Le trophée de Pompée dans les Pyrénées (71 avant J.-C.). Col de Panissars
Castellvi Georges ; Nolla Josep Maria ; Rodà Isabe
CNRS EDITIONS
50,00 €
Épuisé
EAN :9782271066916
Monument triomphal élevé " au sommet des Pyrénées " (Summus Pyrenaeus), à la jonction des voies Domitienne et Augustéenne, le trophée de Pompée marquait dans l'Antiquité la frontière entre la Gaule et l'Hispanie. Il est ainsi localisé par Salluste, Strabon, Pline l'Ancien, Dion Cassius et Exuperantius. Au lendemain des guerres sertoriennes (71 av. J.-C.), Pompée inaugurait ainsi une nouvelle conception du trophée gréco-romain : délaissant le site de la victoire décisive, il choisit plutôt d'implanter son trophée à l'entrée du pays reconquis, l'Hispanie. Sa forme architecturale devait s'inspirer des grands monuments turriformes hellénistiques, pour la plupart aujourd'hui disparus (trophées, mausolées, phares), peut être des réalisations mêmes d'Alexandre le Grand à qui Pompée se comparait volontiers. Seul trophée républicain de ce genre, très partiellement conservé mais restituable, il a vraisemblablement servi de modèle au trophée des Alpes à La Turbie (Alpes-Maritimes), élevé en l'honneur d'Auguste (7-6 av. J.-C.). Le monument de Panissars apparaît donc comme un maillon essentiel dans la connaissance des trophées de la fin de la République romaine. Cependant, isolé dans la campagne, il subit les outrages du temps et des hommes, exploité en carrière principalement pour la construction et les restaurations des Clausurae, forteresses établies durant l'Antiquité tardive à 3,5 km en aval sur le versant gaulois. Dépouillé jusqu'aux fondations à la fin du IVe apr. J.-C., il perdit une nouvelle partie de ses blocs en grand appareil au XIe s., lors de la construction sur ses ruines d'une église dédiée à sainte Marie, qui accompagnait l'installation d'une communauté villageoise, mentionnée dès le IXe s. Avec ses fondations arasées dès le IVe s., puis remployées sous et dans les constructions médiévales, le trophée disparut très tôt de la mémoire collective au point qu'aucun toponyme n'en a conservé le souvenir. Vers 1097, le site devint le siège d'un prieuré bénédictin qui, établi à l'entrée de la péninsule Ibérique, servit de halte sur le " chemin de Saint-Jacques " entre Perpignan et La Jonquera (présence d'une avant-nef ouverte). Avec l'établissement de la frontière franco-espagnole et la militarisation des lieux au lendemain du traité des Pyrénées (1659), le site fut transformé en carrière et les blocs de parement encore en place sur la face est, qui avaient été intégrés dans l'église, furent récupérés pour la construction du fort de Bellegarde (0,5 km à l'est). L'endroit n'était plus qu'un amas de ruines à la fin du XVIIe s. et le resta jusqu'aux premiers travaux de déblaiement en 1983, à l'initiative de l'association culturelle " Salvaguarda " et de la fédération des chantiers " REMPART ". Les fouilles entreprises par la suite (1984) permirent d'identifier aux vestiges du trophée de Pompée les fondations romaines à nouveau visibles (tranchées taillées dans le rocher, blocage maçonné et derniers blocs encore en place à l'angle nord est). Le site est aujourd'hui partagé entre la France (pour deux tiers) et l'Espagne (un tiers). Commencées sur le versant nord par l'équipe française en 1984 (sous la direction de G. Castellvi), les fouilles furent étendues en 1990 au territoire espagnol par l'équipe sud-catalane (sous la direction de J. M. Nolla et I. Rodà) puis achevées conjointement en 1993. Cette monographie commune réunit ainsi les résultats des recherches de ces deux équipes auxquelles ont collaboré une quinzaine de spécialistes des deux versants pyrénéens.
Le dernier empire de la presse Une sociologie du journalisme au Japon A l'heure où la transition numérique paraît achevée dans les pays occidentaux (baisse des tirages, digitalisation, concurrence des médias gratuits en ligne), la presse japonaise affiche une santé à faire pâlir ses homologues de jalousie. Les quotidiens au plus fort tirage dans le monde, le Yomiuri Shinbun (autour de 8 ? millions d'exemplaires par jour) et l'Asahi Shinbun (6 ? millions), sont tous deux édités dans l'archipel. Longtemps perçu comme le pays de la modernité électronique et informatique, le Japon paraît présenter dans ce domaine une capacité de résistance inattendue aux nouvelles technologies. A cette singularité s'en ajoute une autre : on n'y trouve ni école de journalisme, ni association ou syndicat représentatif de la profession. Autrement dit, la résilience de la presse se double d'une sous-institutionnalisation du métier de journaliste. Pour éclairer ce paradoxe, César Castellvi s'est immergé pendant plusieurs années dans la rédaction d'un des plus grands journaux du pays. Il s'attache à mettre en lumière le fonctionnement d'un modèle singulier et néanmoins typique de l'organisation du travail au sein du capitalisme nippon du xxe ? siècle. Un modèle aujourd'hui bousculé par une crise des vocations, une nette féminisation du métier et la fin de l'anonymat des journalistes, sur fond d'érosion des tirages. Le dernier empire de la presse serait-il, à son tour, en train de s'éteindre ?
L’effet Papillon ou ‘’ La théorie du chaos’’ est l’un des rares concepts mathématiques à être connu du grand public. Toutefois, si vous vous questionnez sur les circonstances de sa découverte ; sur ses applications au quotidien ; sur le concepts d’ « attracteur étrange » ; ou sur la manière de prévoir l’imprévisible, alors ce livre est là pour vous donner des réponses rapides et accessibles.
Brès Anne ; Marc Claire ; Arnaud Nicolas ; Moullet
. La Terre est une planète exceptionnelle. Elle possède une atmosphère, des océans, des montagnes, des volcans mais également un champ magnétique, une tectonique, des climats variés... qui tous concourent à la rendre habitable. Ainsi, peu à peu, la vie y a émergé et a pu se maintenir malgré une histoire jalonnée de bouleversements majeurs depuis sa formation jusqu'à la crise climatique actuelle. Se maintiendra-t-elle encore longtemps ? Acteur majeur de la recherche en France, le CNRS a mobilisé chercheurs et chercheuses pour répondre à une vingtaine de questions essentielles. Ce livre nous plonge ainsi dans les entrailles de la Planète, et parfois dans son passé très lointain, mettant en lumière tant son caractère exceptionnel que sa fragilité. Sous l'apparente légèreté du graphisme, cet ouvrage couvre des enjeux fondamentaux et rend compte de ce que l'on sait vraiment, ainsi que de la façon dont ce savoir est construit.
La première révolution quantique qui naît notamment sous l'impulsion d'Einstein au début du XXe siècle, bouleverse notre vision du monde, fait émerger des concepts surprenants comme la dualité onde-particule, et conduit à des inventions majeures : le transistor, le laser, les circuits intégrés des ordinateurs. Moins connu est le développement d'une deuxième révolution quantique initiée en 1935 par le débat entre Albert Einstein et Niels Bohr, et rendue possible à partir de la fin des années 1960 par l'expérimentation sur des particules individuelles. Cette révolution, qui se déroule encore sous nos yeux, repose sur la notion étrange de particules intriquées qui se comportent de manière extraordinairement similaire même lorsqu'elles sont éloignées. Cette notion a été vérifiée en particulier dans les expériences d'Alain Aspect au début des années 1980 et connaît déjà des applications concrètes, notamment en matière de cryptographie. Elle pourrait déboucher à terme sur des technologies nouvelles comme l'informatique quantique. Tourné vers une physique d'avenir, cet ouvrage raconte une magnifi que histoire de science, dans laquelle l'expérimentation a permis de trancher des débats philosophiques.
L'archéologie en Terre sainte ne peut se réduire à un seul usage politique religieux. Les rapports entre foi et science, mythe et histoire, imaginaire et rationnel sont infiniment plus complexes. A partir d'une approche historique, sont retracés les grandes explorations et les quêtes fantastiques, découvertes scientifiques et débats de société que Jérusalem a suscités.Quels mystères pourrait encore renfermer la Cité de David après que des générations d'archéologues ont fouillé chaque centimètre carré de ce site de la Jérusalem originelle ? Et pourquoi la moindre découverte, sous la moindre pierre, déclenche-t-elle tant de passions ?Peut être parce qu'à Jérusalem, plus qu'ailleurs, dans cette ville sainte pour les trois religions monothéistes, l'archéologie n'a jamais été une science neutre.Depuis ses débuts, il y a 150 ans, l'archéologie en Terre sainte a toujours eu partie liée, de près ou de loin, avec l'idéologie. Au départ les fouilles n'étaient pas seulement inspirées par la Bible, elles étaient censées démontrer son historicité, au moment où la science venait la remettre en cause. Sans compter les intérêts des Grandes puissances qui ont utilisé la religion comme un instrument d'influence.Et pourtant, les différentes écoles archéologiques qui se sont succédées en Terre sainte ? française, britannique, américaine, israélienne ? ont abouti à des résultats remarquables, comme si elles s'étaient dégagées, non sans peine et peut-être pas complètement d'ailleurs, de leurs a priori idéologiques.Ironie de l'histoire : ce sont des chercheurs israéliens, Finkelstein et Silberman, qui ont porté l'attaque la plus retentissante contre l'historicité de la Bible, du moins en ce qui concerne le récit de la Genèse, de l'exode d'Egypte et des royaumes de David et Salomon. Cette remise en cause a été effectuée grâce à une étude menée en Cisjordanie occupée, à la faveur de sa conquête par l'armée israélienne.C'est dire que qu'on ne peut réduire l'archéologie en Terre sainte à un seul usage politique religieux. Les rapports entre foi et science, mythe et histoire, imaginaire et rationnel, sont infiniment plus complexes.
Résumé : Du monumental vase de Vix jusqu'au disque de Nebra, la plus ancienne carte du ciel connue, en passant par les premiers temples de l'humanité en Turquie ou les tunnels regorgeant d'offrandes de Teotihuacan, jamais autant de trésors n'ont été découverts que ces dernières décennies. C'est cette richesse fascinante que Jean-Paul Demoule entend explorer avec nous dans cet ouvrage. Mais au-delà de l'or des Scythes ou des pharaons, des " trésors " non moins estimables sont là, sous nos pieds, insignifiants en apparence ? comme ce brin de cannabis trouvé dans une tombe chinoise ? si ce n'est invisibles ? la séquence ADN qui a caractérisé l'homme de Denisova. Fervent défenseur de l'archéologie préventive, l'auteur montre qu'il importe de les sauver, mais aussi de les penser pour que des mots comme "civilisation", "peuple", "culture" ou "migration" ne soient pas détournés. Fouiller, c'est plus que jamais éclairer notre avenir.
Résumé : Une découverte récente a révélé que les premiers Homo Sapeins vivaient il y a 300 000 ans dans la Sahara vert, l'actuel Maroc. Et ils n'étaient alors pas les seuls humains à peupler la planète. D'où venaient-ils ? Pourquoi les autres espèces du genre ont-elles disparu ? Comment Sapiens a-t-il colonisé la planète ? Laissez-vous guider par Jean-Baptiste de Panafieu à la rencontre de nos ancêtres. Confortablement installé dans votre transat, découvrez l'incroyable histoire de nos origines.
Les apports de l'archéologie, et singulièrement de l'archéologie préventive, sont considérables et donnent matière à repenser profondément le Moyen Age. L'archéologie médiévale mise en perspective sur la longue durée, spatialisée, a découvert la géographicité de ses objets d'étude. Ce changement d'échelle spatiale, comme la nouveauté parfois surprenante d' objets archéologiques" mis au jour en abondance, ont bousculé les paradigmes et cadres d'interprétation anciens. Les archéologues médiévistes sont désormais en situation d'établir ou reconsidérer les héritages, de marquer de nouveaux seuils et de mieux tisser les liens indispensables à l'intelligence de la complexité des produits matériels et de leurs effets. Et cette archéologie médiévale remontée en puissance débouche à présent sur une relance comparable de l'archéologie des périodes moderne et contemporaine. C'est donc un univers très ouvert et porteur d'avenir que le présent livre fera découvrir aux étudiants.