«Les hommes jugent les choses suivant la disposition de leur cerveau». Jean-Pierre Changeux, en exergue de sa conclusion, rappelle ce propos de Spinoza, ajoutant non sans humour : «Tout ouvrage de réflexion sur le cerveau se trouve indéniablement limité à la fois par la «disposition» du cerveau de celui qui l'écrit et par l'état des connaissances au moment où il l'écrit». À cette «disposition» du cerveau ce livre est consacré, en vue, nous dit l'auteur, de transmettre à un public non spécialisé l'état de la science. Mais le projet est plus ambitieux. Jean-Pierre Changeux ne se contente pas de présenter ou de commenter des expériences ou des découvertes. Il cherche à apporter une réponse à la question qui traverse de bout en bout son ouvrage. Existe-t-il un lien entre le cerveau-matière, objet d'exploration de la science, et les états de conscience ? Et, si tel est le cas, quel serait la nature de ce lien ? Au fil des pages la réponse proposée se dessine. Que nous apprend la recherche expérimentale et l'exploration du cerveau ? Que la conscience aurait un support matériel. Elle en serait même issue. Mais alors, comment comprendre les étonnantes possibilités du cerveau humain et la forme immatérielle de notre conscience ? Pour l'auteur, les extraordinaires possibilités combinatoires «liées au nombre et à la diversité des connexions du cerveau de l'homme paraissent suffisantes pour expliquer les capacités humaines». Cette thèse est-elle tout à fait convaincante ? L'homme de science ne cache pas la dimension spéculative que prend parfois son propos. Il est aussi conscient des nombreux sauts qualitatifs proposés et accepte d'avance le reproche de passer, par simple analogie, du système nerveux de la mouche drosophile ou du rat, à celui de l'homme. Il reconnaît tout cela avec une grande humilité qui n'enlève rien, ni à la force de sa conviction, ni à l'intérêt de ses propositions. Mais, une autre objection se présente, empruntée au projet lui-même. Chercher à percer les secrets du cerveau est, en même temps, faire acte de conscience. L'auteur ne cesse de le montrer, racontant l'histoire des représentations, des modèles, des idées que, au cours des siècles, nous nous sommes faits de notre cerveau. Cependant, le cerveau dépasse les modèles qui voudraient l'enfermer. L'expérience se dérobe et la théorie cherche à la remplacer. Pour s'approcher de l'origine de la conscience, décrire le cerveau conduit à l'imaginer. Cette origine se laissera-t-elle un jour entièrement dévoiler ? On peut en douter... Comment passer, en effet, des mécanismes physiques, biologiques, des réactions chimiques, physiologiques, etc., du cerveau-matière à cette réalité insaisissable : la conscience ? Peut-on le faire en paraissant oublier que chaque approche scientifique n'est elle-même que l'expression de cette conscience ? C'est pourquoi, je voudrais accorder quelque crédit au neurologue John C. Eccles, Prix Nobel de Médecine, lorsqu'il écrit : «Je maintiens que le mystère de l'homme est incroyablement diminué (à tort) par le réductionnisme scientifique et sa prétention matérialiste à rendre compte du monde de l'esprit en termes de simple activité neuronale.» Pour un homme d'entreprise, quel intérêt à lire ou à relire aujourd'hui «l'Homme Neuronal» ? On s'imagine parfois que l'entreprise, fruit de l'organisation humaine et composée d'hommes, pourrait fonctionner comme une machine. J.P. Changeux nous en fera perdre l'illusion. La complexité de notre cerveau et de son fonctionnement, l'énigme maintenue de la production de la conscience nous mettent en garde. Le cerveau est à ce point symbolique de notre espèce humaine que nous nous définissons comme «Homo sapiens». Et nos sociétés comme nos entreprises sont marquées de ce sceau. Mieux comprendre la complexe organisation de notre cerveau pour découvrir sa richesse peut nous aider à mieux redécouvrir les ressources de notre conscience. Elles prendront, par exemple le nom de valeurs, les nôtres propres comme celles de nos institutions. Car, «Si les hommes jugent des choses selon la disposition de leur cerveau», ils agissent selon leurs systèmes de valeurs. Et il est difficile de penser que ces valeurs relèveraient seulement de la structure neuronale, même si, à l'inverse, conscience et cerveau doivent rester indissolublement liés.
Jean-Pierre Changeux retrace ici pour nous son itinéraire, son "chemin des écoliers", du lycée Montaigne au laboratoire de biologie marine d'Arcachon, de sa rencontre avec Jacques Monod à son séjour aux Etats-Unis, de ses expériences sur le poisson électrique et les toxines de venin de serpent à sa rencontre avec Edgar Morin ou Stanislas Dehaene, de son travail à l'Institut Pasteur et au Collège de France à ses derniers travaux. Ce chercheur à la culture immense et éclectique, y compris en art et en philosophie, nous explique avec simplicité le chemin de sa réflexion, de la molécule aux réseaux de neurones, et de la stabilisation des synapses à l'espace neuronal conscient. Un témoignage exceptionnel.
Le cerveau est une mécanique complexe.Les différentes structures élémentaires du cerveau peuvent être analysées comme serait démontée une machine. Cependant, il ne peut pas être comparé à un ordinateur tant son organisation intime ainsi que ses modalités de fonctionnement sont complexes. En outre, il est capable de s'auto-organiser et de s'auto-programmer !Toute activité mentale nécessite un substrat organique.Pour le neurobiologiste, la pensée est le résultat d'interactions entre neurones où l'influx nerveux emprunte un chemin qui serait idéalement objectivable. Mais les connaissances scientifiques visant à argumenter cette thèse sont encore fragmentaires.Le cerveau s'adapte à son environnement.L'enfant a la capacité d'inscrire à l'intérieur même de ses réseaux neuronaux, les acquis conceptuels de son milieu social. Ceci signifie que les gènes ne sont pas les seuls à modeler le cerveau, mais signifie aussi que le cerveau ainsi constitué conditionne notre représentation du monde. -- Idées clés, par Business Digest«Les hommes jugent les choses suivant la disposition de leur cerveau». Jean-Pierre Changeux, en exergue de sa conclusion, rappelle ce propos de Spinoza, ajoutant non sans humour : «Tout ouvrage de réflexion sur le cerveau se trouve indéniablement limité à la fois par la «disposition» du cerveau de celui qui l'écrit et par l'état des connaissances au moment où il l'écrit».À cette «disposition» du cerveau ce livre est consacré, en vue, nous dit l'auteur, de transmettre à un public non spécialisé l'état de la science. Mais le projet est plus ambitieux. Jean-Pierre Changeux ne se contente pas de présenter ou de commenter des expériences ou des découvertes. Il cherche à apporter une réponse à la question qui traverse de bout en bout son ouvrage. Existe-t-il un lien entre le cerveau-matière, objet d'exploration de la science, et les états de conscience ? Et, si tel est le cas, quel serait la nature de ce lien ?Au fil des pages la réponse proposée se dessine. Que nous apprend la recherche expérimentale et l'exploration du cerveau ? Que la conscience aurait un support matériel. Elle en serait même issue. Mais alors, comment comprendre les étonnantes possibilités du cerveau humain et la forme immatérielle de notre conscience ? Pour l'auteur, les extraordinaires possibilités combinatoires «liées au nombre et à la diversité des connexions du cerveau de l'homme paraissent suffisantes pour expliquer les capacités humaines».Cette thèse est-elle tout à fait convaincante ? L'homme de science ne cache pas la dimension spéculative que prend parfois son propos. Il est aussi conscient des nombreux sauts qualitatifs proposés et accepte d'avance le reproche de passer, par simple analogie, du système nerveux de la mouche drosophile ou du rat, à celui de l'homme. Il reconnaît tout cela avec une grande humilité qui n'enlève rien, ni à la force de sa conviction, ni à l'intérêt de ses propositions.Mais, une autre objection se présente, empruntée au projet lui-même. Chercher à percer les secrets du cerveau est, en même temps, faire acte de conscience. L'auteur ne cesse de le montrer, racontant l'histoire des représentations, des modèles, des idées que, au cours des siècles, nous nous sommes faits de notre cerveau. Cependant, le cerveau dépasse les modèles qui voudraient l'enfermer. L'expérience se dérobe et la théorie cherche à la remplacer. Pour s'approcher de l'origine de la conscience, décrire le cerveau conduit à l'imaginer.Cette origine se laissera-t-elle un jour entièrement dévoiler ? On peut en douter... Comment passer, en effet, des mécanismes physiques, biologiques, des réactions chimiques, physiologiques, etc., du cerveau-matière à cette réalité insaisissable : la conscience ? Peut-on le faire en paraissant oublier que chaque approche scientifique n'est elle-même que l'expression de cette conscience ? C'est pourquoi, je voudrais accorder quelque crédit au neurologue John C. Eccles, Prix Nobel de Médecine, lorsqu'il écrit : «Je maintiens que le mystère de l'homme est incroyablement diminué (à tort) par le réductionnisme scientifique et sa prétention matérialiste à rendre compte du monde de l'esprit en termes de simple activité neuronale.»Pour un homme d'entreprise, quel intérêt à lire ou à relire aujourd'hui «l'Homme Neuronal» ? On s'imagine parfois que l'entreprise, fruit de l'organisation humaine et composée d'hommes, pourrait fonctionner comme une machine. J.P. Changeux nous en fera perdre l'illusion. La complexité de notre cerveau et de son fonctionnement, l'énigme maintenue de la production de la conscience nous mettent en garde. Le cerveau est à ce point symbolique de notre espèce humaine que nous nous définissons comme «Homo sapiens». Et nos sociétés comme nos entreprises sont marquées de ce sceau.Mieux comprendre la complexe organisation de notre cerveau pour découvrir sa richesse peut nous aider à mieux redécouvrir les ressources de notre conscience. Elles prendront, par exemple le nom de valeurs, les nôtres propres comme celles de nos institutions. Car, «Si les hommes jugent des choses selon la disposition de leur cerveau», ils agissent selon leurs systèmes de valeurs. Et il est difficile de penser que ces valeurs relèveraient seulement de la structure neuronale, même si, à l'inverse, conscience et cerveau doivent rester indissolublement liés. -- Business Digest
Sur quoi reposent les normes éthiques ? Comment expliquer l'universalité de l'exigence morale chez les hommes, en dépit des différences qui séparent les moeurs ? Les sciences biologiques, à défaut de fonder une morale naturelle, peuvent-elles indiquer des voies de recherche ? Sur ce thème, Jean-Pierre Changeux, l'auteur de L'Homme neuronal, aujourd'hui président du Comité national d'éthique, a réuni des philosophes, des psychologues, des anthropologues, des juristes, des neurobiologistes, dans le cadre d'un grand colloque organisé en 1991, par la fondation pour la recherche médicale. Cet ouvrage présente une synthèse de ces travaux particulièrement novateurs en France.
Des espions Goths ont infiltré la Gaule afin de capturer le meilleur druide lors de leur rencontre annuelle dans la forêt des Carnutes. C'est le druide Panoramix qui gagne.
Nous sommes en 1959, en plein mois d'août. Dans une cité HLM de Bobigny, aux portes de Paris, deux auteurs de bande dessinée s'épongent le front. Pas seulement à cause de la chaleur estivale : les deux compères suent sang et eau pour trouver une idée de personnage. Il leur faut être prêts pour le premier numéro de Pilote, un nouveau magazine pour les jeunes dont la parution doit intervenir trois mois plus tard. Le scénariste s'appelle René Goscinny. Son copain dessinateur, c'est Albert Uderzo. Ils avaient bien pensé à adapter Le Roman de Renart, mais un autre y a songé avant eux. Alors, ils cherchent. Mais ne trouvent rien& Jusqu'à ce que Goscinny ait l'idée d'un petit Gaulois teigneux et moustachu. Banco : Astérix est né. Et, avec lui, un formidable succès d'édition doublé d'un phénomène de société. Il fait sa première apparition le 29 octobre 1959 dans les pages de Pilote. Puis l'album Astérix le Gaulois sort en librairie en 1961. Tirage modeste : 6 000 exemplaires. Mais la courbe des ventes ne va cesser de grimper. En 1966, 600 000 exemplaires d'Astérix chez les Bretons s'envolent en quinze jours. Le petit Gaulois est en couverture de l'hebdomadaire L'Express. Du jamais vu. L'année précédente, il a même donné son nom au premier satellite français. Les intellectuels mêlent leur grain de sel, certains trouvant à Astérix une ressemblance avec le Général de Gaulle& Goscinny et Uderzo n'en ont cure. Eux continuent à s'amuser, à faire vivre une galerie de personnages pittoresques, à réécrire l'Histoire et à régaler leurs lecteurs de gags subtils et de trouvailles visuelles. La disparition de Goscinny, en 1977, ne mettra pas fin à l'aventure. Uderzo continue seul et fonde les Éditions Albert-René. Désormais, c'est lui qui écrira les scénarios, sans toutefois faire preuve du même talent que son prédécesseur. Au total, les aventures d'Astérix et de son copain Obélix se sont vendues à plus de 280 millions d'exemplaires. Une réussite exceptionnelle dans la bande dessinée.
Le centurion Nenjetéplus, ne pouvant battre le village Gaulois, décide de l'isoler par des palissades. Astérix parie qu'il peut faire le tour de Gaule et ramener une spécialité de chaque région malgré cette contrainte.
Ce manuel est destiné aux étudiants en psychologie de 1re et 2e années. Il est présenté avec une jaquette (cf « Culture biblique ») car il a une audience donc un lectorat plus important que celui des étudiants. Il est illustré d'images du cerveau « en action », en couleurs, jusque-là inédites en France. C'est une synthèse accessible et unique entre la recherche avancée, l'enseignement et la diffusion d'une nouvelle connaissance du fonctionnement cérébral. Les spécialistes du cerveau, de la pensée et de l'intelligence artificielle sont engagés dans une rencontre historique, de celles pouvant être à l'origine d'une véritable rupture épistémologique. Comme souvent dans l'histoire des sciences, le progrès technologique vient bouleverser les habitudes et casser les cloisonnements scientifiques. La conviction des auteurs est qu'à partir et au-delà de cette confrontation une nouvelle discipline est en émergence, qui a le couple cerveau-pensée comme objet d'étude et l'imagerie cérébrale anatomique et fonctionnelle comme méthode expérimentale.
L?homme, selon Lionel Naccache, est un créateur de fictions.Il vit dans un monde dont il produit le sens, comme dans un film dont Je est le héros. « Il existe en nous une sorte de cinéma intérieur qui s?apparente au cinéma tout court par de très surprenantes similitudes, mais qui s?en distingue également par d?incroyables prouesses. »Notre esprit présente une propriété fondamentale qui consiste à créer des significations à tout ce que nous sommes en train de vivre, penser ou imaginer. Inconsciemment et consciemment.Dans ce livre, l?auteur, neurologue et chercheur en neurosciences cognitives, explore, avec les outils des neurosciences les plus récentes, la manière dont notre esprit/cerveau produit notre perception du monde et de nous-même. Il montre ainsi comment le sujet tisse l?« étoffe de ses fictions » et élabore le sens que les choses ont pour lui, au croisement du cerveau et de l?expérience subjective du monde.Avec beaucoup d?esprit et de talent, Lionel Naccache file dans ce livre la métaphore cinématographique et en révèle la spectaculaire fécondité.Il nous propose ici une toute nouvelle approche de la manière dont se façonne notre représentation du monde. Notes Biographiques : Lionel Naccache est ancien élève de l?École normale supérieure de la rue d?Ulm, neurologue à la Salpêtrière, chercheur en neurosciences à l?ICM, professeur de médecine à Sorbonne Université et membre du Comité consultatif national d?éthique (CCNE). Depuis son magistral Le Nouvel Inconscient jusqu?au best-seller Parlez-vous cerveau ?, il poursuit la construction d?une euvre profondément originale qui révolutionne notre conception de la subjectivité et cherche à lui aménager une place de choix dans notre société.
Carter Rita ; Aldridge Susan ; Page Martin ; Parke
Résumé : Le Grand Larousse du cerveau est un ouvrage exceptionnel qui montre le cerveau humain à un niveau de détail et de précision qui n'a encore jamais été atteint auparavant. Il repose sur des explications claires, récentes, toujours illustrées par des photographies d'une remarquable qualité, issues des dernières technologies de l'imagerie médicale (scanners, IRM...), des infographies en 3 dimensions, des schémas, des graphiques, des tableaux de synthèse... Des centaines d'images en 3D pour visualiser le cerveau dans les moindres détails. Des explications claires, toujours illustrées, pour rendre accessibles à tous, les multiples fonctions du cerveau : la perception sensorielle (la vision, la douleur...), le contrôle des mouvements, l'expression d'émotions et de sentiments (la peur, le désir), le langage, la mémoire, la conscience... Les derniers progrès en neurosciences et les théories les plus récentes pour explorer toujours plus en profondeur les mystères du cerveau et analyser ses dysfonctionnements. Clair, complet, précis, savant, Le Grand Larousse du cerveau est un ouvrage fascinant accessible à toute la famille et source de connaissance pour tous les étudiants et les professionnels de santé. La nouvelle édition de l'ouvrage de référence pour tout savoir sur l'anatomie du cerveau humain et de son fonctionnement.
Collins Thérèse ; Andler Daniel ; Tallon-baudry Ca
Résumé : La cognition désigne l'ensemble des phénomènes qui se rapportent à l'esprit humain, son fonctionnement, ses effets sur le comportement, son émergence au cours de l'évolution, et son développement, typique ou non. Elle inclut les grandes facultés identifiées par la tradition (attention, mémoire, raisonnement, décision, langage...), mais tout autant la perception, la motricité, les émotions, la conscience, la socialité. Rendre compte de cet immense domaine est le but des sciences cognitives, fédération de disciplines allant de la biologie à la linguistique, de la psychologie à l'intelligence artificielle, de la philosophie à l'anthropologie. De cette rencontre naissent de nouvelles questions. Les sciences cognitives connaissent depuis un quart de siècle un formidable essor, les amenant au seuil d'applications dans de nombreux domaines, de la médecine à l'éducation, de la révolution numérique aux politiques publiques, de la culture à la justice.