Espace et récit de fiction. Le cycle indien de Marguerite Duras
Chalonge Florence de
PU SEPTENTRION
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EAN :9782859398637
Lol resta toujours là où l'événement l'avait trouvée ". A son entrée dans l'histoire, le personnage est chez Marguerite Duras stoppé net. Confronté à un événement traumatique, impossible à oublier comme à convertir, il est rendu à la vacance d'une vie privée de conquêtes. On le voit alors aller et venir, dans un exercice élaboré de reprises et de redites, avant qu'il n'envisage la seule décision susceptible d'orienter l'histoire revenir se placer au lieu même où son existence fut gagée. Mais pénétrer dans ce haut lieu ne ranime pas les faits vécus. Le Ravissement de Lol V. Stein se ferme. Son monde survit cependant par le développement du cycle, ou plutôt par son enroulement, à travers Le Vice-consul et L'Amour, décrivant, sur le tracé de la danse inaugurale, un soir de bal au casino municipal de T. Beach, une large boucle spiralée. Chez Marguerite Duras, le récit accorde à l'espace l'importance qu'il refuse à l'intrigue. Au contact de cette ?uvre, il s'agit de rendre à la poétique du récit de fiction la dimension de l'espace trop longtemps sacrifiée à l'évidence des interactions entre temps et récit. Espace et narration, espace et perception, décor et représentation donneront à cette poétique construite avec le soutien de la linguistique et de la phénoménologie ses grands axes.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
257
Date de parution
23/06/2005
Poids
422g
Largeur
140mm
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EAN
9782859398637
Titre
Espace et récit de fiction. Le cycle indien de Marguerite Duras
Auteur
Chalonge Florence de
Editeur
PU SEPTENTRION
Largeur
140
Poids
422
Date de parution
20050623
Nombre de pages
257,00 €
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Il s'agit ici d'une relecture de deux romans du "premier Perec" , parus en 1965 et 1967, que l'auteur concevait comme un diptyque et pour lesquels il aurait souhaité en 1975 une édition commune, dans une collection de poche. Si l'on en croit Georges Perec, son premier roman, Les Choses, était consacré aux "lieux de la fascination mercantile" , tandis que le second volet du diptyque, Un homme qui dort, se vouait par contraste aux "lieux de l'indifférence" . A cette époque, l'auteur n'a pas encore adhéré à l'Oulipo (l'Ouvroir de Littérature potentielle) qui fera, avec sa veine autobiographique, son succès critique. C'est ainsi un Perec moins étudié auquel le volume se consacre pour s'intéresser aux ambitions et aux réussites d'une période où l'auteur soumet son oeuvre aux exigences d'un "réalisme critique" , emprunté à la sociologie marxiste de Georg Lukacs. Le volume est composé de sept contributions. Il a fait appel à des spécialistes de l'oeuvre de Georges Perec et fait place au témoignage de Paulette Perec, l'épouse de l'auteur à l'époque. Il comporte également une bibliographie exhaustive des éditions et traductions des Choses jusqu'en 1982 (année de la mort de l'écrivain).
La dernière trilogie de Beckett, composée de Compagnie, Mal vu mal dit et Cap au pire est un ensemble romanesque unique en son genre. Ces trois brefs récits, posent à la fiction d'innombrables questions. L'étude est ici conduite tant d'un point de vue générique que génétique ; elle fait appel aux meilleurs spécialistes de l'auteur, en France comme à l'étranger, pour s'attacher aux liens qui unissent ces oeuvres, mais aussi pour interroger le bilinguisme de Beckett, particulièrement sensible dans ces oeuvres de fin de vie. Les grandes lectures de Beckett (notamment celle du philosophe Alain Badiou) seront ici mises en perspective.
Dans le second vingtième siècle, la réflexion sur la figure dans le langage verbal a bousculé les frontières disciplinaires et revisité les perspectives théoriques en réinterrogeant les distinctions entre abstrait et concret, intelligible et sensible, spéculatif et narratif C'est à travers un hommage à Bruno Clément dont les recherches marquées par la rencontre entre littérature et philosophie ont renouvelé, en premier lieu à partir de Beckett, la pensée figurale que les contributeurs à ce volume se jouent des figures et des gestes de pensée, tels que la palinodie, l'éclat, le penser-à-rien, la tension ou la concession. Ils interrogent aussi les catégories de la fiction et de la voix et traversent les siècles pour relire Platon, Froidmont, Pascal, Molière, Rimbaud, Zola, Bergson, Genet, Duras, Beckett, Pinget, Oilier ou Hergé. Le lecteur trouvera ici matière à l'exploration des démarches héritières de la révolution figurale.
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Qu'est-ce qu'être père ? Comment la paternité était-elle pensée et vécue au cours des derniers siècles ? Le présent ouvrage cherche à éclairer les profondes mutations de la figure paternelle en Occident du XV ? au XX ? siècle. S'intéressant aux relations personnelles et concrètes des pères avec leurs enfants, notamment tout-petits, aux émotions de même qu'aux enjeux de transmissions et de pouvoir, les contributeurs de ce volume donnent à voir les expériences paternelles et les modèles qui s'imposent aux pères dans toute leur diversité. Au profit d'un dépassement de stéréotypes et de simplifications communes, historiens et historiens de l'art mènent ici une série d'études variées qui révèlent des pans méconnus de la paternité d'hier et d'aujourd'hui.
Face à de nombreuses crises internationales et à des évolutions dangereuses - citons ici seulement la guerre en Ukraine et les conflits au Proche-Orient ainsi que la montée générale du populisme de droite, du nationalisme et des régimes autoritaires en Europe et dans le monde - la diplomatie culturelle française et allemande, portée par des instruments et institutions différents comme l'Institut français et le Goethe-Institut, se voit confrontée à de nouveaux enjeux et défis. Quels sont les nouveaux instruments, quels les échecs et les succès ?
La question de l'énergie s'impose comme un des enjeux majeurs du XXIe siècle ! Le concept de transition énergétique s'inscrit plus que jamais au coeur des politiques publiques, déclinées ensuite au niveau plus infra des territoires. Toutes ces questions d'ordre environnemental, technique ou sociétal suscitent des prises de position tranchées et des controverses d'ampleur, comme si les problèmes soulevés appartenaient à l'instantané d'une contemporanéité agitée. Or, il apparais que les phases de mutation liée à l'émergence de nouvelles énergies ont été récurrentes depuis le XVIII` siècle, se heurtant parfois à des verrous technologiques, des impasses, des défiances. Malgré tout, des filières énergétiques se sont peu à peu imposées à l'existant générant des ascendances techniques et de nouveaux usages. Les acres de ces 6" Journées d'Histoire Industrielle ont pour ambition de s'interroger sur ces dynamiques comme sur ces échecs rappelant en somme qu'aucun système ne reste figé.
Les mémoires humaines - celles de nos sociétés, des mémoires collectives et individuelles - sont en pleine mutation dans un monde en formidable accélération et en production de nouvelles connaissances. Ces mémoires plurielles peuvent-elles tout conserver, se faire à la fois témoins, souvenirs, ressources et réflexions de notre époque dans un monde lui-même en transformation ? A cette question et d'autres, huit points de vue complémentaires apportent des éclairages actuels sur ces notions de mémoires. Ces regards scientifiques concernent l'histoire et la relation à notre passé, à son examen, son archéologie et ses enjeux modernes. Ils envisagent aussi notre mémoire humaine dans ses processus individuels grâce aux neurosciences et à la psychologie cognitive. De plus, les technologies actuelles de l'information interrogent les mémoires artificielles qui étendent notre mémoire humaine.