Daniel Pennac et Florence Cestac s'associent pour un tendre one shot : une vraie petite musique du bonheur ! Quand il était gosse, Daniel Pennac passait ses vacances à La Colle-sur-Loup, sur la Côte d'Azur. Soleil, figuiers et grande treille sous laquelle on joue à la pétanque. C'est là qu'avec son frère Bernard il fait la rencontre de Jean et Germaine : lui, grand chauve façon héron ; elle, maigre, rose et rieuse. Toujours de bonne humeur, ils intriguent avec leur joie de vivre. Pas d'enfants, pas de boulot, Jean et Germaine vivent un amour sans intermédiaire, un amour sédentaire, un amour exemplaire ! Une histoire indispensable tellement elle est jolie et donne du plaisir ! Un vrai petit bonheur.Notes Biographiques : Florence Cestac est un grand nom de la bande dessinée franco-belge. Fondatrice des éditions Futuropolis en 1975 et créatrice du personnage d'Harry Mickson, elle collabore également aux tout premiers débuts de magazines cultes, tels que ?Pilote', ?L'Écho des savanes' ou encore ?Charlie Mensuel', et travaille avec de nombreux auteurs et scénaristes, comme Tonino Benacquista ou René Pétillon. Tout au long de sa carrière, elle obtient de nombreuses récompenses, dont l'Alph'art de l'humour du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême, qu'on lui décerne à deux reprises, notamment pour l'album "Le Démon de midi" (1996, Dargaud) en 1997. Florence Cestac est née un 18 juillet 1949 à Pont-Audemer. Après une scolarité modeste (pas de diplômes trop voyants), elle intègre, en 1965, les Beaux-Arts de Rouen puis, en 1968, les Arts décoratifs de Paris. Elle dessine pour ?Salut les copains', ?Lui', ?20 ans', et rencontre Étienne Robial, avec lequel elle ouvre, en 1972, la première librairie de bande dessinée parisienne et fonde, en 1975, les éditions Futuropolis. Dans le feu de l'action, elle devient maquettiste, emballeuse, livreuse, photograveuse, traductrice, nounou d'auteurs, attachée de presse et directrice de collection. Elle voit défiler dans son bureau toutes sortes de jeunes talents en friche, et racontera, avec Jean-Marc Thévenet, cette expérience enrichissante dans un livre intitulé "Comment faire de la bédé sans passer pour un pied nickelé" (1988, Futuropolis). Parallèlement, elle crée le personnage d'Harry Mickson : une sorte de haricot (le haricot dodu du cassoulet, pas le modèle de régime) vêtu d'une salopette-short d'où émergent quelques bras et jambes caoutchouteux, un gros nez et un béret directement vissé à la cervelle. Ce rejeton illégitime de Mickey Mouse, qui se balade dans ?(À SUIVRE)?, ?Métal hurlant? et ?Charlie?, est promu mascotte de Futuropolis et du Mickson BD Football-Club. Elle reçoit en 1989 l'Alph'art de l'humour du festival d'Angoulême pour "Les Vieux Copains pleins de pépins" (1989, Futuropolis), et crée les aventures de Gérard Crétin dans ?Mikado'. Dans ?Le Journal de Mickey', elle transforme la rubrique jeux des Déblok en bande dessinée. En 1997, elle récolte un deuxième Alph'art de l'humour pour "Le Démon de midi" (1996, Dargaud), hilarante tragédie post-conjugale où l'on voit un quadragénaire quitter son épouse usagée pour une autre, plus fraîche. Ce chef-d'oeuvre d'humour vache, désarmant de franchise, est adapté au théâtre par Michèle Bernier et Marie-Pascale Osterrieth, où il connaît un énorme succès. Inondant la presse (?Play-Boy', ?Cosmopolitan', ?L'Hebdo des juniors', ?Quo', etc.) de ses dessins humoristiques, elle rapatrie la famille Déblok chez Dargaud en 1997. En 1998 paraît "La Vie en rose" (Dargaud), album retraçant la jolie vie de Noémie, monomaniaque du ravissement. En 1999, dans le genre projection des diapos de vacances, c'est "Du sable dans le maillot"(Dargaud) et, en 2000, "Les Phrases assassines" (Verticales), avec Véronique Ozanne ? un recueil cruel et tordant de ces petits mots doux qui vous envoient un môme en analyse pour quinze ans. D'autre part, depuis 1993, Florence expose ses oeuvres hors BD (souvent en trois dimensions) à la galerie Christian Desbois. En 2000, elle reçoit le grand prix de la ville d'Angoulême, ce qui fait d'elle la présidente du festival en 2001, avec un jury presque exclusivement féminin, une rétrospective passionnante de son oeuvre et un discours de Charlie Schlingo depuis le balcon de la mairie ? du grandiose. Chez Dargaud, elle publie, en 2002, "La Vie d'artiste" (autobiographique à quelques broutilles près) et, en 2004, "Super catho" (récit d'une enfance catho dans la Bretagne des années 1950), sur un scénario de René Pétillon. En 2005, alors que "Le Démon de midi" est porté à l'écran, elle lui donne une suite finement intitulée "Le Démon d'après midi" (Dargaud). En 2007, elle publie "La Véritable Histoire de Futuropolis" (Dargaud), où elle narre la fabuleuse aventure éditoriale et humaine de la première librairie de bande dessinée, ouverte en 1972, devenue ensuite une maison d'édition hors norme ? et dont elle fut l'un des piliers. En 2009, elle publie, avec Jean Teulé, une biographie posthume sur la vie de Charlie Schlingo ("Je voudrais me suicider mais j'ai pas le temps", Dargaud). L'année 2010 voit l'apparition du volume 4 de la série "Les ados" (Dargaud) qui se moque gentiment de l'âge ingrat. Dernièrement, Florence Cestac a travaillé avec Nadège Beauvois Temple sur l'album "On va te faire ta fête, maman !" (Dargaud). Sorti en avril 2011, ce recueil de 100 dessins a pour vocation de faire rire autour du thème de la grossesse et des maladresses de l'entourage qui, souvent, l'accompagnent. En 2011 également paraît "Des salopes et des anges" (Dargaud), une histoire imaginée avec Tonino Benacquista. Et, en 2013, c'est seule que Florence Cestac publie l'incroyable "Le Démon du soir ou la Ménopause héroïque" (Dargaud). En 2015 sort "Un amour exemplaire" (Dargaud), scénarisé par Daniel Pennac, qui connaît une adaptation au théâtre du Rond-Point en 2018. En 2016, elle sort le premier tome de "La Fille des oiseaux" (Dargaud), dont la suite et fin sort en 2018. Daniel Pennac (de son vrai nom Daniel Pennacchioni) est né en 1944 à Casablanca, au Maroc. Enfant, les affectations de son père, militaire, l'amènent à séjourner en Allemagne, en Somalie, en Éthiopie ou en Indochine. Pensionnaire en France de la classe de 5e à la terminale, il s'ennuie à mourir et découvre très tôt le plaisir des livres. Sa pratique de la lecture est compatible avec la réputation de cancre qui lui colle à la peau tout au long de sa scolarité. Lire en douce et sans arrêt est une façon de s'ennoblir en désobéissant, de s'ouvrir au monde alors même que votre « indignité scolaire » vous promet les affres de la solitude et de la honte. En 1969, une maîtrise de lettres en poche, Pennac entame vingt-cinq années d'un enseignement enthousiaste consacré aux élèves en difficulté scolaire. En 1973 paraît Le Service militaire au service de qui ? (Le Seuil). Il y explore les trois mythes véhiculés par le service militaire : l'égalité, la maturité et la virilité sous les drapeaux. Suivent deux romans politico-burlesques écrits en collaboration avec le dissident roumain Tudor Eliad : "Les Enfants de Yalta" (Jean-Claude Lattès, 1976) et "Père Noël" (Grasset et Fasquelle, 1978). Puis vient un séjour de deux années au Brésil, duquel l'écrivain tire la matière d'un roman qu'il n'écrira que vingt-trois ans plus tard, "Le Dictateur et le Hamac" (Gallimard, 2003). Entre 1985 et 1999, Daniel Pennac crée la célèbre saga de la famille Malaussène, qui paraît aux éditions Gallimard : "Au bonheur des ogres" (1985), "La Fée Carabine" (1987), "La Petite Marchande de prose" (1990 ; prix du Livre Inter 1990), "Monsieur Malaussène" (1995), "Des chrétiens et des Maures" (1996) et "Aux fruits de la passion" (1999). Tous puissamment contemporains, ces romans sont aussi graves qu'est jubilatoire leur traitement narratif, raison pour laquelle ils passionnent un lectorat d'une grande diversité, aussi bien culturelle et sociologique que générationnelle. Mais c'est avec "Comme un roman" (Gallimard, 1992) que, entre-temps, Pennac accède à une notoriété internationale. Dans cet essai corrosif et joyeux, il pointe le dégoût qu'engendre chez nombre d'élèves l'enseignement « médico-légal » de la littérature. Il réveille le désir de lire, proclame « Les droits imprescriptibles du lecteur » et réhabilite la lecture à voix haute. En 1997 paraît "Messieurs les enfants" (Gallimard), fable familiale dans laquelle une bande d'enfants se trouvent métamorphosés en adultes pendant que leurs parents redeviennent enfants. Le roman est porté à l'écran par Pierre Boutron. En 2004 et 2007, les éditions Hoëbeke publient deux albums de photos, "Les Grandes Vacances" et "La Vie de famille", fruits de la complicité entre Daniel Pennac et le photographe Robert Doisneau. En 2006 paraît chez le même éditeur "Nemo par Pennac", rencontre de l'auteur avec le subtil et mystérieux graffeur des murs parisiens. En 2007 suit "Écrire", un recueil de dessins de Pennac lui-même. Ce dernier y croque les états d'âme d'un auteur au travail. En 2005, Jean-Michel Ribes convainc Daniel Pennac de jouer lui-même, au théâtre du Rond-Point, "Merci" (Gallimard, 2004), hilarant soliloque d'un créateur « honoré d'être honoré » pour « l'ensemble de son oeuvre ». Le spectacle tournera deux ans. Les deux années suivantes, au théâtre toujours, Pennac met en pratique sa réhabilitation de la lecture à voix haute en lisant "Bartleby le scribe", insolite et poignant chef-d'oeuvre d'Herman Melville (Gallimard, 2003, traduction de Pierre Leyris). Dans "Chagrin d'école" (Gallimard, prix Renaudot 2007), Pennac étudie les ravages que la peur provoque tant chez les élèves en difficulté que chez leurs parents ou leurs professeurs et suggère les moyens de remédier à cette cause majeure de l'échec scolaire. En 2012, Lilo Baur monte "Le 6e Continent "(Gallimard, 2012), fable écologique écrite par Pennac à partir d'une improvisation collective des acteurs de la troupe du metteur en scène. La même année paraît "Journal d'un corps" (Gallimard) dans lequel Pennac suit l'évolution du corps de son narrateur, de l'âge de treize à quatre-vingt-sept ans. Son adaptation donne une longue tournée de lecture théâtrale, mise en scène par Clara Bauer. Pennac a offert ses premiers livres aux enfants ? "Cabot-Caboche" et "L'?il du loup" (Nathan, 1982, 1984) ? et n'a jamais cessé d'écrire pour eux, notamment la série des "Kamo" (Gallimard Jeunesse, 1997-2007) et, plus récemment, "Le Roman d'Ernest et Célestine" (Casterman, 2012), porté à l'écran par Benjamin Renner. L'écrivain a écrit cette histoire, et le scénario, en hommage à son amie Monique Martin, alias Gabrielle Vincent (1928-2000), auteure des albums "Ernest et Célestine", publiés aux éditions Casterman. En 2018, il sort son dernier roman, "Mon frère" (Gallimard). Le 28 mars 2013, la plus ancienne université d'Europe, l'université de Bologne, décerne à Daniel Pennac le titre de docteur honoris causa ès pédagogie. Celui-ci prononce en italien sa leçon doctorale d'intronisation intitulée « Una lezione d'ignoranza » (« une leçon d'ignorance »). En marge du roman, Pennac pratique aussi la bande dessinée. "La Débauche", avec Jacques Tardi (Gallimard Futuropolis, 2000), dénonce la vague de licenciements abusifs qui déferle sur nos entreprises dès les débuts de la mondialisation. Suivront, aux éditions Lucky Comics, deux albums de Lucky Luke, "Lucky Luke contre Pinkerton" (2010) et "Cavalier seul" (2012), écrits en collaboration avec le romancier Tonino Benacquista et dessinés par Achdé. De sa rencontre avec Florence Cestac en 2014 naît "Un amour exemplaire" (Dargaud, 2015), une superbe histoire d'amour, qui connaît une adaptation au théâtre du Rond-Point en 2018.
Gérard Crétin est un anti-héros attachant et terriblement naïf qui enchaîne les situations hilarantes et embarrassantes. Avec son air ahuri et ses réflexions à contre-courant, il nous entraîne dans des aventures où la banalité du quotidien devient un prétexte à une comédie savoureuse et grinçante. Que ce soit au travail, en famille ou dans ses loisirs, Gérard incarne avec une tendre absurdité les petits travers humains.
Noémie est une femme comme tout le monde, ou presque ! Sous forme d'histoires courtes, nous la découvrons à différents moments de la vie entre scolarité, vacances, premiers flirts, fêtes de Noël, pieuses résolutions du début d'année, mariage, boulot, naissance des enfants, choc des générations X Y Z, divorce et déprime, joies du célibat (et de l'amour) retrouvé... Tout ce qui fait le quotidien agrémenté à la sauce Cestac qui s'inspire en grande partie de sa propre vie. Bref, une comédie humaine drôle et touchante.
Résumé : Maman m'a raconté que chez les grandes personnes, la vie des fois, c'est comme ça, que les papas et les mamans s'aimaient, mais que parfois ils ne s'aimaient plus, mais que c'était pas pour ça qu'ils ne s'aimaient pas quand même, et que même s'ils s'aimaient encore, ils ne s'aimaient pas toujours assez pour être dans la même maison, alors qu'ils avaient deux maisons et que pour les enfants, c'était drôlement rigolo d'avoir deux maisons, et que j'avais bien de la chance finalement car certains enfants n'avaient pas de maison du tout et que tout se passerait bien parce qu'elle était toujours ma maman qui m'aime et qu'il était toujours mon papa qui m'aime, et tout plein d'autres trucs compliqués, en me berçant et en me caressant les cheveux, et je commençais à m'endormir quand elle m'a dit qu'il ne fallait pas que je m'inquiète parce qu'ils allaient divorcer.
Résumé : Honfleur, au pensionnat des Oiseaux, un établissement pour jeunes filles tenu par des soeurs chanoinesses de saint Augustin, dans les années soixante. Marie-Colombe et Thérèse ont 13 ans. L'une vient d'une famille très aisée vivant à Neuilly ; l'autre, d'une famille du coin, dans laquelle on est paysans depuis des générations. Les deux jeunes filles deviennent inséparables et font les 400 coups dans le vénérable pensionnat. Une amitié à toute épreuve dans la France des sixties.
L'héritière de Château Grolo-Laglotte , maison de vignoble située dans le Médoc, a disparu subitement en laissant une simple lettre à sa famille. Son mariage avec John, fils d'un riche domaine vinicole californien, devait pourtant sauver le château au bord de la faillite... Avec l'aide d'Ange Léoni, viticulteur corse membre de la famille, les Grolo-Laglotte font appel à un détective privé « discret » qu'il a connu en Corse, un certain Jack Palmer... Une nouvelle enquête désopilante, initialement écrite par René Pétillon et qui était restée inédite. Une nouvelle réjouissante pour les nombreux lecteurs de Jack Palmer, de René Pétillon et de Manu Larcenet !Notes Biographiques : René Pétillon est né en 1945 à Lesneven, dans le Finistère. Dessinant depuis toujours pour le plaisir, c'est en autodidacte qu'il passe professionnel. Il n'a en effet jamais mis les pieds dans une école d'art. Après avoir envoyé quelques dessins par la poste, il débute en 1968 dans ?Plexus', ?L'Enragé' et ?Planète'. Comme le dessin d'humour ne le fait pas vivre, il se lance dans la bande dessinée et frappe à la porte de ?Pilote', où il publie aussitôt un récit en six pages intitulé "Voir Naples et mourir". En 1974, il crée le détective Jack Palmer qui se baladera dans ?Pilote', ?L'Écho des savanes', ?BD', ?Télérama' et ?VSD'. En 1976, pour ?L'Écho des savanes', il scénarise "Le Baron noir" dont Yves Got assure le dessin. L'année suivante, et jusqu'en 1981, la série est accueillie pour un strip quotidien dans les pages du ?Matin de Paris'. En 1993, Pétillon entre au ?Canard enchaîné', où, chaque semaine, il publie des dessins politiques. Grand Prix d'Angoulême en 1989, il reçoit, en 2001, à Angoulême toujours, le prix du meilleur album pour "L'Enquête corse". En 2002, il est lauréat du grand prix de l'humour vache au Salon international du dessin de presse et d'humour de Saint-Just-le-Martel. René Pétillon est aussi citoyen d'honneur de la ville de Bastia. En 2017, sort chez Dargaud un recueil de ses dessins d'actualité intitulé "Un certain climat". La même année, il gagne le grand prix du festival de Blois BDBoum ! René Pétillon nous a quittés le 30 septembre 2018. Emmanuel Larcenet, dit « Manu Larcenet » ou simplement « Larcenet », naît le 6 mai 1969 à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Il suit des études de graphisme au lycée de Sèvres, puis il s'inscrit à l'école Olivier-de-Serres, où il obtient un BTS d'expression visuelle option images de communication. Dès 1991, il publie dans ?Yéti', pour lequel il réalise également sa première couverture de magazine. En 1994, il entre à ?Fluide glacial', où il peut développer à loisir des histoires, imprégnées d'absurde, de non-sens et d'humour parodique. Son premier album paraît en 1996, dans un format à l'italienne, « 30 Millions d'imbéciles » (Glénat). Il signe ensuite plusieurs histoires complètes ? « Soyons fous » (Fluide Glacial, 1996), « La Loi des séries » (Fluide glacial, 1997), « À l'ouest de l'Infini » (Fluide glacial, 1999), « Les Superhéros injustement méconnus » (Fluide glacial, 2001), « Ni dieu, ni maître, ni croquettes » (Glénat, 2002) ou encore « Le Guide de la survie en entreprise » (Fluide glacial, 2005). Entre-temps, Larcenet fonde, avec Nicolas Lebedel, sa propre maison d'édition, Les Rêveurs de Rune ? qui deviennent assez vite Les Rêveurs ?, pour publier des oeuvres à la limite de l'expérimental. Il y crée la collection « On verra bien... », dans laquelle il publie plusieurs one-shots qu'il écrit et dessine dans un format à l'italienne et en noir et blanc ? « Dallas Cowboy » (1997), « Presque » (1998), « On fera avec » (2000), « L'Artiste de la famille » (2001), puis « Ex Abrupto » (2005). Dans ces différentes oeuvres intimistes, il utilise un trait plus lâche et expressif, Larcenet s'interroge sur la création, la mort, ou encore l'obésité. Il poursuit son travail avec ?Fluide glacial', où il crée une série parodique de Bob Morane, intitulée « Bill Baroud », qui comptera quatre tomes (Fluide glacial, 1998-2002). Les six épisodes de « Minimal » (série éditée en albums par Fluide glacial en 2003), marquent une rupture. Dans ces pages, qui se moquent des dérives intellectualistes de la bande dessinée alternative, Larcenet se fait plus caustique. De la fin 2005 à 2006, il dessine, sur des scénarios de Lindingre, « Chez Francisque ». Mais, à la suite d'un désaccord avec Thierry Tinlot, il quitte la revue au mois de juin 2006, douze ans après y avoir publié ses premiers dessins. Entre 1997 et 2004, il est accueilli par ?Spirou' les éditions Dupuis. Il participe à la nouvelle collection « Humour libre », où il signe, avec Jean-Michel Thiriet, la trilogie « La vie est courte » (Dupuis, 1998-2000). Puis il scénarise les deux premiers albums de « Pedro le Coati », dessinés par Gaudelette. À cette époque, Larcenet va se concentrer sur de nouvelles séries humoristiques pour Dargaud, qui vient de créer la collection « Poisson Pilote », sorte de laboratoire pour jeunes talents issus de la bande dessinée indépendante. Il y déploie tout son talent et dessine « Les Cosmonautes du futur », des aventures scénarisées par Lewis Trondheim (3 tomes, 2000-2004), « Donjon Parade », série écrite par le même Trondheim et Joann Sfar (5 tomes, 2000-2007), « Les Entremondes », une histoire imaginée par son frère Patrice (2 tomes, 2000-2001), et « Le Retour à la terre » (5 tomes, 2002-2008), avec Jean-Yves Ferri. Seul, il réalise la série comico-historique « Une aventure rocambolesque de... » (2002-2009), puis « Nic Oumouk » (2 tomes, 2005-2007). Entre-temps, il commence le fabuleux « Combat ordinaire » (Dargaud), quatre tomes semi-autobiographiques. Cette oeuvre lui vaut le prix du meilleur album lors du festival d'Angoulême en 2004. La même année paraît « Vincent Van Gogh. La ligne de front », tome 2 d'« Une aventure rocambolesque de... » (Dargaud). En 2005, il écrit et dessine « L'Histoire du soldat » (Six Pieds sous terre), en 2007, « De mon chien comme preuve irréfutable de l'inexistence d'un dieu omniprésent » (Six Pieds sous terre). Entre 2006 et 2009, il poursuit « Une aventure rocambolesque de... » (Dargaud). En 2009, l'auteur surprend avec le tome 1 de l'époustouflant « Blast ». Le quatrième et dernier tome « Pourvu que les bouddhistes se trompent » sort en 2014. L'année suivante, Larcenet entame « Le Rapport de Brodeck (Dargaud), un diptyque adapté du roman éponyme de Philippe Claudel. Entre les épisodes de « Blast », il signe « Peu de Gens Savent » (Les Rêveurs) et « Nombreux sont ceux qui ignorent » (Les Rêveurs). En 2012, il illustre le roman de Daniel Pennac « Journal d'un corps » (Futuropolis-Gallimard). En 2014, il écrit et dessine « Microcosme » (Les Rêveurs), puis, peu plus tard, en 2017, « Les Branleurs » (Les Rêveurs). En 2018, il annonce dire « adieu au papier » pour dessiner uniquement sur tablette graphique. L'année suivant, onze ans après la parution du dernier épisode, il met en images le tome 6 de « Retour à la terre » (Dargaud), toujours avec Jean-Marc Ferri. En 2020, il commence la trilogie « Thérapie de groupe » (Dargaud, 2020), une oeuvre hilarante et déchirante. Dans un tout autre genre, il se plonge dans l'adaptation du prix Pulitzer 2007 ? en 2024 paraît ainsi « La Route », de Cormac McCarthy. Un ouvrage éblouissant.
Aldo, Nane et leurs parents déménagent sur la planète Terminax Conquis où ils sont attendus par les Terminaxiens avec impatience ! A leur arrivée, l'accueil est d'ailleurs plus que chaleureux. Mais c'est sans compter sur Pipon, le chat des voisins qui s'est ajouté au voyage interstellaire... La créature, inconnue des extra-terrestres, suscite la panique sur cette planète farfelue.
En librairie le jeudi 6 novembre 2025 : le premier tome de la nouvelle série de Théo Grosjean ! UNE ENFANCE PAS COMME LES AUTRES AU COEUR D'UNE CASERNE Il était une fois dans une caserne de gendarmerie, à la fin des années 1990, un père armé inquiétant, une mère croyante et douce, et leurs trois enfants. Colinet, timide et effacé ; Mariette, téméraire et mature ; et enfin Riquet, tout petit mais débordant d'énergie, de passion, et hanté par d'étranges visions... Coincé entre les prières maternelles et l'uniforme paternel, Riquet grandit tant bien que mal. Mais derrière ses sourires surgissent obsessions, tocs et hallucinations absurdes. Nouveau Messie, ou futur plus grand gendarme du monde ? Avec humour noir, merveilleux et émotion brute, Théo Grosjean signe une autofiction singulière, prévue en trois tomes, qui touche à des thèmes universels : famille, patriarcat, vulnérabilité, anxiété, éducation, racisme, divorce. Il offre aussi un portrait grinçant et singulier de la société française du début des années 2000, en pleine mutation, à travers la description du monde méconnu de la gendarmerie.
Ce premier carnet de dessins inédits de Manu Larcenet se présente comme un recueil d'hommages à ses pairs, d'autoportraits, de caricatures politiques, d'esquisses, d'ébauches qui jalonnent cette gymnographie.
A l'occasion de leurs 40 ans, des Editions Delcourt invitent Alfred à replonger dans l'histoire de la Maison à travers une grande fresque graphique et poétique.
Personne ne sait exactement qui l'a inventé, mais il a envoyé des générations de braves guerriers s'élancer sur les trottoirs. A l'image d'In Waves, Skating Wilder propose une double narration et retrace à la fois l'insolite histoire du skateboard et celle, plus personnelle, des meilleurs (et pires) souvenirs d'AJ et Brandon sur leurs planches à roulettes. Véritable phénomène de société, on découvre au fil des pages combien ce sport a depuis toujours été symbole de contreculture et véritable art de vivre, et combien il a modelé le paysage urbain. Vous avez toujours voulu savoir la différence entre un ollie et un frontside 180 ? Plongez dans ce récit riche et passionnant, sublimé par le dessin d'AJ, et grâce auquel plus aucun tricks n'aura de secret pour vous !