Fleuriau, La Rochelle et l'esclavage. Trente-cinq ans de mémoire et d'histoire
Cauna Jacques de
INDES SAVANTES
29,00 €
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EAN :9782846544665
C'est à un parcours mémoriel de plus d'un tiers de siècle sur un sujet d'histoire qui intéresse une ville, une région, et plus largement une époque, que nous invite ce livre-témoignage. L'historien, acteur des événements dès la première heure, veut ici apporter quelques éléments de réponse à la mise en scène actuelle de l'histoire dans des questions d'ordre humain et social touchant le débat ouvert à l'orée du XXIe siècle par les tenants du "devoir de mémoire" sur le sujet global de l'esclavage, et non seulement de la traite, comme cela est trop souvent dit. Entre devoir de mémoire et abus de mémoire, résurrection, reconnaissance, victimisation, culpabilisation, voire réparations... force est de constater qu'on assiste aujourd'hui à une subite inflation des discours idéologiques et pseudo-scientifiques sur le sujet et de ses représentations sous l'effet, sur fond d'ignorance, du débordement des affects que la pratique de l'histoire s'efforçait de mettre à distance. Elle s'accompagne d'une direction de conscience qui se proclame elle-même porte-parole de la demande de justice des victimes sur fond de bien-pensante généralisée. Face aux reconstructions émotionnelles intéressées, à l'usage politique démagogique du passé et à la mémoire officielle structurellement vulnérable dans sa fiabilité, abusivement commandée sinon manipulée, qu'est-il advenu après une thèse, un ouvrage, l'ouverture en 1982 d'un musée dans son hôtel rochelais et quelques commémorations, du personnage d'Aimé-Benjamin Fleuriau, devenu au fil du temps une véritable légende urbain ? Parallèlement, l'évolution des moyens technologiques au service de la recherche a permis ces dernières années d'étonnantes découvertes qui renouvellent et renforcent la connaissance d'un sujet toujours actuel, analysé ici dans un souci d'objectivation scientifique dans l'espoir d'ouvrir la voie à une juste mémoire apaisée.
Nombre de pages
242
Date de parution
18/05/2017
Poids
390g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782846544665
Titre
Fleuriau, La Rochelle et l'esclavage. Trente-cinq ans de mémoire et d'histoire
Auteur
Cauna Jacques de
Editeur
INDES SAVANTES
Largeur
160
Poids
390
Date de parution
20170518
Nombre de pages
242,00 €
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Résumé : Peu ou mal connu en France, Toussaint Louverture, père fondateur de la première République noire du monde, l'actuelle Haïti, est une figure emblématique mondiale de l'émancipation des esclaves et des décolonisations. Cette biographie permet de mieux comprendre une personnalité exceptionnelle. Entre mythification et réalité historique, à l'heure des révolutions des pays du Sud, la vie et les combats de Toussaint Louverture sont d'une étonnante actualité mémorielle, politique et sociale. Célébré dans de nombreux pays, il n'est pas étonnant qu'il ait été comparé à Bonaparte, au point que Chateaubriand a pu écrire : "Le Napoléon blanc a imité et tué le Napoléon noir", et Lamartine : "Cet homme est une Nation".
La grande plantation esclavagiste, connue aux îles d’Amérique sous divers noms (habitation, estate, plantation, ingenio…) a laissé aux Antilles sa marque indélébile dans les délicates réalités actuelles. Elle a été et reste le fondement économique, culturel et identitaire des sociétés caribéennes, à la fois unité de base de la production et premier lieu de rencontre et de reconnaissance sociale. Rares ont pourtant été les tentatives visant à en étudier les aspects les plus notables, autant dans leurs similitudes que leurs différences, à travers des mises en perspective qui pourraient permettre d’établir un lien significatif entre ses trois principales aires d’expansion dans des îles restées aujourd’hui, en fonction de leur histoire particulière, francophones, anglophones ou hispanophones. Loin de toute prétention à l’exhaustivité, cet ouvrage a pour premier objectif de présenter quelques éléments clés de cette unité profonde enracinée dans une histoire lourde et tragique que l’on pressent pourtant comme un facteur de richesse identitaire fédératrice sous une diversité héritée des emprises coloniales européennes. Ces études concernent donc l’esclavage et son corollaire de la traite transatlantique, les débuts de la traite, les premières sociétés abolitionnistes, et les abolitions, plus ou moins tardives selon les pays. Une approche comparative des contextes coloniaux dans les dépendances caraïbes des trois puissances européennes : Grande-Bretagne, France, Espagne. Enfin, une dernière partie traite de la place de la franc-maçonnerie dans l’esclavage en général et du débat sur l’abolition en particulier, un sujet souvent évoqué mais encore très peu étudié à ce jour.
Cet ouvrage collectif présente une importante contribution à la diffusion de l'état des connaissances actuelles sur l'histoire des circulations transatlantiques qu'il s'agisse, dans l'ordre du social, du juridique et du politique, des déplacements des hommes, des armées, des normes, des élites, des modèles et des idées. ou dans l'ordre économique et technique, des mobilités des marchandises, des capitaux, de l'information, des savoirs et des écrits. De l'époque de la traite négrière et des aventuriers à celle des abolitions et des indépendances nationales, l'océan Atlantique s'est érigé en espace d'échanges naturels en même temps qu'en lien fondateur entre l'Europe, l'Afrique et la Caraïbe sur lequel les auteurs ont voulu revenir ici en privilégiant le concept de circulation. En faisant ressortir des interactions surprenantes dans un brassage permanent d'idées et d'intérêts parfois contradictoires, leur éclairage, à la fois diachronique et pluriel, a permis d'échapper aux traditionnelles visions binaires Europe-Caraibe (colonisateurs-colonisés) en faisant revivre dans des dynamiques, parfois inattendues, des acteurs historiques et sociaux (libres de couleur, "engagés", planteurs, négociants, administrateurs, penseurs, législateurs, troupes coloniales...) qui ont joué un rôle essentiel dans l'histoire des circulations transatlantiques au cours des XVIIIe et XIXe siècles. Richement documenté, Dynamiques caribéennes n'est pas destiné aux seuls historiens spécialistes de l'Europe et de l'Amérique coloniale, mais à tous ceux qui souhaitent saisir, dans une sorte de thalassogenèse, les interactions créatrices des sociétés atlantiques et caribéennes issues de la mer.
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Un jeune missionnaire arrive en Cochinchine en 1767. Chargé d'un séminaire tenu par des prêtres français, il est emprisonné, attaqué par des pirates, forcé de fuir avec ses élèves en Inde. Devenu évêque d'Adran et vicaire apostolique, il retourne au Viêt Nam, déchiré par une guerre civile qui va durer trente ans et remodeler profondément ce pays. Devenu l'ami du prétendant Nguyên Anh, Pierre Pigneaux va de fait aider considérablement celui-ci en faisant venir des marins et des ingénieurs français qui vont former aux techniques militaires et navales les Vietnamiens. L'évêque se rendra en France avec le prince héritier de Cochinchine pour obtenir de Louis XVI une aide militaire qui ne viendra finalement pas. Pierre Pigneaux meurt en 1799 pendant une campagne militaire, sans avoir vu la victoire finale de son ami (1802) devenu l'empereur Gia Long, fondateur d'une nouvelle dynastie. Pierre Pigneaux est aussi un "passeur" de culture, auteur d'un monumental dictionnaire Vietnamien-Latin, qui servira de base à tous les dictionnaires du XIXe siècle. Il prit une part active à la défense des pratiques culturelles vietnamiennes, souvent en opposition avec Rome.
Cet ouvrage est le troisième de quatre volumes, dont les deux premiers sont parus en 2019 et 2020. Le premier, intitulé "l'Inde entrevue" , est consacré aux deux Compagnies, celle de Colbert et celle de Law, aux comptoirs et à leur commerce, à la politique de Dupleix et à la rivalité franco-britannique, qui se termine par la mainmise de l'East India Company et à l'éviction complète des intérêts français dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, des officiers napoléoniens qui administrent le royaume sikh du Punjab et des missionnaires catholiques entretiennent une présence française dans un pays où la France ne joue plus aucun rôle. Elle végète dans ses misérables comptoirs jusqu'au Second Empire quand, grâce aux progrès du libre-échange au Royaume-Uni, grâce à l'essor de l'émigration indienne aux colonies à sucre, grâce à son industrie textile, Pondichéry connaît un spectaculaire renouveau. Le second volume traite de la politique d'assimilation de la Troisième République dans ses comptoirs, dont tous les habitants sont dès 1871 proclamés citoyens et électeurs sans distinction de couleur, de religion ni de caste. Imposée sans concertation préalable par le pouvoir central, cette politique qui se veut décentralisatrice produit des effets désastreux, conférant le pouvoir à un parti indien réactionnaire et anti-français, puis, à partir de 1906, à de véritables maffias politiques. Les effets de l'assimilation se font sentir jusqu'au dernier moment : héritière de sa devancière, la IVe République ne peut céder ses établissements à l'Inde de Nehru sans consulter leurs habitants qui sont des citoyens français. Or, le parti du Congrès ne veut pas d'un référendum. Le troisième et le quatrième volumes sont consacrés aux regards et aux influences croisés. Les représentations de l'Inde en France, l'image et l'influence de la France en Inde, les perceptions du nationalisme indien en France et les relations bilatérales après l'indépendance de l'Union indienne jusqu'à nos jours. Le quatrième volume " Les relations bilatérales " est la suite du troisième et reprend la bibliographie et un index général. Jacques Weber, professeur émérite d'Histoire contemporaine à l'université de Nantes, membre de l'Académie des Sciences d'outre-mer, grand spécialiste de l'Inde à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages, et de l'histoire coloniale. Il a publié aux Indes savantes : Les Relations entre la France et l'Inde de 1673 à nos jours ; Littérature et Histoire coloniale (ouvrage collectif) ; Le Siècle d'Albion. L'empire britannique au XIXe siècle (1815-1914) ; Les Elections législatives et sénatoriales outre-mer (1848-1981) avec L. Jalabert et B. Joly".
L'auteur raconte l'histoire culturelle du travail selon les variations du regard que l'homme porte sur sa propre nature du milieu du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Il indique les voies par lesquelles cette vision de l'homme et de son labeur sont devenus des normes juridiques. Le foisonnement des doctrines pour définir le travail mais encore pour instaurer un ordre social qui face sa place à celui-ci est tel qu'il est difficile de trouver des césures chronologiques claires, étant posé une fois pour toute que la Grande Révolution ne fut pas un bloc. En deux siècles, le travail change de base aussi sûrement que l'homme change ses propres assises.