Ce livre essentiel, publié en 1992 après les terrifiantes révélations de l'auteure journaliste, aide à comprendre les ressorts de l'affaire du sang contaminé. Ce document est aussi une réflexion engagée pour éviter qu'une telle tragédie puisse un jour se reproduire. Bénévolat, éthique et non-profit : ces trois mots-clés faisaient de la Transfusion sanguine française, depuis sa création en 1952, "un modèle envié par le monde entier". Mais depuis 1991, le scandale de la contamination des hémophiles par le virus du Sida a fait exploser cette glorieuse devise : on a appris qu'en 1984 et 1985, le Centre national de tranfusion sanguine avait sciemment laissé en circulation des produits sanguins contaminés... avec l'accord tacite du ministère de la Santé. Des centaines d'hémophiles et des milliers de transfusés sont ainsi devenus séropositifs au cours de ces deux années-là. Ce drame sans précédent était-il vraiment inévitable, comme l'affirment aujourd'hui les principaux repsonsables de la transfusion sanguine ? Pourquoi le dépistage systématique du virus du Sida n'a-t-il pas été instauré plus tôt ? Quel a été le rôle exact des considérations financières dans ces choix ? C'est à ces questions que répond avec rigueur, et sans passion, Anne-Marie Castelet dans ce livre explosif, où elle évoque également avec pudeur la souffrance des personnes contaminées. Journaliste à L'événement du jeudi , l'auteur a révélé la première dans cet hebdomadaire les pièces les plus accablantes du dossier. Dans cet ouvrage, elle va plus loin et montre l'enchaînement fatal qui a conduit responsable médicaux et politiques à ces décisions tragiques : une combinaison inquétante de logiques scientifiques et commerciales, sans contrepoids démocratique. Un livre essentiel pour comprendre et pour qu'une telle tragédie ne puisse plus se renouveler.
Nombre de pages
286
Date de parution
21/02/1992
Poids
450g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782707121158
Titre
L'affaire du sang
Auteur
Casteret Anne-Marie
Editeur
LA DECOUVERTE
Largeur
155
Poids
450
Date de parution
19920221
Nombre de pages
286,00 €
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Pendant près de cinquante ans, Edouard-Alfred Martel (1859-1938), fondateur de la spéléologie moderne, a sillonné la France et l'Europe pour explorer et étudier gouffres, grottes et canyons. Découvreur de plusieurs sites remarquables - le plus connu étant le gouffre et la rivière souterraine de Padirac -, il dirigea de nombreuses expéditions à vocation scientifique, s'attachant à mieux comprendre le monde souterrain. Ce livre retrace la vie exceptionnelle de cet aventurier des abîmes, nous faisant partager les peurs et les joies des voyages sous la terre, et rend un bel hommage à ce visionnaire qui fut parmi les premiers à alerter le monde sur les dangers de la pollution de l'eau.
Jean-Jacques Castéret est ethnomusicologue, Docteur en arts (Université Bordeaux 3 - Lacito du CNRS). Chef du pôle Culture & Société de 1'InOc Aquitaine, il développe des programmes publics de valorisation des archives sonores et de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. Chargé de cours en ethnomusicologie à l'Université de Bordeaux 3-Michel de Montaigne (2006-2011), il est chercheur associé au laboratoire ITEM de l'Université de Pau et des Pays de 1'Adour, membre du Research Centre for European Multipare music (Universität fur Musik und darstellende Kunst Wien), du groupe de travail sur les polyphonies de l'International Council for Traditional Music, de la Société française d'ethnomusicologie, et administrateur du CIRIEF.
L'autobiographie de ce spéléologue mondialement connu couvre plus d'un demi-siècle d'exploration. Norbert Casteret a passé toute sa vie dans les entrailles de la terre, et a écrit plus de cinquante ouvrages. De l'absence de matériel aux progrès des équipements, de l'inconscience de la jeunesse à la maturité de l'explorateur, au fil des pages, le lecteur le suit dans ces contrées méconnues qui se trouvent sous nos pieds. Il nous fait vivre la plus passionnantes des aventures dans l'ombre des cavités, et révèle ainsi la spéléologie au grand public. Norbert Casteret (1897-1987) a notamment découvert au cours de ses expéditions plusieurs peintures pariétales et vestiges préhistoriques. Il a notamment exploré le gouffre Martel (Ariège) en 1935 et la Henne-Morte (Haute-Garonne) en 1947. Une grotte glacée située en Espagne porte aujourd'hui son nom. Préface de Jacques Jolfre
Féminisme pour les 99%, c’est un ouvrage qui permet d’ouvrir les thèses du féminisme au plus grand nombre et qui invite à s’écarter de ce féminisme libéral ciblant uniquement les classes les plus favorisées de la société. Pour les autrices, un ennemi incarne aujourd’hui toutes les oppressions que subissent le plus grand nombre : le capitalisme. Et pour s’opposer à ce système capitaliste, elles proposent de créer un féminisme pour les 99% qui doit nécessairement s’allier aux luttes écologiques, antiracistes, syndicalistes, lgbtqia+ pour triompher. Un manifeste condensé mais très riche à partager !
L'énergie se prête bien à l'analyse géopolitique, conçue comme l'étude des relations entre pouvoirs et territoires. Rien n'est possible dans le monde sans recours à l'énergie, et les rivalités et conflits que son exploitation toujours croissante suscitent sont omniprésents à toutes les échelles de l'analyse géographique, de l'international au local. Cet ouvrage s'intéresse aux effets de la transition énergétique et écologique en cours sur la transformation de ces rapports de forces, mais également sur les reconfigurations des échanges internationaux et de la coopération interétatique. Les alternatives aux hydrocarbures s'élaborent depuis les années 1970, mais la révolution actuelle des pétroles et gaz de schiste bouleverse en profondeur la question des énergies sous un angle géoéconomique, géopolitique et environnemental. Ainsi, à l'ère de l'économie numérique et des territoires "virtuels", la matérialité des énergies nous ramène à l'essentiel, c'est-à-dire les pieds sur terre, au coeur d'un "grand jeu" sans cesse réinventé au sein duquel les Etats font leur retour après des décennies de déréglementation.
La politique étrangère française est depuis longtemps sous le feu des projecteurs, tour à tour présentée comme le vestige d'une gloire passée, la marque d'une présence maintenue dans un monde qui n'a plus de limites, ou le signe d'une arrogance blessée par une succession d'échecs. Le débat reste vif, rehaussé par la présidentialisation, chaque locataire de l'Elysée voulant faire de sa propre diplomatie le gage de son succès et de son prestige... Et pourtant, cette politique reste peu étudiée, regardée avec une série d'a priori jamais évalués : l'effectivité de la grandeur gaullienne et sa perception à l'extérieur, la fonction de l'arsenal nucléaire en un temps post-bipolaire énigmatique, la revendication de prés carrés ou de zones d'influence, un souverainisme rhétorique malmené par la mondialisation, un essor notable de la politique d'affichage et de communication... Existe-t-il d'ailleurs un principe qui organise l'ensemble de ces traits, et le logiciel qui lui est associé correspond-il au contexte international actuel ? Pour comprendre comment la France s'insère dans un monde dont elle est de plus en plus tributaire, les auteurs répondent à trois grandes questions, axes majeurs de l'ouvrage. Comment cette politique s'inscrit-elle dans l'histoire ? Ses instruments sont-ils adaptés, ou répondent-ils à d'autres considérations, économiques, politiques, administratives et idéologiques ? Peut-on en mesurer les résultats et la pertinence, eu égard aux grands enjeux contemporains ? Ces analyses éclairantes esquissent, en creux, la possibilité d'une autre politique.
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