Vies d'artistes : Vite di artisti. Edition bilingue français-italien
Cellini Benvenuto ; Vasari Giorgio
FOLIO
15,11 €
Épuisé
EAN :9782070419340
C'est en fin de compte pour la glorification des Médicis et d'une Florence dont le mythe se constitue alors, qu'en 1550 puis en 1568 Vasari publie les deux versions de ses Vies. Il y analyse, à travers une masse considérable de notices biographiques plus ou moins longues, les étapes précédant l'apparition de l'homme enfin capable d'aider à concrétiser cette supprématie florentine et médicéenne jusque dans le monde de l'art en permettant à celui-ci de sortir définitivement des ténèbres nées jadis des invasions barbares. Ce modèle inégalable et voulu par la Providence sera Michel-Ange. Quant à Cellini, il n'a pas ces ambitions esthético-politiques : il veut laisser de lui un souvenir qui ne se limiterait pas à ses ouvrages. Comme Vasari, il admet que le texte écrit est finalement plus durable, plus facile à transporter et à diffuser, que l'oeuvre plastique. Et d'autre part, il s'agit de "sa" gloire : ici, nous sommes devant l'Artiste, Cellini lui-même. Il se représente comme une personnalité hors du commun à laquelle les autorités les plus prestigieuses du temps (les papes, Charles Quint, le roi de France) ont reconnu le droit de n'être pas tenu par des lois conçues pour une humanité commune". Gérard Luciani.
Nombre de pages
421
Date de parution
27/02/2002
Poids
232g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782070419340
Titre
Vies d'artistes : Vite di artisti. Edition bilingue français-italien
Auteur
Cellini Benvenuto ; Vasari Giorgio
Editeur
FOLIO
Largeur
108
Poids
232
Date de parution
20020227
Nombre de pages
421,00 €
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Orfèvre et sculpteur florentin, Benvenuto Cellini (1500-1571) est le premier artiste à avoir écrit le récit de sa vie. Il entendait laisser de lui l'image d'un génie qui traitait d'égal à égal avec les artistes, tel le " divin Michel-Ange ", et les grands de son temps princes italiens, papes ou le roi de France. Son autobiographie, qui inspira Berlioz, n'est pas une ?uvre d'historien. Benvenuto Cellini crée sa vie à la façon de Casanova. Il se traite lui-même en personnage. Voleur, menteur, aventurier assassin, il a tous les défauts. Peu importe, car sa Vie donne une image assez juste de la Renaissance en Italie. Pour Goethe, qui le traduisit, cette ?uvre " ne vise pas à l'étude de l'être moral. Néanmoins, elle peint l'homme tout entier, presque malgré l'auteur, avec une vérité saisissante ", elle nous fait " connaître l'âme impressionnable d'un artiste qui est l'expression d'une époque "... et définit le statut de l'artiste jusqu'à nos jours.
Résumé : Les Traités de Benvenuto Cellini s'inscrivent à la suite d'Alberti, Cennini et Léonard de Vinci, dans cette tradition florentine de transmission écrite du savoir par un maître au sommet de sa gloire. "Tout bon maître ne doit dédaigner de connaître rien de ce qui intéresse son art" écrit Cellini qui fonde ici la primauté de l'art sur une démonstration scientifique. Ces Traités sont d'abord l'affirmation de la supériorité technique de leur auteur sur tous ses rivaux. Cellini y développe une esthétique, toute maniériste, de l'exceptionnel. Ces textes qui participèrent, de son vivant, à la renommée de Cellini, sont un monument élevé par l'artiste à sa propre gloire. Ils sont indissociables du célèbre texte de La Vie.
Résumé : I. Tutti gli uomini d'ogni sorte, che hanno fatto qualche cosa che sia virtuosa, o sí veramente che le virtú somigli, doverieno, essendo veritieri e da bene, di lor propia mano descrivere la loro vita ; ma non si doverrebbe cominciare una tal bella impresa prima che passato l'età de' quarant'anni. Avvedutomi d'una tal cosa, ora che io cammino sopra la mia età de' cinquantotto anni finiti, e sendo in Fiorenze patria mia, sovvenendomi di molte perversità che avvengono a chi vive ; essendo con manco di esse perversità, che io sia mai stato insino a questa età, anzi mi pare di essere con maggior mio contento d'animo e di sanità di corpo che io sia mai stato per lo addietro ;
Vous voulez vous venger de l'avarice de votre maître ? Faites-lui croire qu'une troupe imaginaire de spadassins est à sa poursuite et que vous avez trouvé un moyen de le sauver. Prenez un sac. Mettez l'homme dans ce sac et prenez soin de bien le fermer. Promenez-le un peu sur votre dos à travers la ville. Profitez-en pour le rouer de temps à autre de coups de bâton. Mais prenez garde que votre victime ne découvre la supercherie...