Chambaz Bernard ; Damoisel Mathilde ; Mazzella Léo
BUCHET CHASTEL
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EAN :9782283022610
À six heures, les mâchoires des freins font un boucan d'enfer. Le train finit par s'arrêter le long du quai. Le ciel est bâché, gris, sans la moindre fente. La gare, pourtant monumentale, fait peine à voir. Dehors, c'est la même impression lugubre, la chaussée défoncée qui luit sous les phares des Jigouli cabossées, des flaques d'eau, des trous d'eau, une eau grise. Bienvenue à Vologda. " ( Bernard Chambaz, " Petit voyage d'Arkhangelsk à Astrakhan ".) " Une personne de la minorité Palaung m'accompagne le long de la grande rue. Nous passons devant le bureau du Mouvement de libération Palaung. Ce groupe indépendantiste, me précise mon guide, était actif jusqu'à il y a deux ans, puis a rendu les armes. Le bureau est fermé. Dans la presse birmane, quelques éditoriaux saluent la reddition de divers groupes indépendantistes. Ces derniers, déclare-t-on, sont accueillis avec "chaleur" au sein de la nation unie. Avec tout autant de "chaleur", quand le besoin s'en fait sentir, les forces armées rasent des villages - de la minorité Karen, par exemple -, violent les femmes et mettent la population locale aux travaux forcés. " (Henri Marcel, " Parole de Bouddha, parole de soldat ".) " Enfin, le Navarino appareilla. Si, à cet instant, j'avais su ce que j'allais endurer avant d'arriver à bon port trois jours plus tard, mon impatience en aurait été, à coup sûr, sérieusement réfrénée. " (Ricardo Uztarroz, " Retour à Robinson ".)
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Nombre de pages
221
Date de parution
10/05/2007
Poids
399g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782283022610
Titre
Journal des Lointains N° 5
Auteur
Chambaz Bernard ; Damoisel Mathilde ; Mazzella Léo
Editeur
BUCHET CHASTEL
Largeur
170
Poids
399
Date de parution
20070510
Nombre de pages
221,00 €
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Résumé : Dans ce recueil de poèmes choisis parmi l'oeuvre de toute une vie, Bernard Chambaz propose une sélection infiniment émouvante et personnelle des poèmes d'amour dédiés à sa femme, Anne. Sa poésie libre et joyeuse, teintée de mélancolie, saisit l'émerveillement sans cesse renouvelé face à une vie vécue à deux, des grands voyages aux minuscules bonheurs qui constituent la mystérieuse magie d'un couple.
Résumé : ""A quoi pensez-vous tout ce temps ? " La question m'a souvent été posée à l'occasion de mes Grands Tours de trois semaines à vélo. A chaque fois, la même réponse m'est venue : à tout et à rien ! Ce qui ne serait sans doute pas la plus mauvaise approche de la philosophie." Bernard Chambaz allie dans cet essai souplesse des mots et ressort de la jambe. Mouvement, espace, durée, effort... En cinquante chapitres brefs et savoureux, tous les amateurs, passionnés, fous de vélo, trouveront au fil des réflexions de l'auteur de quoi méditer à leur tour sur des notions pour eux bien concrètes. Car détrompons-nous : le vélo n'est pas détaché des idées ! De concept en concept, convoquant avec espièglerie les plus grands philosophes ? Kant, Spinoza ou encore Heidegger ?, Bernard Chambaz dévoile une autre facette du vélo : celle d'un objet qui prolonge notre être et nous donne à penser.
Bernard Chambaz a choisi des extraits des Misérables qu'il commente, mettant en valeur leur frappante actualité. Piotr a dessiné, en noir et blanc, ce qui serait aujourd'hui le monde de Valjean.
En France, le nom de Robert Enke n?est guère familier aux amateurs de football. Pourtant, ce joueur allemand conserve dans son pays une étonnante aura, et son suicide le 10 novembre 2009, vingt ans jour pour jour après la chute du Mur de Berlin, l?a propulsé au rang de mythe. Gardien de but d?anthologie, Robert Enke, né en 1977 à Iéna, en Allemagne de l?Est, débute véritablement sa carrière de footballeur professionnel en 1998/1999. Il triomphe entre 2004 et 2007 sous le maillot de l?équipe de Hanovre, mais connaît une saison 2008 décevante. Le 10 novembre 2009, alors que son nom revient au premier plan, il est pressenti pour intégrer l?équipe d?Allemagne lors du Mundial 2010, il se jette sous un train? Qui était vraiment Robert Enke? Quelle mélancolie, quelle fêlure secrète cachait cet homme dont le rôle, sur le terrain, était au contraire et par définition de toujours garder la tête froide? Plonger est une enquête sur l?énigme Enke, à la recherche de ses traces dans les villes où il a vécu, de Iéna où il a grandi à Hanovre où il a connu la gloire, puis la mort à 32 ans. Une reconstitution attentive et mélancolique, aussi, des dernières vingt-quatre heures de la vie de ce personnage fragile, dépressif depuis des années, hanté par la mort de sa petite fille de deux ans victime d?une malformation cardiaque?
Gilles ne se balance pas, il est assis sur le mur du jardin et il regarde devant lui. Il ne regarde pas sa soeur ; il ne l'accompagne pas comme il le fait parfois en imitant le mouvement de ses jambes pour se donner de l'élan. Claire sent qu'il est là sans être là, comme s'il avait le pouvoir de sortir de son corps quand il le veut, ou quand il a peur. Il n'a peut-être pas envie de revenir ; il n'est pas encore revenu avec elle, avec eux, à la ferme, dans la cour, dans le soir de juin. Une ferme comme une île ; Claire et son frère, Gilles. Cinquante années de leur vie.
Tu es ma vie, chante la femme à l'épaisse chevelure noire maintenue en un chignon gonflé. Elle a un mouchoir à la main, comme ma grand-mère, des lunettes fumées, comme ma grand-mère, elle parle arabe, comme ma grand-mère". 1956, Besançon : un jeune homme venu d'Algérie découvre la France. 6 octobre 1973, Paris, jour de Kippour : une enfant comprend confusément qu'une guerre vient d'éclater. Au fil du texte, la chanson Enta Omri d'Oum Kalsoum devient fil d'Ariane : une musique-mémoire pour dire l'exil, la langue, la transmission, la traduction – et ce " douanier " imaginaire qui laisse passer les mots mais retient la culture. Avec une justesse éblouissante, Agnès Desarthe signe un récit la fois intime et ample où la musique ouvre les portes du passé et éclaire la complexité d'une appartenance.
Pendant des siècles, étudier était le meilleur investissement possible. Ce monde-là est mort. L'intelligence devient gratuite et infiniment disponible. Les études, telles qu'on les connaît, sont devenues contre-productives. Ce livre est un appel au sursaut. En exposant les effets destructeurs de la révolution cognitive en cours et en proposant des chemins pour apprendre autrement, il répond à la question fondamentale : que nos enfants devront-ils apprendre demain ? Ne faites plus d'études n'est pas un pamphlet contre le savoir. Il invite à se préparer à une société où l'apprentissage sera une activité exigeante, permanente et profondément personnelle.
Résumé : Nigeria, fin des années 1960. Timide et introverti, rongé par une culpabilité ancienne, Kunle voit dans la guerre civile qui éclate une possible rédemption. En apprenant que son frère a fui la maison pour rejoindre l'armée biafraise, Kunle se lance à sa poursuite, dans un pays en proie au chaos, au coeur d'une lutte qu'il ne comprend pas. En chemin, le jeune homme découvrira l'amour et l'amitié mais aussi les limites de la compassion humaine, et ouvrira les yeux sur son propre destin. En confirmant sa voix unique entre lyrisme, mysticisme et réalité crue d'un conflit oublié de l'histoire, Chigozie Obioma signe une odyssée d'amour, de fraternité et de courage.