« Elle aurait voulu que nous n'assistions pas à son inquiétante apathie, au présage sans remède d'un final de dévastation. Qui s'accompagne, et elle n'échappait pas à la règle, d'une ineffable vocation pour la cruauté. Le terrain des détails domestiques constitue le champ de bataille où s'affrontaient ses forces à elle et celles des autres. À elleElle, c'est ma mère, elle était en train de mourir depuis qu'un an auparavant elle avait fait une chute dans les escaliers et commencé à mourir de peur. Juste de peur. La tumeur allait venir plus tard, comme viendraient plus tard les papiers qui parlaient de la condamnation de mon père à une peine de prison, dont je n? aurais jamais soupçonné l'existence ».Une mémoire familiale qui exhume une mémoire collective, et c'est toute l'histoire récente de l'Espagne qui refait surface à travers Ces vies-là.
Nombre de pages
214
Date de parution
04/10/2011
Poids
255g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782917817094
Titre
Ces vies-là
Auteur
Cervera Alfons ; Tyras Georges
Editeur
CONTRE ALLEE
Largeur
135
Poids
255
Date de parution
20111004
Nombre de pages
214,00 €
Disponibilité
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A Los Yesares, dans la province de Valence, le vieux Félix et son épouse Maria ont perdu un fils, mort de pneumonie à son retour de la guerre du Maroc. Depuis, Maria est devenue sourde, et Félix vit une longue nuit immobile, refusant désormais de se mêler aux habitants du village, et restant assis sur le seuil de sa porte, à converser avec sa petite-fille Sunta et avec les amis qui lui rendent visite, ou bien dont il entend les voix. Car on ne sait trop si Félix attend la mort ou s'il en a déjà franchi la frontière. Félix est au fond une voix d'outre-tombe, où l'ont plongé les soubresauts de l'histoire nationale.
A Los Yesares, dans la province de Valence, des hommes et des femmes continuent à combattre la dictature franquiste après le fin de la guerre civile. Maquis, véritable chanson de geste des humbles et des humiliés de l'histoire, est le récit de ces temps difficiles. Alfons Ververa (né en 1947) restitue avec force la mémoire des vaincus.
Ce roman appartient au cycle romanesque d'Alfons Cervera (né en 1947) autour de la mémoire des vaincus dans la guerre et l'après-guerre civiles espagnoles. Le premier livre, Maquis, est paru à La fosse aux ours en 2010.
C'est ici que nous nous retrouvons tous les deux, toi et moi, comme lors de ces lentes promenades sur le Paseo de los Chopos avant que ton coeur n'éclate un midi de printemps il y a plus de vingt ans. De tout cela, père, il y a bien trop d'années, et bien trop de silence. Bien trop.
L'errance soudaine... Ébloui par le soleil, un homme précipite sa voiture dans un ravin. Il en réchappe, fortement troublé, et se met à marcher, sans idée précise, cherchant à retrouver ses esprits. Ce trouble laisse alors doucement place à une pensée qui, comme un flux de conscience, l'incite à prolonger une marche comme une longue traversée de paysages périurbains. ... d'un personnage énigmatique... Cet homme sans nom a tout oublié. Il apparaît comme étranger à lui-même, perdu, se dirigeant vers un avenir incertain. Comme un grand animal obscur est le récit d'une métamorphose au cours d'un voyage aussi imprévisible que déconcertant, et nous offre un véritable périple sensoriel. ... dans un décor brumeux et inquiétant. Cette traversée, au c'ur des paysages de la rive nord de la Méditerranée devenue la proie des flammes et d'un soleil de plomb, nous bascule dans un monde imaginaire et parallèle où la perception des lieux et du temps semble altérée, et où l'errance est synonyme de survie et de création.
« D'où vient ma passion pour cette langue qui fonctionne pour ainsi dire à l'envers de la nôtre, et pour la civilisation dont elle est le vecteur ? Pourquoi me consacrer à une tâche impossible, paradoxale, consistant à effacer les sons, l'écriture, et jusqu'à l'arrière-plan culturel d'un texte, pour reconstruire à partir de ces ruines avec une langue aux paradigmes si différents ? Pour répondre à ces questions, j'ai entremêlé éléments fondateurs de ma vocation de traductrice et réflexions nées d'une longue pratique. Chemin faisant, j'ai tenté de décrypter les sensations liées à cette activité : frustration de ne pouvoir tout transmettre, joie de la création nichée dans la part du texte original qui irrémédiablement résiste, vertige addictif du décentrement, analogue à celui que procure le voyage? » Corinne Atlan
Sur les berges d'un lac gelé, la narratrice assiste au sauvetage d'une orignale. Touchée par Arden, la femme aux mains d'araignée, et Jeff, l'homme à l??il de verre, qui se démènent l'un et l'autre pour sauver l'animale, elle décide de les accompagner dans le refuge dont ils s'occupent. Au c'ur d'une nature marquée par les saisons, où humains et non-humains tentent de cohabiter, notre narratrice apprivoisera ses propres fêlures tout en apprenant à soigner les bêtes sauvages, et à interpréter les sons et les odeurs de la forêt et de la rivière. Dans ces lieux qui façonnent les êtres qui les peuplent, comment exister sans empiéter sur ce qui nous entoure ?