Ecrire Paris. L'image de Paris dans la littérature du XIXe siècle
Castex Pierre-Georges ; Goulemot Jean-Marie ; Banc
LE MECENE
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EAN :9782358960243
Extrait de la préfaceKafka - on a envie d'écrire: Kafka lui-même - note dans son Journal (1911) à propos de quelque chanteuse de brasserie: «Quand elle a chanté À Batignolles, j'ai senti Paris me prendre à la gorge». Cela pourrait être du Alfred Delvau, du Jules Claretie, ou même du Léon-Paul Fargue ou du Henri Calet. Kafka - Kafka lui-même donc - s'est laissé aller à jouer le jeu d'une déambulation pourtant plus agressive et ennuyée qu'euphorique dans cette Babylone moderne qui finalement lui casse les pieds. Il obéit ainsi à un rite d'homme de lettres, auquel Henry James avait déjà cédé en 1876 lorsqu'il envoyait au New-York Tribune des renseignements plein d'ironie sur le Paris de Mac-Mahon. Mais tout Paris dans une goualante, quelle heureuse, quelle glorieuse métonymie! Nous savons depuis Balzac, ce Napoléon de la métonymie, qu'à Paris plus qu'ailleurs tout est dans tout, et qu'à partir d'un seul pavé, du moindre coin de rue ou de ciel, d'un bout d'ombrelle, du ronflement d'un chiffonnier, d'un mot d'esprit ou de désespoir, on obtiendra Paris dans le moindre de ses signes comme le bruit de l'Océan dans la plus banale des conques, trouvée au Bazar de la Plage. Champ de ruines ou champ de foire, Paris renvoie perpétuellement à lui-même, c'est la ville compacte et cohérente par excellence, où Hugo et George Sand voyaient l'Humanité tout entière et Maxime Du Camp la préfiguration de l'Administration universelle. Quand bien même la menace toujours présente d'une ouverture, d'une béance (la démolition des barrières en 1860, l'haussmannisation, la Commune) irait lui interdire de se penser comme champ clos ou éternité, comme système privilégié d'échanges et de circulation mettant tout en mouvement et en contact dans les limites de sa quasi rotondité: marchandises, individus, sexes, idées, gestes, langages. Paris en proie à un délire d'égotismes qui se combinent et s'excluent, le plus gigantesque «bazar occidental des échanges de phantasmes», comme devait dire Valéry dans Monsieur Teste. Paris des «combinaisons fortuites», livré aux «professions délirantes» (entendons: la littérature et ses rites), Paris finalement impensable, comme l'est notre «Cité intérieure» (Valéry, Présence de Paris, 1937).On ne s'étonnera pas que Paris ait été pour l'homme de langage - poète, chroniqueur, journaliste de la grande et de la petite presse, romancier, flâneur des deux rives ou piéton de Paris -, et plus largement pour tous ceux qui font dépendre l'espace humain, son avenir et son urbanité, de l'espace même du langage: philosophes, moralistes, utopistes de tout poil, et bientôt (ou en même temps) sociologues, hygiénistes, administrateurs, urbanistes, l'objet principal d'un discours apparemment normatif et réellement narcissique, fût- ce dans le refus de s'y reconnaître, où chacun voit «la capitale du monde» (comme on disait au XIXe siècle) à la mesure de son égotisme, de ses fantasmagories, de ses croyances.Exilé, Julien Green découvrit que Paris «avait la forme d'un cerveau»'. De là à rechercher le quartier de l'imaginaire, celui du souvenir, à s'interroger sur les rues les mieux achalandées en volonté ou en goût, à voir dans le Vème arrondissement celui des «opérations intellectuelles», dans le quartier du Marais le quartier chaud de l'Histoire, et la réserve des «calculs arithmétiques» dans le quartier de la Bourse... Pareille métaphore dit bien que Paris est toujours l'enjeu de quelque chose d'autre, la figure d'un ailleurs que le lecteur sera toujours invité à prendre pour un ici, d'une intériorité qu'il confondra avec un dehors. Du Paysan de Paris d'Aragon aux Ruines de Paris de Jacques Réda, l'écriture ne reproduit pas des itinéraires: elle est l'itinéraire lui-même.
Nombre de pages
136
Date de parution
07/12/2012
Poids
309g
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EAN
9782358960243
Titre
Ecrire Paris. L'image de Paris dans la littérature du XIXe siècle
Auteur
Castex Pierre-Georges ; Goulemot Jean-Marie ; Banc
Editeur
LE MECENE
Largeur
0
Poids
309
Date de parution
20121207
Nombre de pages
136,00 €
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Cette anthologie, confectionnée avec soin par Pierre-Georges Castex en 1947, est devenue un classique. Elle se donne pour mission de montrer la richesse du conte fantastique en France, rassemblant trente textes délectables, depuis les débuts (Jacques Cazotte, Charles Nodier, Théophile Gautier, Paul Gavarni...) jusqu'au tournant du siècle (George Sand, Gérard de Nerval, Guy de Maupassant, Guillaume Apollinaire...).
Dans ce recueil, devenu un classique, Pierre-Georges Castex voulait montrer, à une époque aujourd'hui grâce à lui révolue, combien le fantastique existait aussi en France.D'où la démonstration par l'exemple, l'anthologie, qui va du XVIIIem siècle à l'aube du Xxem." Dès le XVIIIe siècle, Cazotte enfermait une histoire fantastique dans les limites du conte qui, par la brièveté et le naturel, est le genre le plus propre à créer un effet intense. Vers 1830, le fantastique connaît une vogue extraordinaire ; il inspire des récits où l'imagination s'exerce agréablement, mais de façon assez gratuite. Bientôt, il est mis au service d'intentions plus profondes : la cruauté d'un Villiers, les hantises d'un Maupassant, contrastent avec l'ingéniosité froide de Mérimée ; les implacables analyses auxquelles se livre, dans les dernières années de sa vie, un Nerval tourmenté par la folie surprennent celui qui a commencé par lire ses premiers récits, écrits en un temps où, cédant à la mode, il imitait sans grande conviction les conteurs allemands. Désormais, l'écrivain épanche à travers des symboles grimaçants son génie satirique ou livre un témoignage sur lui-même en évoquant, comme pour les exorciser, ses démons intérieurs ; ou encore, tel Apollinaire au seuil de la mort, il étale sur ses pages hallucinées l'ombre de son propre destin.D'une façon générale, à mesure qu'on avance dans le siècle, le goût du public devient plus exigeant, l'inspiration des conteurs plus personnelle ; les spectres chers aux contemporains d'Hoffmann semblent dérisoires, trente ans plus tard, à une génération que les contes d'Edgar Poe ont familiarisée avec un fantastique intérieur, plus intense. "
Un regard peut convaincre, convertir, enflammer, glacer, caresser, donner confiance, toucher le coeur, apaiser, rassurer, allumer la passion. donner l'amour et l'énergie à chaque étape de notre vie. C'est pour ces raisons que j'ai consacré mes recherches autour du monde à comprendre et à chercher comment protéger et révéler la Lumière de votre regard. Son étude passe par la physiologie et la dermatologie, mais aussi par l'âme et l'esprit. Une approche intégrative s'est donc imposée à moi : combiner le meilleur de la cosmétique et de la médecine aux thérapies traditionnelles des Anciens ; réunir la biotechnologie, l'ayurveda, la phytothérapie, les découvertes de la Nasa et les secrets des chamans m'a paru être la voie la plus évidente pour faire rayonner le regard des femmes et des hommes". Au-delà d'une initiation aux soins de l'oeil, des cils et des sourcils, à travers mille conseils pratiques, ce livre est aussi un voyage sur le regard, sa puissance de communication et son attrait amoureux à travers les âges.
Les maisons "historiques" rassemblées dans ce livre nous proposent une promenade au coeur de l'art de vivre français. S'il n'existe plus en France de mention "fournisseur de la couronne", l'on peut toujours s'offrir le raffinement et le luxe de nos anciennes cours royales ou impériales. Tout en renouvelant leurs créations, ces maisons rééditent à la demande des pièces qui furent créées pour nos rois et nos empereurs. Grâce au savoir-faire unique de leurs artisans, à leurs secrets jalousement gardes et transmis comme autant de trésors, c'est tout un patrimoine de notre histoire de l'art et du goût qui a pu être préservé et parvenir jusqu'à nous. Ces boutiques, au nom et à l'histoire illustres, permettent de témoigner de la pérennité d'un art de vivre fait d'élégance et de beauté.
Auclair Mathias ; Fauque Claude ; Kahane Martine ;
Ouvert en 2006, le Centre national du costume de scène est la première structure au monde à être entièrement consacrée au patrimoine du spectacle vivant (théâtre, opéra, danse...) et plus précisément à la scénographie et aux costumes. Le CNCS occupe le Quartier Villars, caserne de cavalerie bâtie pendant le règne de Louis XV, qui porte le nom du Maréchal de Villars, grand homme de guerre, né à Moulins, qui s'illustra sous le Roi Soleil, notamment à la bataille de Denain en 1712. Bien des cavaliers illustres fréquentèrent ce beau bâtiment à la noble architecture, aujourd'hui classé monument historique, et aussi les fêtes moulinoises et leur Grand Café, ainsi cet Étienne Balsan qui, à la Belle Epoque, aida une toute jeune couturière à se faire un nom, celui de Coco Chanel. Le CNCS conserve aujourd'hui un fonds d'environ 9000 costumes, dépôts de la Bibliothèque nationale de France, de la Comédie-Française et de l'Opéra national de Paris, ou encore collections propres au Centre, dons de théâtres, de compagnies, de costumiers, d'artistes... Le bâtiment de réserves a été construit par Jean-Michel Wilmotte, qui a également conçu la muséographie des espaces d'exposition du bâtiment principal. Les costumes sont présentés par roulement dans des expositions temporaires qui se succèdent au rythme des saisons, abordant tous les sujets, des "Bétes de scène" à "J'aime les militaires!", des "Mille et une nuits" à "Au fil des fleurs, scènes dejardins", et dernièrement un hommage à Rudolf Noureev, icône de la danse, en attendant d'ouvrir des salles permanentes qui lui seront dédiées, grâce au don consenti par la Rudolf Nureyev Foundation. Bien sûr, le CNCS a mis en lumière Christian Lacroix, son président d'honneur, grand couturier, grand costumier, et l'exposition qui lui a été consacrée à Moulins a couru le monde, de Singapour à Sao Paulo... L'exposition "Opéras russes, à l'aube des Ballets Russes" traite des somptueuses productions de grandes oeuvres lyriques montées par Diaghilev, de Boris Godounov en 1908 à La Khovantchina en 1913. Lieu d'histoire et lieu de vie, le CNCS illustre dans tous les domaines, expositions, centre de documentation, auditorium boutique, restaurant... les fastes du spectacle et ceux qui patiemment, dans l'ombre, les tissent, décorateurs, couturiers costumiers, ateliers... Le CNCS bénéficie, dans la conduite de ses missions et actions, du financement du Ministère de la culture et de la communication, de la Ville de Moulins, du Conseil général de l'Allier, du soutien de ses institutions fondatrices la Bibliothèque nationale de France, la Comédie-Française et l'Opéra national de Paris, et de l'appui du Conseil régional d'Auvergne.