La Vie de Benvenuto Cellini écrite par lui-même à Florence. (1500-1571)
Cellini Benvenuto ; Blamoutier Nadine ; Chastel An
KLINCKSIECK
26,50 €
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EAN :9782252046562
Fabuleuse destinée que celle de Benvenuto Cellini (1500-1571), orfèvre et sculpteur de la Renaissance, dont la renommée a dépassé les frontières de l'Italie. Pour les grands du monde qui forment alors sa clientèle - papes, ducs, ou roi comme François Ier -, il cisèle, martèle, fond l'or, l'argent ou le bronze avec une virtuosité sans pareille, tout en restant jaloux de sa liberté et de ses choix d'artiste. Mais c'est le récit de sa vie qui le rendra célèbre. Publiée pour la première fois en 1728, traduite par Goethe, l'autobiographie de Benvenuto Cellini a connu en effet un extraordinaire succès au XIXe siècle, inspirant notamment Lamartine ou encore Berlioz, qui en fit un opéra. Dans ces Mémoires, véritable roman de cape et d'épée, le héros vit mille aventures : passant d'une ville à l'autre, poursuivi pour assassinat, emprisonné par le pape, accusé de vol et de sodomie, il se révèle jouisseur et sans scrupules, violent et hâbleur, tout en se donnant toujours le beau rôle. Mais qu'importe l'absence d'objectivité tant l'auteur nous emporte dans sa fièvre et ses éclats, peignant une époque nourrie de rivalités et de complots, mais d'où ont surgi des artistes incomparables comme Titien ou Michel-Ange, qui fut pour Cellini le modèle absolu. Cette nouvelle édition est pour la première fois accompagnée d'illustrations qui donnent vie aux personnages de ce récit et présentent les oeuvres de Cellini citées par l'artiste lui-même.
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Nombre de pages
501
Date de parution
03/06/2022
Poids
468g
Largeur
135mm
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EAN
9782252046562
Titre
La Vie de Benvenuto Cellini écrite par lui-même à Florence. (1500-1571)
Auteur
Cellini Benvenuto ; Blamoutier Nadine ; Chastel An
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
135
Poids
468
Date de parution
20220603
Nombre de pages
501,00 €
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Orfèvre et sculpteur florentin, Benvenuto Cellini (1500-1571) est le premier artiste à avoir écrit le récit de sa vie. Il entendait laisser de lui l'image d'un génie qui traitait d'égal à égal avec les artistes, tel le " divin Michel-Ange ", et les grands de son temps princes italiens, papes ou le roi de France. Son autobiographie, qui inspira Berlioz, n'est pas une ?uvre d'historien. Benvenuto Cellini crée sa vie à la façon de Casanova. Il se traite lui-même en personnage. Voleur, menteur, aventurier assassin, il a tous les défauts. Peu importe, car sa Vie donne une image assez juste de la Renaissance en Italie. Pour Goethe, qui le traduisit, cette ?uvre " ne vise pas à l'étude de l'être moral. Néanmoins, elle peint l'homme tout entier, presque malgré l'auteur, avec une vérité saisissante ", elle nous fait " connaître l'âme impressionnable d'un artiste qui est l'expression d'une époque "... et définit le statut de l'artiste jusqu'à nos jours.
Résumé : Les Traités de Benvenuto Cellini s'inscrivent à la suite d'Alberti, Cennini et Léonard de Vinci, dans cette tradition florentine de transmission écrite du savoir par un maître au sommet de sa gloire. "Tout bon maître ne doit dédaigner de connaître rien de ce qui intéresse son art" écrit Cellini qui fonde ici la primauté de l'art sur une démonstration scientifique. Ces Traités sont d'abord l'affirmation de la supériorité technique de leur auteur sur tous ses rivaux. Cellini y développe une esthétique, toute maniériste, de l'exceptionnel. Ces textes qui participèrent, de son vivant, à la renommée de Cellini, sont un monument élevé par l'artiste à sa propre gloire. Ils sont indissociables du célèbre texte de La Vie.
Résumé : I. Tutti gli uomini d'ogni sorte, che hanno fatto qualche cosa che sia virtuosa, o sí veramente che le virtú somigli, doverieno, essendo veritieri e da bene, di lor propia mano descrivere la loro vita ; ma non si doverrebbe cominciare una tal bella impresa prima che passato l'età de' quarant'anni. Avvedutomi d'una tal cosa, ora che io cammino sopra la mia età de' cinquantotto anni finiti, e sendo in Fiorenze patria mia, sovvenendomi di molte perversità che avvengono a chi vive ; essendo con manco di esse perversità, che io sia mai stato insino a questa età, anzi mi pare di essere con maggior mio contento d'animo e di sanità di corpo che io sia mai stato per lo addietro ;
Soin des enfants et des personnes âgées, nettoyage, travail pénible, boulot sale et sale boulot, ces activités ont en commun d'être à la fois nécessaires et invisibles, essentielles et pourtant dévalorisées, difficiles et donc déléguées à d'autres. Elles sont souvent oubliées par les philosophies du travail comme elles le sont dans la réalité sociale. C'est paradoxalement chez Hannah Arendt, pourtant accusée d'avoir une conception réductrice du travail, que l'on trouve une catégorie permettant de les appréhender dans leur unité : celle de labeur. Modifiant la traduction usuelle de sa distinction entre travail (labor) et oeuvre (work), qui renforce l'impression d'une dépréciation du travail par rapport à l'oeuvre, nous proposons de la rendre plus littéralement par le couple du labeur (labor) et du travail (work). Apparaît dès lors chez Arendt une véritable philosophie de l'activité posant le labeur comme condition du travail, lui-même condition de l'action. A l'aide de cette catégorie, elle pointe un ensemble d'activités vouées à la reproduction de la vie qui n'ont pas "droit de cité" , mais aussi le redoublement de cet effacement avec l'avènement du social dans la modernité. Malgré l'emprise théorique qu'exerce la logique du labeur, on ne cesse de refuser de le voir, d'en dénier la nécessité comme la dureté, en le confondant avec le travail. Une convergence aussi frappante qu'inattendue peut être mise en évidence entre cette catégorie de labeur et toute une constellation de concepts issus des théories féministes : le travail domestique, reproductif, travail de care ou encore de subsistance. Ces théories ne se sont pas réclamées d'Arendt, qui elle-même ne s'est jamais revendiquée du féminisme. Mais on peut mobiliser ces concepts pour préciser le sens de la catégorie de labeur, répondre aux problèmes qu'elle soulève quant à sa teneur critique, et en esquisser un usage possible dans le cadre d'une philosophie sociale du travail renouvelée.
Acquis par la National Gallery de Londres en 1842, le Portrait des Arnolfini de Jan van Eyck reste depuis cette date une énigme pour les historiens de l'art. Le sujet du tableau a en effet suscité de nombreuses hypothèses : s'agit-il d'une scène de mariage, de fiançailles, ou de la simple représentation d'un couple de riches bourgeois ? L'homme est-il bien Giovanni Arnolfini, un marchand de Lucques très connu dans les Flandres au XVe siècle, comme semblent l'indiquer certaines archives ? Ou quelque autre membre de sa famille ? L'oeuvre ne serait-elle pas plutôt un portrait de l'artiste, qui se serait représenté avec son épouse Marguerite ? Et si la jeune femme n'était pas enceinte, en dépit de ce que suggère son ventre proéminent ? Quant à la signature en latin du peintre, bien en vue au centre du tableau, quel sens donner à sa formulation, restée unique dans l'histoire de la peinture ? Anne-Marie Lecoq fait dans cet ouvrage inédit une passionnante recension des interprétations qui se sont succédé au cours des décennies, suscitées par tous les détails du tableau et leur symbolique supposée, pour livrer enfin - au risque de surprendre - sa propre hypothèse sur les intentions de Jan van Eyck.
Fenimore Cooper Susan ; Audubon Jean-Jacques ; Wil
Précédant Thoreau de quelques années, Chroniques de la vie rurale s'impose comme l'un des jalons fondateurs du naturalisme littéraire américain. Dans ce journal publié en 1851, jusqu'alors inédit en français, Susan Fenimore Cooper raconte la vie d'un village de l'Etat de New York au fil des saisons. Entre carnet de terrain et journal intime, sa prose lumineuse, jamais naïve, dit la beauté du détail et la fragilité des équilibres naturels. Fille du romancier James Fenimore Cooper, dont elle accompagna l'oeuvre et assura la postérité, Susan écrit avec la discrétion d'une sentinelle ou d'une veilleuse. Elle tisse une langue limpide et habitée, attentive à chaque nuance du paysage, à chaque oiseau, à chaque usage d'un monde rural aujourd'hui disparu. A la rigueur scientifique de ses observations répond une sensibilité poétique, qui fait de ce texte un manifeste d'écoute et de lenteur, à rebours de l'accélération contemporaine. Cette première traduction française, réalisée par Faustine Galicia, est illustrée de planches issues des Oiseaux d'Amérique de Jean-Jacques Audubon et préfacée par l'écrivaine Audrée Wilhelmy, qui, nichée dans la forêt québécoise, l'évoque en soeur : "Chroniques de la vie rurale est une leçon d'écoute : une conversation muette entre le monde extérieur et le monde intérieur. C'est dans cette correspondance subtile entre les saisons du paysage et celles de l'esprit que se forge, je crois, l'acte d'écrire".
Vinclair Pierre ; Min Byung-Hun ; Domissy-Lee Jeon
Ce livre est né d'un paradoxe fécond : comment écrire sur les oiseaux sans rien savoir d'eux, ou presque ? Du jour au lendemain, Pierre Vinclair se met à enquêter au fil de poèmes-minute sur ce que les oiseaux nous font, sur la manière dont ils déplacent nos idées en nuées, frôlent nos matins, habitent un monde où leur présence s'efface. Guidé par une curiosité impressionniste, Pierre Vinclair ne s'approche jamais trop près, s'émerveille que l'on entende d'abord leur chant avant de les voir ou de vouloir les nommer. Les photographies de l'artiste coréen Byung-Hun Min, dans la contemplation desquelles s'est élaboré cet essai qui est d'abord une rêverie, viennent scander le texte comme des pointillés noir et blanc.