Serge, ancien reporter de guerre, élève seul son fils Matthieu, un jeune adulte, depuis la disparition de son épouse. Il vit replié dans sa maison, bâcle ses articles et préfère se consacrer à l'élevage de volatiles exotiques tandis que son fils endosse toutes les responsabilités matérielles. Leurs voisins, Alain et Cynthia, les soutiennent autant qu'ils peuvent, même si les ardeurs empressées de Cynthia envers Serge embarrassent ce dernier. Lorsqu'une épidémie d'origine inconnue se déclare dans le pays, Cynthia et Matthieu comprennent avec stupéfaction que la société de traitement des eaux qui les emploie joue un rôle dans la transmission de la maladie. Matthieu, amoureux d'une militante écologiste, n'ose pas lui avouer où il travaille. Prisonniers de leur passé et empêtrés dans leurs faux-semblants, les personnages de ce roman dévoilent un talent singulier pour imaginer des solutions pires que leurs problèmes. L'imposture est un masque dont ils se détachent peu à peu pour dénoncer le scandale des rejets toxiques de la société de traitement. L'auteur fait le portrait ironique d'une société où les êtres s'étiolent parce qu'ils ne parviennent plus à donner du sens à leur existence mais progressivement reviennent à la vie.
Nombre de pages
297
Date de parution
20/04/2023
Poids
318g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782072996399
Titre
Extinction des feux
Auteur
Chantraine Olivier
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
318
Date de parution
20230420
Nombre de pages
297,00 €
Disponibilité
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J'enroule ma parka Patagonia dans mon sac à dos avant d'entrer, et me saisis d'une chemise cartonnée qui me permet de débouler directement dans les couloirs sans qu'on sache précisément d'où je viens. Ensuite je pose la chemise sur mon bureau et file à la machine à café, généralement en compagnie de Laura, accréditant la thèse de la première pause d'une journée commencée bien plus tôt. Laura est la seule ici à me témoigner un début d'affection, peut-être parce qu'elle n'a pas de chien ni d'enfant à charge." Un premier roman à l'humour décapant, qui illustre le rapport ambivalent du héros à la réussite, à la famille, au couple, et à tous types de discours dominants.
Serge Horowitz est hostile à toute forme d'engagement. Sa soeur l'héberge chez elle. Il ne doit son travail dans un cabinet de consulting qu'à son frère, ministre des Finances. Pour ne rien arranger, il est hypocondriaque et connaît des moments d'aphasie incontrôlables. C'est une de ces crises qui le saisit alors qu'il est en pleine négociation avec une société japonaise. Quand lui revient la parole, il fait capoter l'affaire... Mis en demeure de réparer son erreur, le voici lancé dans l'opération de la dernière chance, accompagné de Laura, son associée. Mais les déconvenues s'enchaînent.
Ils étaient dix. Dix amis, liés depuis quarante ans par une fidélité qu'ils croyaient éternelle. Mais Bob est mort. Pour faire son deuil et soutenir sa veuve, la bande se réfugie dans son repaire, un petit coin de paradis au bord de la Méditerranée. Richard - écrivain aussi acariâtre que touchant - est certainement l'un des plus affectés, il se débat avec son dernier manuscrit et ne supporte plus personne. Quand un jeune couple rachète la maison de Bob et s'y installe bruyamment, tout bascule... De beaux restes, histoire d'une bande de septuagénaires qui ne se sont pas sentis vieillir, évoque sur un ton léger la merveilleuse aventure des amitiés au long cours, les non-dits qui les accompagnent invariablement, le temps qui passe, ce qu'on en a fait, et cet incroyable élan qui nous porte, en dépit de tout.
Ils étaient dix. Dix amis, liés depuis quarante ans par une fidélité qu'ils croyaient éternelle. Mais Bob est mort. Pour faire son deuil et soutenir sa veuve, la bande se réfugie dans son repaire, un petit coin de paradis au bord de la Méditerranée. Richard - écrivain aussi acariâtre que touchant - est certainement l'un des plus affectés, il se débat avec son dernier manuscrit et ne supporte plus personne. Quand un jeune couple rachète la maison de Bob et s'y installe bruyamment, tout bascule... De beaux restes, histoire d'une bande de septuagénaires qui ne se sont pas sentis vieillir, évoque sur un ton léger la merveilleuse aventure des amitiés au long cours, les non-dits qui les accompagnent invariablement, le temps qui passe, ce qu'on en a fait, et cet incroyable élan qui nous porte, en dépit de tout.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.