Des cerises chiliennes ou des haricots verts en provenance du Kenya au mois de décembre. Des tomates arrivées directement du sud de l'Andalousie en février ou des fraises, au mois de mars, nées sous des serres chauffées, sur de la fibre coco en France. Des grappes de raisin du Pérou en avril et des pommes sorties de chambres à atmosphère contrôlée en juin. La liste est longue, presque aussi longue que le chemin parcouru par la majorité de ces fruits et légumes qui inondent les étals des marchés et hypermarchés de notre pays, tout au long de l'année. Les "évolutions" de l'agro-industrie font que les poules pondent toute l'année, que les chèvres produisent du lait en hiver, que les tomates poussent hors sol dans des serres chauffées et éclairées. Il n'y a plus de contraintes saisonnières de production ou de transformation. Nous sommes devenus des consommateurs pressés et nous avons perdu le cours des saisons, la notion des cycles naturels. Nous jouons depuis trop longtemps aux apprentis sorciers avec la Nature. Nos choix alimentaires conditionnent notre santé et la santé de notre planète. Il est temps de redécouvrir le plaisir de savourer le meilleur de chaque saison, de reprendre le contrôle de notre alimentation, de prendre les bonnes décisions... pour demain.
Nombre de pages
24
Date de parution
10/09/2020
Poids
56g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782352553427
Titre
Manifeste pour la saisonnalité
Auteur
Chapacou Véronique
Editeur
EPURE
Largeur
150
Poids
56
Date de parution
20200910
Nombre de pages
24,00 €
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Commencez par déguster le Saint-Nectaire avec un bon pain de campagne, découvrez sa pâte souple et onctueuse et son goût délicat de noisette, laissez-vous ensuite guider au fil des recettes qui suivent. Le Saint-Nectaire a sa place dans toutes les cuisines, de la plus simple à la plus sophistiquée, alors à vous de jouer..." Véronique Chapacou
Grandir dans la ferme de ses grands-parents dans les années 1970, participer aux travaux des champs et aux nombreuses, activités et traditions qui rythment les saisons... lorsque l'on est enfant c'est barbant. Cueillir les fruits rouges, récolter les haricots verts, semer les pommes de terre, cuire les confitures, effeuiller le maïs, cuisiner les confits, préparer les charcuteries, autant d'activités fastidieuses auxquelles on ne peut échapper. Quarante ans plus tard, l'auteur raconte tous ces moments qui ont rythmé son enfance. Avec le temps, ce qui n'était que corvées et obligations a pris une toute autre signification ; transmission et partage.
Dans certains pays, la menthe est considérée comme de la "mauvaise herbe", dans d'autres, elle est cultivée à grande échelle pour l'industrie pharmaceutique, la cosmétique, l'agroalimentaire, l'herboristerie. La menthe présente des vertus digestives, carminatives (qui soulagent les ballonnements), antiseptiques, toniques et stimulantes. Chaque espèce possède ses propres caractéristiques physiques et son parfum typique. La pouliot au parfum délicat de menthe et écorce de citron présente des petites feuilles ovales, peu ou pas dentées. La poivrée possède une saveur brûlante et sa cousine la poivrée " chocolat " un incroyable parfum de cacao. La menthe douce aux longues feuilles pointues et dentées pousse abondamment dans les jardins. Celle des champs présente une tige fleurie se terminant toujours par des feuilles. La menthe Nanah aux feuilles gaufrées parfume les thés d'Afrique du Nord. La menthe citron étale un feuillage bicolore vert et jaune... On trouve toutes sortes de menthes, chez les producteurs d'herbes aromatiques, dans les jardineries et sur les étals des marchés. N'hésitez pas à les essayer pour varier les plaisirs ! Et comme il existe des centaines de variétés de menthe, il existe des centaines de manière de les préparer. En voici dix façons, à vous d'inventer les autres...
...Cela serait pourtant bon si l'on savait s'en servir. Quand l'ortie est jeune, la feuille est un légume excellent ; quand elle vieillit, elle a des filaments et des fibres comme le chanvre et le lin. La toile d'ortie vaut la toile de chanvre. Hachée, l'ortie est bonne pour la volaille ; broyée, elle est bonne pour les bêtes à cornes. La graine de l'ortie mêlée au fourrage donne du luisant au poil des animaux ; la racine mêlée au sel produit une belle couleur jaune. C'est du reste un excellent foin qu'on peut faucher deux fois. Et que faut-il à l'ortie ? Peu de terre, nul soin, nulle culture. Seulement la graine tombe à mesure qu'elle mûrit, et est difficile à récolter. Voilà tout. Avec quelque peine qu'on prendrait, l'ortie serait utile ; on la néglige, elle devient nuisible..." Victor Hugo, Les Misérables
Si l'arbre de mon enfance a été le saule pleureur, celui de ma vie d'adulte est, avec certitude, le cacaoyer. Originaire de la forêt amazonienne, quelque part aux frontières du Brésil, de la Colombie et du Pérou, il porte, à maturité, des fruits d'or, les cabosses. Directement accrochées au tronc et aux branches, elles lui donnent une allure singulière et inoubliable. Dans la cabosse, les précieuses graines sont emmaillotées dans une délicieuse pulpe blanche, sucrée et acidulée. C'est seulement après fermentation et séchage qu'elles deviennent les fèves de cacao. Réduites en poudre, les fèves s'utilisent comme une épice nouvelle, notamment dans les plats salés. Elles ajoutent aux recettes sucrées des notes subtiles et intenses à la fois. Utilisées sous forme d'éclats, elles apportent un supplément de textures : granuleuses, authentiques et croustillantes.
Tiges croquantes ou bulbe ventru, graines, racines, fleurs ou fanes proches de l'aneth : tout dans le fenouil est bon à prendre, que celui-ci soit sauvage ou cultivé. La gracieuse silhouette du fenouil sauvage triomphe au bord des rivages et des champs. Son parfum puissant de bonbon d'antan rappelle la Méditerranée, la cuisine du Sud, le maquis et la mer. Ses tiges rameuses, surmontées d'ombelles garnies de fleurettes jaunâtres en guise de mini-feux d'artifice, se dressent au bord des chemins ou au milieu de la garrigue et des rocailles. Il invite à la récolte et excite l'appétit. Et puisque la cuisine est aussi parfois une histoire de sorcellerie, sachez que le fenouil était autrefois répertorié dans les livres de magie pour son pouvoir d'éloignement des esprits maléfiques. Un bouquet de fenouil sauvage suspendu au plafond protégerait même la maison des fantômes...
C'est une histoire qui remonte à l'enfance, chez nous on tue le cochon à Noël. C'est le grand jour! Papa Vivie, mon grand-père, et Maman Flavie, ma grand-mère, se lèvent les premiers, sortent le matériel et tous les ingrédients nécessaires aux différentes préparations. Le cochon crie. Monsieur Isidore est donc là, monsieur Isidore est bien là armé de son couteau, fort comme un b?uf, il faut bien ça pour tuer le cochon. Dans la cour, les réchauds à charbon volent la vedette à la gazinière qui reste drapée de sa froide modernité dans la cuisine. "Tout va avoir le goût du vrai", dit mon grand-père qui ne jure que par son réchaud à charbon. Dans le cochon tout est bon. J'aime cet animal qui s'offre tout entier de la tête aux pieds, j'aime cet animal qui s'abandonne du museau à la queue pour le plaisir de nos papilles.
Je suis née à Gênes. Écrire sur le pesto, est pour moi un peu comme entreprendre un voyage sentimental, affirmer mes origines à travers une simple recette dont l'ingrédient principal embaume toute la Ligurie. Cette invitation à écrire un titre dans la collection "Dix façons de préparer" sur le pesto tombe à pic ! Nous vivons une période de l'histoire où le pesto se définit, se fait estimer de tous, il revendique ses racines, s'invente des défenseurs, des êtres humains pour le personnifier. Monsieur pesto est en marche, fier et fort, le basilic droit et l'huile figée, il court sa place au patrimoine de l'Unesco !