Qui regarde qui ? ...Entre les statues de marbre et les tableaux de maîtres, les visiteurs du musée d'Orsay posent tantôt des yeux admiratifs, tantôt un regard perplexe sur les chefs-d'euvre qui bordent les allées. Ils échangent dans un murmure discret et continuent leur déambulation. Mais lorsque les portes du musée d'Orsay ferment et que la nuit tombe, les sculptures et les peintures quittent la pose, descendent de leur socle, s'animent, se détendent, se mettent à se raconter, s'interrogent ou commentent ce qu'elles ont pu voir ou entendre au cours de la journée. L'Olympia de Manet, qui en a peut-être assez de passer sa vie allongée, déserte sa couche ; les Raboteurs de parquet de Caillebotte, fatigués, délaissent les lattes du parquet ; et Héraclès se dirige, comme à son habitude, tout droit vers sa pièce favorite : les toilettes. Certains se retrouvent pour dresser un portrait peu flatteur des visiteurs indélicats ; d'autres, désabusés, s'assoient pour observer l'absurdité du monde à travers les vitraux de la grande horloge. D'autres encore accueillent les nouveaux venus, car les collections s'agrandissent ! Au petit matin, toutes les euvres regagnent leur socle ou leur cadre et reprennent la pose avant l'ouverture des portes. Un quotidien au musée où l'on découvre que tour à tour, les rôles s'inversent. Que peuvent bien penser de nous les peintures et les sculptures à force de nous observer et de nous écouter dans les couloirs et les salles d'un musée tout au long de la journée ?? Ce que de jour les « regardeurs » disent des regardés, et surtout ce que de nuit les regardés racontent des « regardeurs ». Le lecteur devient témoin et spectateur d'un quotidien aussi bien nocturne que diurne dans le musée.Fin observateur, Christophe Chabouté signe un album plein de poésie qui nous invite à réfléchir sur notre rapport à l'art, nos certitudes et à la manière dont nous percevons le monde. Se jouant des visiteurs mais jamais du lecteur, il laisse place à la contemplation avec humour et sensibilité.Notes Biographiques : Né en 1967, d'origine alsacienne, Christophe Chabouté publie en 1993 ses premières planches chez Vents d'Ouest dans Récits, un album collectif sur Arthur Rimbaud. En 1998, il réalise Sorcières au Téméraire et Quelques jours d'été chez Paquet. Deux albums remarqués et primés, le premier au festival d'Illzach, le second à Angoulême où il décroche l'Alph' Art Coup de Ceur. Avec Zoé paru en 1999 chez Vents d'Ouest, Chabouté prouve que son talent a atteint sa pleine maturité. Ce qu'il démontre avec encore plus d'évidence dans Pleine Lune, qui a reçu le prix Extrapole 2001, le prix de la ville de Limoges, celui du meilleur scénario à Chambéry et deux nominations à Angoulême 2001. En 2001, il réédite Sorcières chez Vents d'Ouest, dont la moitié des nouvelles qui le composent sont inédites. Il publie la même année Un Îlot de Bonheur chez Paquet, album récompensé par une mention spéciale du jury ecuménique de la BD à Angoulême 2002. En 2002 toujours, il collabore à l'ouvrage collectif Léo Ferré en BD et publie surtout La Bête dans la collection Intégra et Purgatoire, en couleurs, pour la collection « Equinoxe » de Vents d'Ouest. En 2006, paraît Landru, suivi par Construire un Feu en 2007, adapté d'une nouvelle de Jack London. Toujours chez Vents d'ouest, il signe : Tout seul en 2008, Terre Neuvas en 2009, Fables Amères en 2010, Les Princesses aussi vont au petit coin en 2011 et Un peu de bois et d'acier en 2012. En 2014, il entreprend d'adapter en bande dessinée le monument littéraire d'Herman Melville : Moby Dick. En 2018, il nous ouvre les portes de son atelier dans Bricoles, gribouillis et fonds de tiroirs, un sublime artbook qui emmène le lecteur dans un voyage graphique retraçant 20 ans de carrière. L'année suivante, il reprend sa série des Fables amères et livre onze histoires courtes du quotidien menées par la douceur, la poésie et le silence... En 2021, il revient chez Glénat au volant de l'emblématique Yellow Cab, une plongé au ceur de New-York où on peut observer les visages de milliers de passagers et emmagasiner des histoires. L'euvre très personnelle de Chabouté connaît un succès grandissant et a été récompensée de nombreux prix.
L'histoire vraie du premier tueur en série français En 1922, Henri Désiré Landru est reconnu coupable de l'assassinat de 10 femmes et d'un homme. De la fumée nauséabonde se dégageait de la cheminée de sa villa de Gambais... On y a récupéré une cuisinière dont les tuyaux avaient beaucoup servi... Malgré deux ans d'instruction acharnée, personne ne réussit à faire reconnaître ses crimes à Landru... Il n'avoua rien. Aucun cadavre ne fut retrouvé...Christophe Chabouté revisite cette période obscure de l'Histoire qui a défrayé la chronique, et où s'enchevêtrent le fait divers macabre et les séquelles d'une guerre atroce.144 pages d'un suspense haletant...
CHABOUTÉ... les cadavres tombent comme des mouches, il n'y a aucun lien entre les victimes... je n'ai aucun indice sérieux et pas le moindre mobile... rajoutez à ça, la moitié du village qui voit des monstres partout et l'autre moitié prête à tirer sur tout ce qui bouge... la routine quoi !
La vie s'annonce bien pour Benjamin Tartouche. Il vient enfin d'être déclaré en free-lance et va pouvoir travailler tranquillement en indépendant grâce au matériel informatique qu'il vient à peine de s'acheter. En plus de ça, il a hérité d'une maison d'une vieille tante qu'il ne connaissait pas et qui vient de mourir. Il s'est juste collé un crédit pour payer les frais de succession et son équipement informatique. Mais en pleine nuit, Benjamin est réveillé par les pompiers qui le sortent de chez lui avec violence. Sa maison brûle. Et ce n'est que le début de ses malheurs... Son assureur, une véritable ordure, ne veut rien rembourser et fait traîner l'affaire... Pendant ce temps, Tartouche perd son travail (plus d'ordinateur), est interdit bancaire (plus de rentrée d'argent), se fait virer de l'hôtel où il habitait en attendant (plus d'argent pour le payer). Comme il n'a plus de papiers, ni amis, ni famille, il devient clodo. Mais Benjamin n'est pas au bout de ses souffrances. Il n'a pas fini d'expier ses fautes...Purgatoire marque le grand retour de Christophe Chabouté dans une série en trois tomes et en couleurs, pour la collection Equinoxe où il laisse éclater tout son talent !
Benjamin Tartouche a survécu à l'incendie de sa maison, a perdu son travail, a été interdit bancaire : plus de ressources, plus de papiers Prisonnier de cette spirale infernale, Benjamin est devenu clochard. Pensant avoir touché le fond, il a été pour finir, comble de malchance, écrasé par son propre assureur... Mais Benjamin n'est pas au bout de ses malheurs, ses vrais ennuis ne semblent vraiment commencer que maintenant. Après s'être frotté à notre bonne vieille administration, Benjamin va faire les frais d'une bureaucratie bien plus coriace encore, celle de l'Au-Delà... Si bien qu'après avoir vécu l'enfer, il est a deux pas de s'y retrouver vraiment... Christophe Chabouté récidive avec le deuxième volume de ce triptyque pour la collection Equinoxe. A ne pas manquer... La première série, incontournable, d'un auteur qui l'est tout autant !
Une île pas tout à fait déserte... Nos quatorze jeunes naufragés découvrent qu'ils ne sont pas tout à fait seuls sur leur île... Une jeune femme, bientôt rejointe par une bande de pirates va bousculer le quotidien qu'ils avaient réussi à recréer pendant leurs mois de solitude. Après avoir appris à survivre face aux éléments et à la nature impitoyable, ils vont devoir apprendre à se défendre contre une autre forme de menace. Car après tout, n'est-ce pas dans le coeur des hommes que se cache le plus terrible des dangers ? Redécouvrez un classique de la littérature d'aventure en BD ! Les auteurs ont insufflé de la modernité à la robinsonnade de Jules Verne pour en livrer une série grand public dans la lignée de Seuls ou Esteban. Une trilogie qui paraîtra intégralement dans l'année 2018.
Grande-Bretagne, 1927. Après les péripéties du concours Jules Verne, Émilien et Noémie, les enfants les plus intrépides d'Angleterre, sont de retour au bercail. Mais pas pour longtemps, car Térence, l'ancien assistant de leur père, a besoin d'eux pour une mission très spéciale ! À San Francisco, les services secrets américains ont établi une base dans les anciens locaux de la prison d'Alcatraz, pour lutter contre le Troisième Axe. Une mission dirigée par un homme passionné par les technologies et collectionneur dans l'âme : Al Capone en personne ! Ensemble, arriveront-ils à percer les mystères de cet ennemi insaisissable ?Découvrez le deuxième cycle de cette grande série d'aventure plébiscitée par la critique et le public ! Suivez le parcours de deux enfants ingénieux et intrépides, dans un début du XXe siècle, mâtiné de steampunk.
Un rêve. Un destin à écrire. Le ciel pour théâtre. Tuskegee, Alabama, fin des années quarante. Bessie Bates est passionnée d'aviation. Tous les jours, depuis trois ans, elle se rend à l'aérodrome dans l'espoir de passer son brevet de pilote. Sauf que Bessie est une femme, et elle est noire. Et dans l'Amérique ségrégationniste, difficile pour elle de faire valoir sa capacité à piloter son propre appareil... Alors quand elle reçoit un jour par la poste la plaque de son père, héros de guerre disparu en vol en Europe, elle décide de tout mettre en oeuvre pour retrouver sa trace. Première escale : Paris, où elle est embauchée comme copilote par une compagnie de fret. Aux côtés de Lulu, vétéran bourru, Bessie gagne des heures de vol, de l'assurance et de l'expérience. Le ciel sera dès lors le théâtre de son destin... Découvrez le destin de Liberty Bessie : la reine du ciel ! Une saga d'aviation au parfum d'histoire, mais surtout d'aventure, librement inspirée des faits d'arme des " Tuskegee Airmen ", groupe de pilotes afro-américains originaires de Tuskegee et qui se distingua lors de la Seconde Guerre mondiale.
Ils sont 7 cinglés à moto prêts à tout. Champions des tours chronométrés du pâté de maison, ces rois de l'arsouille cumulent les gamelles. Quand ils ne sont pas sur leurs motos, on les retrouve au comptoir du Joe Bar en train de commenter leurs derniers exploits avec une mauvaise foi de rigueur... Cette BD qui pétarade, sent l'huile bouillie et le radar cramé, est plus qu'un succès phénoménal. Tous les motards en herbe se sont réveillés à la lecture de ces gags pour, à l'unisson, chanter la gloire du Joe Bar Team... refrain repris en coeur par les lecteurs de BD du monde entier.Opération lifting pour le Joe Bar Team, la série culte des années 90, qui change la carrosserie de ses 4 bolides: une nouvelle impression et4 nouvelles couvertures, dynamiques et accrocheuses, viennent revitaminer la collection qui s'apprête, du même coup, à toucher encore plus de nouveaux lecteurs. En attendant l'arrivée du tome 5, signé Bar2, et le raz de marée qui s'en suivra, voici les aventures du Joe Bar Team prêtes à gagner tout un tas de nouvelles courses!
Mathis est en terminale et est complètement perdu : une mère presque absente, un beau-père qui le pousse sans cesse au conflit, une fin d'année difficile entre réussir son bac et entrer dans cette école d'animation qui lui importe tant. Et au-delà de tout ça, un père porté disparu depuis des mois... Un jour, poussé par ses amis, il fait le pari de "pécho" Léa, dont il est secrètement amoureux. Car oui, Mathis aspire à une forme de virilité au point d'en oublier que Léa n'est pas un objet à posséder. Le retour de flamme est violent et les maladresses s'enchaînent. Que faire ? Qui devenir ? Léa va-t-elle lui pardonner ? Mathis va-t-il intégrer cette école rêvée ? Et surtout, comment réagir quand une lettre de son père lui parvient enfin ...
Le chat du Rabbin", c'est Alger et le quartier Juif au début du siècle. Celui qui regarde ce monde et qui raconte, c'est "le chat du Rabbin". Tout de suite, il explique pourquoi le Rabbin n'a pas plutôt un chien : "... Ca fait tellement longtemps que les Juifs se font mordre, courir après ou aboyer dessus que, finalement, ils préfèrent les chats". Le chat mange le perroquet de Zlabya, la fille du Rabbin, et du coup, le voilà doté de la parole et exigeant de faire sa bar-mitsva. Les discussions vont être longues tant avec le Rabbin lui-même qu'avec le Rabbin du Rabbin. Ce chat, qui a une allure graphique à pleurer de rire, tantôt matou tendre amoureux de sa maîtresse, tantôt sournois filou, tient tête à tout le monde et ergote à n'en plus finir. Il ne se calme que dans la douceur des bras de sa maîtresse. Mais il lui est interdit de lui parler, alors il nous confie : "c'est la condition, si je veux rester avec elle. Ca vaut le coup de fermer sa gueule pour être heureux". Ceci ne l'empêchera pas de se mettre sur la piste des étudiants qui fréquentent l'école du Rabbin, car l'un d'entre eux a le désir d'épouser la jolie Zlabya...
Ce chat qui parle, pense et critique des idées religieuses fait couler beaucoup d'encre. Le premier tome, Le Chat du rabbin était une excellente surprise, ce second ne devrait pas vous décevoir. C'est un véritable conte initiatique d'une grande beauté, où l'on apprend bien des choses sur l'usage de la parole, de la vérité et du mensonge. Une merveille de subtilité, d'émotion et d'ironie.
Dans la plus belle ville du plus beau pays, princes et princesses d'Europe sont en quête d'émerveillement, de salut et de gloire.Les néons de Brecht Evens se fondent dans les illusions de ses héros. Ils sont dans la fleur de l'âge... et c'est une nuit d'été.Notes Biographiques : Brecht Evens a vingt-deux ans quand il sort de l'école Saint-Luc de Gand (Belgique) avec, sous le bras, Les Noceurs, son projet de fin d'études. Son style inimitable, qui se caractérise par une maîtrise remarquable de la couleur et des transparences, l'éclatement des perspectives et le goût du détail, suscite immédiatement l'enthousiasme. Publié en 2010, Les Noceurs obtient le prix de l'Audace au Festival international de la Bande Dessinée d'Angoulême. Avec la parution des Amateurs (2011) et de Panthère (2014), la notoriété de Brecht Evens n'a cessé de croître, en France, où il vit désormais, comme à l'étranger, et dépasse aujourd'hui largement les frontières du monde de la bande dessinée. En 2018, il publie Les Rigoles chez Actes Sud BD, impressionnant roman graphique de plus de 300 pages, qui raconte les errances de trois noctambules dans une ville chimérique et sublime. Pour cette bande dessinée, Brecht Evens reçoit le Fauve - Prix Spécial du Jury au Festival international de la Bande Dessinée d'Angoulême 2019. Entre deux livres, Brecht Evens travaille pour la presse, la mode, et est représenté par la galerie Martel à Paris. Ses romans graphiques sont publiés par Actes Sud BD.