujours senti cet élan en moi, comparable à celui des plantes pour grandir. Nous possédons tous cet élan, mais il arrive qu'il se brise. Nous avons tous nos empêchements, nos découragements, nos traumatismes. Il s'agit seulement de savoir à quel point nous désirons nous battre afin de surmonter les obstacles". Dans cette série d'entretiens et de lectures prononcées par Anaïs Nin devant des étudiants entre 1966 et 1973, l'écrivaine nous livre, à la fin de sa vie, une réflexion très personnelle sur divers sujets : la recherche de l'identité, la magie de l'art, la femme et le féminisme... Plus qu'un ouvrage thématique, c'est une synthèse de sa pensée que nous offrent ces textes, empreints d'un constant optimiste, et qui constituent une véritable porte d'entrée privilégiée pour découvrir celle qui marqua son époque par des ouvrages incontournables. Etabli et présenté par Evelyn J. Hinz. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Béatrice Commengé.
Après La Poésie érotique , anthologie de Marcel Béalu revue et enrichie de dessins par Louise Bourgoin en 2023, voici L a Poésie érotique aujourd'hui : une plongée inédite dans les plus beaux textes contemporains sur le désir, l'amour et la volupt é. L'érotisme définirait-il notre ère poétique ? C'est la conviction de Thomas Deslogis. Le premier quart du XXIe siècle semble, de fait, avoir beaucoup à dire sur l'étrange rapport que nous entretenons avec la chose sexuelle, le désir s'exprimant désormais comme une affirmation de soi, comme un pouvoir pris sur son propre corps. Avec une grande diversité de tons et de formes, cette anthologie rassemble plus de soixante-dix voix françaises et étrangères, allant de Sony Labou Tansi à Rim Battal, de Christophe Tarkos à Cécile Coulon, de Brigitte Fontaine à Hervé Le Tellier, de Roberto Bolaño à Clara Ysé... Toutes s'inscrivent avec brio et humour dans une longue tradition qu'elles renouvellent en profondeur. " Si la poésie de notre temps est avant tout érotique, c'est parce qu'elle a compris que nous n'avancerons, en tant que société, que lorsque nos corps seront réellement libres. Un besoin de décomplexion des chairs dont s'est superbement imprégnée Louise Bourgoin. Ses dessins accompagnent les poèmes avec la langueur explicite que nous propose ce voyage au pays du plaisir et du poing levé, faisant de cette anthologie un objet à la beauté sulfureuse. " Extrait de la préface de Thomas Deslogis