Chapon François ; Hoentschel Nicole ; Parker James
HAYOT
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EAN :9782903824259
Architecte-décorateur, artisan de goût à une époque où les amateurs en étaient pétris, Georges Hoentschel, au tournant du siècle, travaille pour la comtesse de Ganay, le duc de Gramont, Robert de Montesquiou, Julius Wernher, le diamantaire qui a acquis le château de Luton Hoo, le roi de Grèce, l'empereur du Japon. Il réalise le pavillon des Arts décoratifs de l'Exposition universelle de 1900, à Paris et de Saint-Louis du Missouri, aux Etats-Unis, en 1904. Se donnant les moyens de son action, il rachète, à son cousin Ernest, la maison Leys tapissier-décorateur place de la Madeleine, ainsi que de superbes ateliers qui en font partie, cité du Retiro. Il fut l'ami de Proust, Rodin, Montesquiou, Helleu, Boldini, Georges Feydeau... Céramiste et mécène, il travaille dans la mouvance de Carriès. A la mort de ce dernier, il rachète ses collections pour en faire don au Petit Palais. Mais il est surtout connu en tant que collectionneur, particulièrement aux Etats-Unis. A la mort de sa femme, désespéré, il cède à son ami Pierpont Morgan la plus grande partie des objets qui ornaient les galeries mondialement connues de son hôtel particulier du boulevard Flandrin, à Paris. Soit 1882 objets qui constituent aujourd'hui les fonds des collections des départements médiéval et XVIIIe français du Metropolitan Museum of Art de New York. Les deux sculptures d'Hoentschel conservées au musée du Louvre proviennent, elles, d'une des cinq ventes qui dispersèrent, à sa mort, le reste de ses collections à la Galerie Georges Petit, à Paris. Une Débâcle de Claude Monet se trouve à la Fondation Gulbenkian à Lisbonne. La manière qu'avait Hoentschel de décorer, de créer, d'animer des ateliers d'un autre âge est représentative d'une façon de vivre à Paris au tournant du siècle, qu'il serait dommage d'oublier. Pour éviter cette perte, Nicole Hoentschel, à travers cet ouvrage, décide de tirer la mémoire de son grand-père, Georges, de l'oubli où elle risquait de sombrer.
Nombre de pages
264
Date de parution
29/01/2000
Poids
1 615g
Largeur
244mm
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EAN
9782903824259
Titre
Georges Hoentschel
Auteur
Chapon François ; Hoentschel Nicole ; Parker James
Editeur
HAYOT
Largeur
244
Poids
1615
Date de parution
20000129
Nombre de pages
264,00 €
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Secret, masqué par son extrême élégance, Jacques Doucet reste une énigme au centre de la Belle Epoque dont il est le couturier (il est le seul à rivaliser avec Worth, son presque voisin de la rue de la Paix) et le confident. Grâce à la fortune que lui assure sa clientèle d'actrices et de femmes, venues des deux côtés de l'Atlantique admirer le raffinement de ses collections (il habille Sarah Bernhardt, Réjane, la Belle Otéro...), cet homme constitue de fabuleuses bibliothèques qu'il offre aux savants. Après avoir réuni des objets d'art du XVIIIe siècle, peintures, dessins, sculptures, ou encore des chefs-d'oeuvre d'ébénisterie, il vend cette première collection en 1912 afin d'acquérir, entre autres, des toiles de Cézanne, de Van Gogh, de Picasso ou de Matisse. Son mobilier évolue également - il s'assied dans des fauteuils de Jacob, puis d'Iribe, enfin de Legrain, tandis qu'il s'entoure de conseillers littéraires tels qu'André Suarès et André Breton. Il s'intéresse ainsi aux manuscrits de Stendhal, Verlaine, Rimbaud, puis à ceux d'auteurs contemporains (Apollinaire, Proust, Gide, Claudel, Mauriac...). Il pensionne Reverdy, Max Jacob, Aragon, Desnos en échange de lettres, manuscrits et enquêtes. Les bibliothèques d'art et d'archéologie, puis de littérature française, qu'il forme avant de les offrir à l'Université de Paris, sont des ressources documentaires exceptionnelles, constituant un ensemble considérable de livres, de manuscrits, mais aussi d'estampes, de photographies, de dessins. Il crée la première cinémathèque. Il rajeunit ses visées là où les autres, vieillissant, récapitulent. Il se recommence sans cesse. Cette vertu scandalise. On mesure sa singularité dans la réprobation de ses contemporains. Proche de tout ce qui compte dans les années 1880-1930, sa présence se devine, discrète, efficace, déconcertante. On reste confondu de cette sûreté instinctive, chez un homme sans culture, qui a été notamment un des initiateurs du style Art déco, 1925. François Chapon a mené une enquête difficile sur les pas de ce mécène exceptionnel. Il nous introduit, à sa suite, au coeur d'une des périodes les plus brillantes de notre civilisation. Biographie de l'auteur François Chapon est directeur honoraire de la Bibliothèque littéraire Jacques Doucet, où il organisa des expositions sur Supervielle, Jouve, Ponge, Char, Claudel, Suarès, Mauriac, Valéry (il en est le bibliographe dans un volume qui fait référence), et put s'intéresser à des artistes tels que Rouault, Sima, Estève, Charles Marq ou Brigitte Simon. Le livre illustré reste pour lui le site par essence d'une unité moderne qu'il a tenté de définir dans Le Peintre et le livre (Flammarion, 1987). Il a publié la correspondance choisie d'André Suarès et de Jacques Doucet, sous le titre: Le Condottiere et le magicien (Julliard, 1994).
Le couturier Jacques Doucet (1853-1929) fit don à l'Université de Paris en 1917, de son exceptionnelle bibliothèque d'art et d'archéologie : 100 000 imprimés, 500 manuscrits, 150 000 photographies, 1 millier de dessins, 10 000 estampes, 2000 recueils de gravure... " Quand on compare la situation actuelle des études d'art en France à ce qu'elle était dans ma jeunesse il y a quarante ans, la vogue d'aujourd'hui à l'indifférence d'autrefois, on attribuera certainement à la bibliothèque de Doucet une grande part de ce résultat ". Tel est l'hommage qu'André Joubin, premier directeur de la Bibliothèque, lui rendait en 1930. Ce fonds a été continuellement enrichi et l'Institut national d'histoire de l'art - désormais gestionnaire de la Bibliothèque - souhaite faire découvrir aux lecteurs amateurs, comme en avant-goût, quelques-uns des trésors amassés dont cinquante sont ici présentés par des spécialistes. La personnalité du couturier-collectionneur et mécène est évoquée par son biographe François Chapon. Et l'écrivain Bernard Comment, séduit par le parcours hors normes de Jacques Doucet, prête son style à une méditation sur l'art, l'art de lire, l'art de collectionner: " l'émotion est forte lorsqu'on consulte ces innombrables joyaux, et l'on imagine les réunions jubilatoires lorsqu'une de ces acquisitions intégrait les pièces de la bibliothèque (...) ". De Jacques Doucet on peut retenir aujourd'hui la déclaration prophétique: " C'est toujours en avant que je veux voir ".
Résumé : Le musée Condé de Chantilly conserve deux bureaux créés par l'un des plus grands ébénistes français de tous les temps, André-Charles Boulle. Pour la première fois en France, une exposition et un catalogue, rassemblant les contributions des plus grands spécialistes, lui sont dédiés. André-Charles Boulle enfin célébré en France La vie et la longue carrière d'André-Charles Boulle (1642- 1732) sont aujourd'hui bien connues. A la fois artiste et artisan, l'ébéniste travailla pendant plus de cinquante ans pour le compte des Bâtiments du roi et répondit avec son atelier aux commandes de la famille royale et de la haute noblesse. Il atteignit un degré de perfection technique, notamment dans celle de la marqueterie de métaux et d'écaille, portée au plus haut niveau. Bronzier de génie, il imposa le bronze doré dans le mobilier dont il renouvela les typologies. Ce fut aussi un collectionneur curieux et un dessinateur de talent, soucieux de faire connaître ses productions, notamment par la gravure. Associé à la somptuosité de l'art français sous Louis XIV, il connut la renommée dès son vivant ; cet engouement ne s'est plus jamais démenti depuis. Parmi ses plus prestigieux clients figurait Louis-Henri, prince de Condé et seigneur de Chantilly, plus communément désigné par son titre de duc de Bourbon (1692-1740). Son inventaire après décès montre tout l'intérêt que ce dernier portait aux productions de Boulle. Le bureau comme sommet de l'innovation Boulle tint un rôle central dans l'évolution du mobilier français à la fin du XVIIe et au début du XVIIIe siècle. Avec la commode, le bureau plat constitua l'une de ses plus importantes créations à la fin du règne de Louis XIV. Parallèlement à la production de bureaux à six pieds, de bureaux à caissons latéraux sur huit pieds, Boulle inventa en effet un nouveau modèle de bureau, à la ceinture munie d'une seule rangée de trois tiroirs, reposant sur quatre pieds, sans traverse. Ce bureau plat fit sa réputation : marqueterie de laiton et d'écaille, riches appliques en bronze doré, formes élancées et cambrées se mirent au service d'un meuble élégant, symbole du pouvoir par excellence. Les exemplaires se multiplièrent à partir des années 1710 pour culminer dans les premières années de la Régence. Les formules mises en place par Boulle allaient d'ailleurs définir pendant plus d'un demi-siècle, voire plus, la forme du bureau plat français. L'exposition et son catalogue permetent de retracer cette évolution des formes et des décors, en réunissant un nombre significatif de bureaux créés par Boulle. A leurs côtés, d'autres pièces essentielles issues du même atelier permettent de compléter ce stimulant panorama. Un projet servi par de larges recherches techniques Le catalogue s'appuie sur de larges recherches consacrées aux analyses techniques de nombreuses pièces issues de l'atelier de Boulle. Ces études s'attachent à déterminer des repères solides quant au bâti, aux décors de marqueterie et aux bronzes de Boulle. Première somme d'importance consacrée au plus grand des ébénistes français, ce catalogue est le fruit des recherches les plus récentes destinées à asseoir définitivement la gloire d'André-Charles Boulle.