C'est à la fin de l'été 1939 que deux mille cinq cents hommes, femmes, enfants et vieillards, pour la plupart communistes, tristes vaincus de la nouvelle Espagne franquiste et proscrits de l'histoire, embarquent à Bordeaux sur un improbable bateau. Il a pour nom Winnipeg. Pour armateur, Pablo Neruda. Pour destination, Valparaíso. A bord, Luis Contán, alias Kilowatt, électricien - comme son père avant lui - dans un petit village de Calice, a vu sa vie bouleversée par la guerre d'Espagne en 1937. De témoin, il en est devenu acteur. Bien malgré lui d'ailleurs, quand, par erreur, au cours d'une existence débridée, faite de tromperies et d'enchevêtrements amoureux, il est pris pour Foucellas, le redoutable guérillero galicien, anarchiste et antifranquiste. Une méprise qui l'a conduit à endosser bien d'autres vies. Mais c'est en dérobant son portefeuille à un brigadiste mort qu'il trouve la clef de son destin : une carte d'adhérent au PC, le sésame grâce auquel il gravira la passerelle du Winnipeg en quête d'une raison d'espérer et d'une vie nouvelle au Chili...
Nombre de pages
254
Date de parution
01/04/2010
Poids
314g
Largeur
137mm
Plus d'informations
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EAN
9782283022450
Titre
L'odyssée du Winnipeg
Auteur
Chao Ramón ; Gabastou André
Editeur
BUCHET CHASTEL
Largeur
137
Poids
314
Date de parution
20100401
Nombre de pages
254,00 €
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Chacune des nouvelles offre une vision intense et poétique de la Galice et des Galiciens, ce peuple de paysans et de pêcheurs habitués depuis toujours au dur combat contre la misère et les intempéries. Rivas fait entendre leurs voix et, avec un respectsans faille pour la fragilité des hommes, dessine en profondeur la trame variable des rêves et des peurs qui donne une forme à leur existence. Ainsi l'émigré malade qui survit grâce au souvenir de la fille qu'il avait tant désirée (" Le perroquet de La Güaira ") ou l'adolescent affamé dévorant le pain de ses frères (" La flûte de pain ") expriment un amour pour la vie qui fait leur force et leur faiblesse, mais qui, surtout, est au-delà de tout jugement. C'est bien cet amour qui infléchit le cours de l'histoire dans " La langue des papillons " et fait découvrir - ressentir - dans les dernières lignes comment la fidélité d'un seul enfant peut être plus puissante que la lâchetéet la trahison de tout un village. Manuel Rivas prouve une fois de plus qu'il est, par son écritureet par sa sensibilité, l'un des auteurs espagnols les plus remarquables de sa génération.
Chacune des nouvelles de ce recueil offre une vision intense et poétique de la Galice et desGaliciens, ce peuple de paysans et de pêcheurs habitués depuis toujours au dur combat contre lamisère et les intempéries. Rivas fait entendre leurs voix et, avec un respect sans faille pour la fragilité des hommes, dessine en profondeur la trame variable des rêves et des peurs qui donne une forme à leur existence. Dans La langue des papillons, l'amour et la fidélité d'un petit garçon pour son maître d'école, qui lui a fait découvrir, notamment que les papillons avaient une langue entortillée, fait infléchir le cours de l'histoire contre la trahison et la lâcheté de tout un village.
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