La fabrique des identités. L'encadrement politique des minorités caribéennes à Paris et New York
Célestine Audrey ; Damoison David
KARTHALA
26,00 €
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EAN :9782811125226
Les mobilisations de minorités sont volontiers évoquées dans le débat public sous l'angle de la "dérive identitaire" et du "communautarisme" qui menaceraient le modèle français de citoyenneté. Cependant, rares sont les études qui s'intéressent en profondeur à leurs acteurs, à leurs dynamiques, à leur histoire. Dans cet ouvrage, Audrey Célestine s'attache à saisir au concret la fabrique de l'identité culturelle et politique de deux groupes sociaux : les Antillais en France et les Portoricains aux Etats-Unis. La dimension comparative de cette enquête revisite largement l'opposition traditionnelle entre un modèle français "universaliste" et un modèle américain "communautariste". En mettant en regard de façon inédite deux trajectoires postcoloniales, ce livre montre que les processus de fabrication identitaire sont étroitement liés à la gestion par les autorités publiques des minorités ethniques et s'ancrent dans des mobilisations collectives ajustées au contexte d'accueil. En proposant une sociologie comparée des "identity politics", Audrey Célestine rappelle l'histoire longue et les logiques de transformation successive de ces identités ethniques jusqu'à aujourd'hui.
Nombre de pages
275
Date de parution
06/07/2018
Poids
490g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811125226
Auteur
Célestine Audrey ; Damoison David
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20180706
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275,00 €
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Dans ce récit intime qui s'étend de 1930 à 2010. Audrey Célestine retrace la vie des membres de sa famille sur trois générations. L'histoire se déplace des Antilles à l'Algérie en passant par le Nord de la France. C'est ainsi que la petite histoire s'inscrit dans la grande, et que les parcours exemplaires de ces personnages témoignent d'un contexte historique, politique et sociologique. En découvrant les vies de Minerva, dont les parents fuient l'Espagne franquiste pour l'Algérie en 1930, de Marcel, navigateur né à Marie-Galante qui rencontre Ginette à Dunkerque, ou encore de Pierrot né à Fort- de-France avant de rejoindre l'hexagone, on saisit comment la colonisation, l'empire, la décolonisation et le maintien de dominations ont modelé la vie, les amitiés, les amours et les trajectoires d'une famille française sur près d'un siècle. En plus de nous embarquer dans ce dédale de routes passionnant, le récit d'Audrey Célestine invite à la réflexion sur les thèmes ô combien d'actualité de l'identité et de l'expérience de la racialisation.
Elles sont femmes, noires et libres. Leurs visages sont célèbres ou parfois méconnus. Refusant d'être réduites à la couleur de leur peau, elles ont relevé la tête, crié, créé, manifesté... De la fin de l'esclavage jusqu'à Black Lives Matter, elles ont mené des vies de combat. Et donnent envie de changer le monde.
Elles sont femmes, noires et libres. Leurs visages sont célèbres ou parfois méconnus. Refusant d'être réduites à la couleur de leur peau, elles ont relevé la tête, crié, créé, chanté, manifesté... De la fin de l'esclavage jusqu'à Black Lives Matter, elles ont mené des vies de combat. Et donnent envie de changer le monde.
L’autrice a puisé dans les brides d’archives pour dresser le portraits de différentes filles et femmes noires en rébellion au tournant du XXe siècle. S’appuyant sur les photos qui parsèment d’ailleurs l’ouvrage, des rapports de sociologue, de police et même des documents privés, elle redonne vie à des jeunes femmes qui rêvaient d’une vie libre et qui espéraient un avenir plus beau que celui qui leur était réservé par leur couleur de peau. Dans un style proche du roman, Saidiya Hartman dresse ainsi la fresque de ces oubliées et anonymes et d’une époque qui en dit long sur l’histoire américaine, le racisme mais aussi sur la volonté et la force de ces filles jugées dangereuses par leur envie de ne pas entrer dans le rang. Passionnant et riche d’une iconographie fascinante.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.