Lettres de Gaston Chaissac à Albert Gleizes et à Juliette Roche (1938-1952)
Chaissac Gaston ; Roche Juliette ; Gleizes Albert
JOCA SERIA
24,00 €
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EAN :9782848093673
Au début des années 1940, dans une France coupée en deux par la guerre, le sort de Gaston Chaissac est peu enviable. L'artiste, sans métier ni moyens pour subsister, est hébergé à la cité sanitaire de Clairvivre depuis mai 1939. Jeanne et Otto Freundlich, qui dès 1937, l'avaient encouragé à peindre, lui organisèrent sa première exposition personnelle en 1938, à Paris, à la galerie Gerbo. L'exposition ne dura pas plus d'une dizaine de jours, elle ne reçut pas plus d'une dizaine de visiteurs. Juliette Roche et Albert Gleizes, qui avaient découvert en 1938 le travail de Chaissac dans l'atelier des Freundlich et acquis l'un de ses dessins, furent de ceux-là. A la suite de cette première rencontre, Gaston Chaissac entra en correspondance avec les Gleizes. Il leur aurait adressé une soixantaine de lettres entre 1938 et 1949, demandant conseil sur le métier de peintre, rêvant sur l'artisanat rural ou les communautés d'artistes, informant sur le résultat de ses dernières trouvailles artistique
Nombre de pages
320
Date de parution
07/04/2022
Poids
402g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782848093673
Titre
Lettres de Gaston Chaissac à Albert Gleizes et à Juliette Roche (1938-1952)
Auteur
Chaissac Gaston ; Roche Juliette ; Gleizes Albert
Editeur
JOCA SERIA
Largeur
150
Poids
402
Date de parution
20220407
Nombre de pages
320,00 €
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En présentant ces quelques poèmes Hippoboscaliens au public il n'est peut-être pas de trop que celui-ci soit prévenu qu'ils sont d'un homme qui obéit aux épluchures et qui est culotté à la hussarde en velours côtelé. Leur auteur peint des tableaux qui représentent à la fois des empreintes d'épluchures (ce qui le fait leur obéir) et des portraits. Ces poèmes se défendront tout seuls s'ils le peuvent et si le lecteur rigole de moi parce que je les ai écrits, je m'en réjouirai car lorsqu'on rit de quelqu'un, c'est bien qu'on ne lui veut pas de mal". Gaston Chaissac.
En présentant ces quelques poèmes Hippoboscaliens au public il n'est peut-être pas de trop que celui-ci soit prévenu qu'ils sont d'un homme qui obéit aux épluchures et qui est culotté à la hussarde en velours côtelé. "Leur auteur peint des tableaux qui représentent à la fois des empreintes d'épluchures (ce qui le fait leur obéir) et des portraits. "Ces poèmes se défendront tout seuls s'ils le peuvent et si le lecteur rigole de moi parce que je les ai écrits, je m'en réjouirai car lorsqu'on rit de quelqu'un, c'est bien qu'on ne lui veut pas de mal."
Résumé : Ce livre s'ouvre comme un catalogue de papiers peints aux pages déchirées : lambeau jaune comme les blés, tache bleue de ciel, touches de verts empruntées aux taillis... Un drôle de personnage aux cheveux verts, roses et blancs se fait un habit de voyage de ces morceaux colorés et se promène dans un puzzle qui ressemble fort au bocage vendéen cher à Gaston CHAISSAC.
Les poèmes publiés dans ce premier livre en français de la poète et artiste Lillian-Yvonne Bertram sont tirés de Negative Money (Soft Skull Press, 2023), son sixième recueil. Finaliste du New England Book Award, Negative Money pose la question douloureuse d'une vie " à découvert " au sein d'un capitalisme effréné de consommation : que signifie vivre " en négatif ", exister dans la dette, la précarité et le manque, malgré un emploi, malgré tout le travail fourni ? Le titre devient une métaphore de la condition contemporaine : un état de déficit permanent, économique mais aussi intime et social. Bertram écrit à la jonction de l'expérience personnelle et des structures oppressives : l'endettement, le genre, la race, l'amour. Ces poèmes exposent avec lucidité les violences systémiques du capitalisme tout en sondant la fragilité du lien humain. La richesse du livre tient à sa diversité formelle : abécédaire, sonnets, poèmes visuels et expérimentations graphiques composent une mosaïque d'écritures. Cette pluralité sert une poésie conceptuelle et lyrique, cérébrale et sensible, rude et tendre à la fois , l'écriture se déploie dans un langage incisif, parfois ironique, toujours tendu. Si la lucidité peut sembler parfois brutale, elle n'aboutit jamais pour autant au cynisme. Bertram propose au contraire une poésie qui ouvre, dans la conscience du manque, la possibilité d'une résistance et d'un espoir. Argent négatif se veut ainsi à la fois confession intime et critique sociale, invitation à repenser la valeur de nos vies, de nos relations et de nos désirs au-delà des logiques financières. C'est comme si la poésie de Lillian-Yvonne Bertram dressait le portrait d'une Amérique chère : un pays si onéreux qu'il en devient hostile , un pays pourtant que l'on ne peut se résoudre à priver de toute affection.