Cahiers Robinson N° 37/2015 : L'énigme du mal en littérature de jeunesse
Casta Isabelle-Rachel
PU ARTOIS
16,00 €
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EAN :9782848322063
L'enfant souillée, puis suicidée dans Les Démons de Dostoïevski, l'errance toxique des petits durs de Robert Cormier, l'apprenti nazi au visage d'âge peint par Stephen King... autant de signes de l'opérativité du Mal, contextuellement plus choquant car rapporté à l'enfance, à la jeunesse, moments de l'Etre où nous nous plaisons à déposer nos rêves de pureté, d'innocence, de protection et de préservation. Or, le réel dément chaque jour cette sanctuarisation idyllique, et cet autre réel que porte la littérature de jeunesse vient nous chuchoter de bien sombres histoires - histoires de cruauté, d'abandon, de vices et de tortures. Constater la "banalité du mal" chez l'enfant des fictions (mal qu'il commet/mal qu'on lui inflige) amène au besoin d'expertise : qu'ont donc à nous apprendre, à ce propos, l'Histoire, la tradition, l'esthétique, la morale ? Ce scandale permanent et renouvelé nous interroge en effet autant que nous le questionnons, inspirés que nous sommes par l'énigmatique parole hégélienne : oui, "les blessures de l'esprit sont les seules à guérir sans laisser de cicatrices".
Nombre de pages
220
Date de parution
19/03/2015
Poids
400g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782848322063
Titre
Cahiers Robinson N° 37/2015 : L'énigme du mal en littérature de jeunesse
Auteur
Casta Isabelle-Rachel
Editeur
PU ARTOIS
Largeur
160
Poids
400
Date de parution
20150319
Nombre de pages
220,00 €
Disponibilité
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Aujourd'hui, le genre policier s'aventure et fleurit loin, bien loin souvent de son origine narrative "classique" ; le crime se chante, se dessine et se peint, se met en scène, jouxte la littérature d'enfance autant que la nouvelle fantastique, se fait loufoque ou bien nous glace le sang : en un mot, le crime contamine toutes les formes de la fiction contemporaine. Et c'est là l'idée forte du présent ouvrage : en un siècle et demi, à mesure que s'éloignait l'ancien canon des frontières du littéraire, le dire policier est devenu la mère de tous les récits. Il leur a transmis son esthétique, ses propres registres d'attente et de réception, et il imprime son rythme (énigme/leurres/indices/résolution partielle/dénouement...) à la "posture" mentale de générations entières. En terme de problématologie (Michel Meyer), on peut dire que la procédure criminelle est à la fois du côté de la question (comme la science-fiction) et de la réponse (comme le mythe) et que, ainsi, elle nous constitue en sujet lyrique, contrairement à bien d'autres créations de la modernité. Oui, tout se passe comme si l'oeuvre criminelle savait trouver en nous une forme d'acquiescement fasciné, d'addiction sans retour, consumés que nous sommes par le feu noir.
Parmi les fortes thématiques déployées par la littérature de jeunesse, les récits d'injustice, infligées ou subies, sont légion : le cri universel des cours de récré et des salles de classe "c'est pas juste ! " se répercute en échos narratifs multiples. Cette situation suscite des justiciers, parfois expéditifs, qui oeuvrent dans l'ombre en attendant que se rétablisse un ordre plus vertueux... Ces figures, souvent masquées, accompagnent la construction éthique du jeune citoyen, et s'actualisent sous de nombreuses formes médiatiques, aux registres variés.
Boisseau Maryvonne ; Chauvin Catherine ; Delesse C
Alors que l'on s'intéresse aujourd'hui à l'épistémologie de la traductologie, cet ouvrage réexamine les relations complexes qu'elle entretient avec la linguistique. Conscients que la linguistique ne peut rendre compte à elle seule de tous les paramètres socio-culturels, stylistiques et situationnels qui interviennent dans l'acte de traduction, mais également certains qu'on ne peut faire l'économie de la linguistique dès lors qu'il s'agit de tenter de comprendre les processus en jeu, les collaborateurs de ce volume mettent en lumière l'interaction entre les deux disciplines tant au niveau épistémologique que théorique et méthodologique. S'intéressant à différents genres de textes dans des langues diverses (anglais, français, italien, allemand), prenant en compte les évolutions théoriques récentes ainsi que les développements technologiques de ces dernières décennies, cet ouvrage propose un éclairage diversifié sur la traduction en tant que contact des langues, approche déjà illustrée par la perspective contrastiviste développée en France par Jacqueline Guillemin-Flescher. A la fois mise en débat d'idées reçues et remise en perspective des problèmes qui se posent au théoricien, au comparatiste et au traducteur, il s'adresse à tous ceux que la réflexion sur la traduction, la traductologie et la linguistique intéresse.