Les études réunies dans ce volume montrent la diversité et la nécessaire complémentarité des voies d'approche menant à connaître sérieusement le monde du bâtiment. Longtemps, l'étude du bâti médiéval releva du seul domaine de l'histoire de l'art. L'accent était mis sur les réalisations prestigieuses et l'on se souciait rarement de fournir au lecteur des données précises concernant la réalité quotidienne des chantiers : infrastructure technique, origine, prix et transport des matériaux, outillage, recrutement de la main-d'oeuvre. Actuellement, aux enquêtes d'histoire économique du bâtiment menées par des historiens, s'ajoutent des recherches pluridisciplinaires faisant appel à l'ensemble des outils dont on dispose pour aborder ce problème : sources écrites, iconographie, inventaires, fouilles et analyse monumentale en liaison étroite avec le laboratoire, enquêtes ethnographiques. Restait à confronter les expériences, à définir en commun des méthodes de travail efficaces. C'est ce qu'ont voulu faire les différents chercheurs réunis ici.
Nombre de pages
370
Date de parution
01/01/1981
Poids
600g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782713214080
Titre
Pierre et métal dans le bâtiment au Moyen Age
Auteur
CHAMPELOT P
Editeur
EHESS
Largeur
160
Poids
600
Date de parution
19810101
Nombre de pages
370,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Qu'est-ce que bâtir au Moyen Age ? Bâtir, c'est rassembler autour d'un projet des idées, des hommes et des matériaux pour ce qui donnera lieu à un chantier. On peut rendre compte de cette étape à partir du milieu du XIVe siècle : les comptes de construction se font alors plus nombreux et précis. Dans les dix ou quinze dernières années, ce type de sources a connu un extraordinaire regain d'intérêt que traduit l'abondante bibliographie recueillie dans ce volume. Dans le même temps, l'archéologie du bâti, par une approche plus concrète que celle de l'histoire de l'art traditionnel, a largement enrichi notre compréhension du déroulement des chantiers. En amont de ce chantier, la prise de décision est le fait du maître d'ouvrage ou commanditaire des travaux, qu'il s'agisse d'un roi, d'un grand ou d'un petit seigneur, des représentants d'une communauté urbaine. Il lui faut réunir des moyens financiers mais aussi trouver le maître d'?uvre qui assurera le bon déroulement des travaux. Entre ces deux intervenants majeurs se tissent des relations régulières, parfois étroites, mais qui varient selon la nature et l'ampleur du chantier, sa durée, l'attrait et les compétences du commanditaire pour l'art de bâtir. Sur ces liens complexes, une vingtaine de chercheurs livrent une réflexion fondée sur la fréquentation d'un ensemble de maîtres d'ouvrage et de maîtres d'?uvre du XIVe au XVIe siècle.
Dans le domaine du sport, comme dans tant d'autres, les études, les rapports, les notes de synthèse sont émaillés de moyennes, de corrélations, de tests de Student et de graphiques en tous genres. S'il n'est pas demandé à tous de savoir calculer ces statistiques, qui n'a jamais été confronté à la difficulté de comprendre une information livrée sous une forme quantitative et d'en apprécier la pertinence? C'est à ce problème que tente de remédier cet ouvrage d'introduction à la statistique, dont les développements mathématiques ont été limités à leur plus simple expression. Chaque chapitre se complète d'une série d'exercices concernant exclusivement des disciplines du milieu sportif: de la biomécanique aux techniques d'entraînement en passant par la psychologie, la sociologie et la physiologie du sport. La première partie expose la production de données : comment mesurer, faire un sondage et planifier des expériences? La deuxième traite, ensuite, de l'organisation d'un ensemble de données de même nature qu'elles soient des catégories ou des mesures numériques (statistique univariée). La troisième partie se concentre sur la comparaison, la liaison, le croisement de ces données avec d'autres données (statistique bivariée). Enfin, la dernière décrit comment mesurer la confiance que l'on peut avoir dans les résultats obtenus (sont-ils généralisables?) et comment tester des hypothèses sur les données (statistique inférentielle). Conçu comme un manuel, ce livre s'adresse tout particulièrement aux professeurs et étudiants des 1er et 2e cycles en Sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS) ainsi qu'à tout intervenant dans le domaine du sport (psychologie du sport, marketing sportif?). Mais c'est avec beaucoup d'humour que l'auteur offre aussi, à tout intervenant du milieu sportif, le plaisir de prendre conscience de la multitude d'informations précieuses que peut lui fournir la statistique descriptive lorsqu'elle est vraiment appliquée à son champ disciplinaire (psychologie du sport, marketing sportif, etc.).
Marseille est un laboratoire privilégié. La crise actuelle de son modèle de développement économique est aussi celle de son territoire. Aussi la mise en cause de ses équilibres spatiaux appelait-elle tant une lecture historique de la genèse des structures urbaines qu'une lecture géographique des distributions sociales et spatiales d'aujourd'hui. C'est à cette double démarche que répond ce livre. D'une part, en analysant les dimensions synchroniques des activités économiques et démographiques inscrites dans une morphologie urbaine socialement structurée. D'autre part, en construisant le modèle génétique de l'articulation entre division sociale et trame matérielle de la ville : un modèle " libéral ", fruit de stratégies et de conduites, tôt établi au XIXe siècle, porteur d'effets de longue durée, et qu'échoue à altérer une haussmannisation manquée. L'interaction entre modes d'agir et formes urbaines, entre continuités et discontinuités temporelles, a fait de Marseille un cas d'école : division sociale, morphologie, croissance y sont étroitement liées, dans l'espace comme dans l'histoire. La ville se lit dans les principes tant de sa construction sociale que de sa division sociale. La première est le produit d'une création urbaine portée par des groupes, propriétaires, négociants, entrepreneurs immobiliers, animés par des projets mais aussi soumis à des contraintes, des compromis et des ratages. La seconde dessine des oppositions, entre équerre des beaux quartiers, de Longchamp au Prado, et faubourgs industriels, ville et port, nord et sud, avec la Canebière comme frontière, oppositions qui sont autant de composantes historiquement situées d'une structuration sociale du territoire, Dans un double refus du postulat écologique, pour qui la conduite des hommes est subordonnée à l'influence du milieu, et du postulat sociologiste, pour qui la société se projette simplement et immédiatement sur un sol quasiment vierge, l'ouvrage de Marcel Roncayolo est ainsi exemplaire pour les trois modèles qu'il propose, de genèse historique de la ville contemporaine, d'interprétation des relations entre territoire et société, et de mobilisation croisée des démarches de la géographie et de l'histoire.