Vous en avez la conviction : vous étiez venu chercher cela dans le pays des confins, aiguillé par le seul hasard et beaucoup de chance. L'amitié, la fraternité de quelques-uns. Le silence et lui seul traçait un sillage durable. II allait vous donner tant de forces, d'énergie ! L'issue, s'il en existait une, était dans cet écart intuitivement pressenti, dans ce rapport brutal, un peu sauvage au monde. Dans cette façon que les hommes ont d'enterrer, ici, leurs morts. De voir les dépouilles flotter dans l'univers, rejoindre la solitude de grottes minuscules perchées quelque part, là-haut, dans les falaises, juste au-dessus du monde. Les morts, on les honore longtemps dans les rires et l'alcool. Ils vous rendent visite d'ailleurs de temps à autre. On voit leurs beaux visages se refléter parfois au fond des calebasses tandis que la bière de mil coule à flot, que les corps roulent peu à peu dans la nuit, dans un silence rauque qui en dit long des tribulations de la fête... "
Nombre de pages
91
Date de parution
10/10/2005
Poids
258g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782868534385
Titre
La montagne dans le dos
Auteur
Castermans Michel ; Vernet Joël ; Plossu Bernard
Editeur
TEMPS IL FAIT
Largeur
155
Poids
258
Date de parution
20051010
Nombre de pages
91,00 €
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Castermans Michel ; Barnard Benno ; Dannemark Fran
L'Atomium, la Grand Place de Bruxelles, les canaux de Bruges, le Lion de Waterloo, le Zwin, les Fagnes ou encore le carrefour Léonard, le viaduc de Beez... Ces endroits, et bien d'autres, sont des lieux connus, presque des " lieux communs ", qui suscitent chez la plupart des Belges une représentation instantanée, parce qu'ils y sont allés, qu'ils y sont passés, ou simplement parce qu'ils en ont vu des images, ici ou là. Mais il existe un endroit hautement symbolique, dont on parle beaucoup mais dont notre cerveau peine à élaborer la moindre image : la frontière linguistique. Par curiosité, par jeu, par défi, par antinomie peut-être, Michel Castermans est parti à la recherche des traces et des marques de cette frontière, parce que ce qui existe doit pouvoir être photographié - à moins que ce ne soit pour en vérifier l'existence même, entre absurde absence et impalpable présence... Il en résulte une série de photos prises de Comines aux Fourons, une diagonale que chacun pourra lire selon sa sensibilité, son appartenance culturelle et ses références personnelles. Un voyage au coeur d'une Belgique méconnue, attentif à la fois à sa beauté plastique, à ses tragédies infimes, à son insignifiance.
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