ONTOLOGIE ET POESIE TROIS ETUDES SUR LA QUESTION DES LIMITES DU LANGAGE
CHAMPEAU
VRIN
38,00 €
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EAN :9782711612321
La philosophie, lorsqu'elle cherche - comme c'est le cas chez Heidegger - à dire ce que le mot être signifie, entre dans le voisinage de la poésie. En quoi cette parole nouvelle (plurivoque, métaphorique, paradoxale, parataxique ou tautologique) se distingue-t-elle de celle du poème ? L'oeuvre de Heidegger, confrontée aux objections des philosophes qui, tel Wittgenstein, doutent de la possibilité d'exhiber ainsi, dans un langage illogique, la condition de possibilité de tout langage, demeure souvent, sur ce point, muette. Plutôt que d'aborder de front la question du statut d'un discours ontologique renonçant à la proposition, l'ouvrage explore la démarche de trois poètes (H. Michaux, A. du Bouchet, P. Jaccottet). Chacun d'eux, à sa manière, et sans jamais renoncer aux exigences de la poésie, en vient à articuler, au plus près des préoccupations philosophiques contemporaines, une méditation sur l'être-au-monde et une réflexion sur les rapports du discours et du poème. Prendre au sérieux ce mouvement de la poésie en direction de la philosophie, en suivre attentivement les détours, tenter de comprendre pourquoi une telle parole pensante renonce à philosopher, espérer de cette manière rejoindre, ou au moins croiser, l'autre mouvement, celui de la philosophie en direction de la poésie - telle est l'intention qui anime ces pages. Au-delà d'une recherche sur la nature de la poésie, l'objectif est de parvenir à poser de manière un peu plus précise la question que la philosophie, aujourd'hui, en divers lieux, s'adresse : quel sens convient-il de donner à ce que Wittgenstein a nommé "la tendance à donner du front contre les bornes du langage" ?
Date de parution
07/10/2002
Poids
400g
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EAN
9782711612321
Titre
ONTOLOGIE ET POESIE TROIS ETUDES SUR LA QUESTION DES LIMITES DU LANGAGE
ISBN
2711612325
Auteur
CHAMPEAU
Editeur
VRIN
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0
Poids
400
Date de parution
20021007
Nombre de pages
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Voici 6 récits absolument "divins" et complètement déjantés qui renforcent, avec humour, l'idée que la transmission de la vie est "éjaculatoire" . Un voyage nulle part, si ce n'est au coeur des tabous et des idées les plus saugrenues. Une littérature "couillarde" et contemporaine, qui apporte ce petit sourire intérieur de complicité et de bonheur dont on a tant besoin. Un livre plaisir.
Amis lecteurs - me voici, quelque part, un peu obligé de vous caresser dans le bon sens, sinon à quoi servirait-il de parler s'il n'y a personne pour entendre. - ce livre est révolutionnaire, non par son contenu ou son style qui est simplement le mien, mais par sa face cachée. Il s'agit, en apparence, d'un recueil de nouvelles qui pourrait s'apparenter à un carnet de voyage, mais c'est bien plus que cela, puisqu'il s'agit de notre destin, de notre salut. Voici un amusant tableau de mours, brossés sans indulgence et humour : la comédie du monde. Même là-bas, au bout du bout du monde, il s'agit toujours de nous. Même si les voyages forment la jeunesse, ce serait un lieu commun que de rappeler l'inutilité de se fuir. On resterait toujours, ce que l'on était : maladroit, timide, psychotique, ou libidineux. Le mérite de traiter des autres favorise la digestion, surtout que la pilule est toujours amère, et on voit tellement mieux chez les autres. Reste ensuite le meilleur de la démarche : ramener à soi la science acquise, tel Ulysse qui a fait un beau voyage.
La belle était de taille à vous détourner de tous les Carmels. Le ciel érotique ouvert, elle engloutissait tout autour d'elle comme un trou noir de séduction, ondulante comme un serpent qui veut vous faire mordre dans la pomme. Un péché ambulant. La grande bouche vide du chaos lovée dans l'enfer de ses cuisses me dévastait les instincts. Une sorte de Deus-absconditus qui baillait avec spasmodie comme une huître qui hurlait l'envie et, par la fissure qui s'ouvrait, ce grand gosier révélait la perle pour le pourceau, la toison d'or pour le héros. Un courant d'air de musc et de crevettes s'exhalait. Moi, naïf et sale de curiosité, déjà à gambader dans ses effluves en quête d'aventures.Un voyage en absurdie, soumis à la pression insoutenable des passions et de l'érotisme, jouant de calembours lyriques et autres divertissements stylistiques.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.