Extrait de l'introductionLe ménage: sujet rebattu, rébarbatif, ennuyeux par excellence, sans intérêt, dévalorisant? Les qualificatifs ne manquent pas!Pourtant c'est un véritable miroir de l'histoire et du changement des moeurs. Et puis le ménage concerne chacun d'entre nous. Il reflète, nous allons le voir, des trajectoires intimes, des parcours de vie, dont les statistiques ne parviennent pas à brosser un portrait fidèle.La fonction du ménage a changé et joue un rôle dans le choix du mode de vie ou l'équilibre de la personnalité. Dans la relation avec autrui, mais aussi sans l'autre. Dans le rapport avec l'environnement. Dans un contexte de grande instabilité des identités, des relations, du travail, marqué par l'impératif du profit, de la performance, de la compétition, de la vitesse, de l'urgence du temps «court», le ménage tient une nouvelle place.Il rend compte de nouveaux modes de vie dans lesquels la sorcière et la fée du logis sont aujourd'hui moins soeurs ennemies. Et l'homme est-il désormais plus impliqué dans le domestique? Comment s'y prend l'homme nouveau? Qu'en est-il des jeunes et des nouvelles configurations familiales? Autant de questions que je me suis posées mais aussi de réponses que j'apporte dans cet ouvrage et qui m'ont permis de glisser vers de nouveaux rivages. Portée comme nous le verrons par une constellation de points de vue, de saynètes de la vie ordinaire, de témoignages parfois très surprenants, d'histoires de vie, avec et sans l'«autre».Je voudrais faire surgir les aspérités, les rugosités, des rapports au quotidien dans leur complexité, leur diversité. Je montre ainsi que le ménage sollicite le corps, l'esprit, renvoie à des choix, des modes de vie, désormais accessibles à un plus grand nombre, quand il n'est pas vécu comme une fatalité, une «rafale quotidienne», une absence de droits.Ce sont ces nouvelles facettes qui m'intriguent. Car elles bousculent les idées reçues et la perception que l'on peut avoir des comportements de chacun. Certes, la place prise par le ménage varie en fonction des situations, des conditions. Les réactions ou encore les comportements dans ce domaine reflètent aussi le sentiment de liberté et/ou le poids des contraintes éprouvés par la personne dans la conduite de sa vie.Cette perspective est nouvelle. Elle touche au coeur de la subjectivité. Elle concerne aussi la dynamique de l'altérité.
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Nombre de pages
252
Date de parution
28/08/2013
Poids
282g
Largeur
135mm
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EAN
9782234074798
Titre
Le ménage, la fée, la sorcière et l'homme nouveau
Auteur
Castelain-Meunier Christine
Editeur
STOCK
Largeur
135
Poids
282
Date de parution
20130828
Nombre de pages
252,00 €
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Résumé : A l'inverse de l'instinct maternel qu'on a glorifié, mythifié voire exalté au nom de la féminité, l'instinct paternel a longtemps été nié, raillé ou tout simplement méconnu. A l'heure où les hommes partagent davantage les responsabilités familiales, où la diversité des modèles familiaux redéfinit la fonction paternelle et où l'éducation bienveillante ouvre de nouveaux horizons, il est urgent de repenser le rôle du père et de bousculer les stéréotypes ! En croisant différentes disciplines - psychologie, sociologie, mais aussi neurosciences et anthropologie - Christine Castelain-Meunier enquête sur les nouveaux pères et fait dix propositions simples et sensibles pour les encourager à explorer ce nouvel amour.
Résumé : Réinventer l'éducation des garçons. Par où commencer ? La parole des femmes se libère, l'éducation des filles progresse, réjouissons-nous ! Mais quid des garçons ? On a beau s'insurger, le sexisme est toujours bien ancré partout, y compris dans l'éducation que nous leur donnons. Alors que faire pour que nos fils deviennent des hommes respectueux et ne rejoignent jamais les #. Un essai réjouissant et militant !
Comment les jeunes hommes entretiennent-ils l'amour avec leur partenaire? Quel rôle joue la pornographie dans leurs représentations? Comment les pères vivent-ils leur paternité? Comment les pères séparés parlent-ils au téléphone à leurs enfants? Les hommes ont changé. Ils vivent aujourd'hui une métamorphose dans le rapport au masculin, promue par certains et violemment combattue par d'autres, à tel point que l'on peut parler de fracture socio-culturelle dans les représentations que les hommes ont d'eux-mêmes. Pourquoi ces regains de violence chez certains, ce repli sur une masculinité défensive? Comment les autres vivent-ils ces transformations? On ne peut répondre à ces questions qu'en comparant la première génération d'hommes issue du féminisme avec la seconde, post-féministe, et en sélectionnant des pans de vie, en variant les approches et les angles, qu'il s'agisse des origines, de la transmission, du corps, de la beauté, des vêtements, des sentiments, de la sexualité, de la paternité, de la communication... Au travers d'enquêtes et de recherches menées depuis plus d'un quart de siècle, cet ouvrage nous convie à prendre toute la mesure des métamorphoses de la condition masculine dans le rapport à soi et aux autres, à la femme et à l'enfant, à la production et à la reproduction, à la violence ou à la pornographie.
Notre société est passée de la paternité institutionnelle à une paternité relationnelle, de nombreuses contradictions en découlent. Cette étude de la paternité traditionnelle, moderne et contemporaine est réalisée sous l'angle historique, sociologique, psychologique et psychanalytique.
Le vendredi 12 août 2022, au bout d'une vallée étincelante dans la province de Bolzano, un couple affranchi de toute contrainte s'envole l'un à la suite de l'autre, en parapente. Cédric et Mathilde, deux passionnés de montagne, ont mille fois fait le geste de se jeter dans l'air pur. Cédric se tourne, il ne voit plus Mathilde. Dans le halètement des minutes incertaines le menant jusqu'au lieu de la chute, seules des questions. A-t-elle survécu ? Que faire ? Découpé en scènes à suspense, ce récit qui vous saisit à la gorge est roman-vrai d'un couple à l'unisson de son désir de liberté et mémoire d'une reconstruction qui prendra plusieurs années. Mathilde doit tout réapprendre. C'est une page blanche que l'amour imbibe, sur laquelle s'écrit une existence à réinventer et qui nous interroge. Tandis que l'autre renaît, qu'est-ce qui meurt en soi ? Comment ensemble se reconstruire ? Ode à la beauté de l'instant, ce livre puissant est avant tout un hymne à la vie.
Une nuit, dans notre bicoque sur la plage, j'ai fait un drôle de cauchemar. La mort contournait la moustiquaire et tentait perfidement de s'introduire dans notre lit. Elle attendait tapie dans l'ombre que je m'endorme pour s'infiltrer et prendre Pauline. C'était elle qu'elle voulait. Elle s'en fichait de moi. Je lui mettais des bâtons dans les roues. Ca ne lui plaisait pas. Je passais la nuit à monter la garde. La mort était mécontente. Au petit matin, je m'étais assoupie, elle était venue souffler près de mon visage. Elle avait murmuré quelque chose, mais je n'avais pas compris quoi. Elle parlait latin ou suédois. Juste pour me faire chier". Premier roman virtuose, Toutes les vies est le récit d'une histoire d'amour sublime, d'un deuil impossible et d'une quête spirituelle qui sauve.
Est-ce que tu me vois, maman ? J'ai deux crédits à la banque, deux enfants que j'étouffe, quatre chats dont deux débiles et une estropiée, des rides en pattes d'araignée autour des yeux et des oignons aux pieds, le même amoureux qui me supporte et tient bon depuis vingt ans, quelle dinguerie, je ne suis ni parfaitement féministe, ni tout à fait écologiste, ni vraiment révoltée, pas encore alcoolique, plus du tout droguée, j'ai un abonnement à la gym, une carte de métro et une autre du Carrefour Market, je ne me fais pas les ongles, je ne me coiffe ni ne me teins les cheveux, je mets du rouge à lèvres une fois par an et surtout sur les dents, je suis toujours aussi raisonnable, aussi peu fantaisiste : je mets beaucoup d'énergie à essayer de ne pas te ressembler, maman. Je n'ai pas pu être une enfant et je ne sais pas être une adulte."
Le narrateur, un dénommé Julian, nous prévient dès les premières pages : il y aura bien une histoire dans ce livre. Une histoire d'amour, celle de deux amis d'université qui se sont aimés puis séparés dans les années 1960. Quarante ans plus tard, Julian tente à nouveau de les réunir. Départ(s), c'est aussi une réflexion sur la nature malicieuse de la mémoire, le temps qui passe, la place du bonheur dans nos vies et quand vient le temps de dire au revoir. Julian Barnes, l'un de nos plus grands romanciers contemporains, signe un roman perçant sur le lien entre fiction et réalité, entre chance et destin. Traduit de l'anglais par Jean-Pierre Aoustin