Le nom de Varlam Chalamov, depuis la publication de ses Récits de Kolyma, est indissolublement lié aux camps qui, de 1933 à 1960, ont représenté le complexe concentrationnaire le plus redouté du Goulag. Il y fut détenu dix-sept ans. " La perfection que j'ai trouvée en arrivant à Kolyma, écrit-il, n'est pas le produit d'un quelconque esprit du mal. Le camp est une structure empirique. Tout s'est mis en place progressivement, par expérience accumulée. " C'est précisément cette accumulation et cette expérience que les récits de Vichéra éclairent de l'intérieur. Lors de sa première détention en 1929, Chalamov voit s'établir, dans cette région occidentale de l'Oural, " un système pédagogique basé sur le châtiment et la récompense, les remises de peine, l'arbitraire et la démagogie qui va se révéler extraordinairement efficace et pervers. " Grâce à sa fonction de " petit chef détenu organisant le travail d'autres détenus ", il assiste à la mise en place d'un piège mortel qu'il observe et interprète. Il est l'un des premiers à en percevoir le terrible danger politique et éthique. Ces pages, sous-titrées " antiroman ", que Chalamov juge " importantes concernant sa méthode de travail et sa conception de la vie ", ont gardé les aspérités, le bâti apparent, les turbulences d'une période qui n'avait pas encore fait du travail forcé l'une des bases du nouveau socialisme d'État.
Nombre de pages
250
Date de parution
07/09/2000
Poids
336g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782864323235
Titre
Vichéra
Auteur
Chalamov Varlam
Editeur
VERDIER
Largeur
140
Poids
336
Date de parution
20000907
Nombre de pages
250,00 €
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Chalanov, ancien juriste, a passé dix ans dans les différents camps soviétiques pour crime contre-révolutionnaire. Ce récit est une description sobre et précise de l'enfer quotidien où sont plongés ses compagnons de misère, les détenus "58" envoyés en Sibérie par les purges staliniennes. Dans un monde situé aux extrêmes limites de l'horreur, ces êtres incités à toutes les faiblesses et à toutes les lâchetés, parviennent encore à témoigner d'une simple et terrible grandeur.
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Novembre 1989. Le Mur de Berlin vient de tomber. Inge et Walter Bischoff, un couple d'Allemands de l'Est annoncent à leur fils Carl qu'ils ont décidé d'aller vivre de l'autre côté du rideau de fer. A vingt-six ans, Carl n'habite plus chez eux depuis longtemps. Mais leur décision qui ressemble à un abandon lui révèle qu'avant d'être ses parents, Inge et Walter ont eu une jeunesse éprise de liberté. De ce temps d'avant la construction du mur, le Stern 111, un poste de radio de fabrication soviétique, reste le symbole : toute la jeunesse d'Allemagne de l'Est s'en servait pour écouter les radios de l'Ouest. Carl se rend bientôt à Berlin avec la petite voiture de son père. Au "Cloporte", un immeuble où s'est rassemblée une communauté de squatters, il va connaître une double initiation amoureuse et politique.
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