Ce travail s'attache à vérifier la pertinence de la question posée par A. Mandouze en 1954 et demeurée en suspens : Augustin at-il été lui-même un mystique ? Il ne s'agit donc pas de traiter de la mystique Augustinienne, mais d'Augustin mystique. Il est impossible alors de dissocier la vie d'Augustin et ses oeuvres qui offrent de multiples témoignages, explicites ou plus voilés, de l'expérience concrète d'une relation ontologique à son Dieu,entrée dans la vie trinitaire. Les Confessions et le De Trinitate sont naturellement de la première importance, mais l'Augustin mystique peut aussi se révéler au détour d'écrits aussi divers que ses commentaires scripturaires, ses lettres, ses sermons et autres oeuvres dites mineures, qui débordent tout corpus posé à priori.L'auteurPsychanalyste et docteur en théologie, Mireille Cassin est auteur d'un ouvrage sur la conversion mystique de Jacques Fesch : Mystique public n° 1, Jacques Fesch, Entre ombres et lumière, publié aux éditions du Cerf en octobre 2015. Elle a également contribué, entre autres, aux Mélanges carmélitains
Nombre de pages
360
Date de parution
21/11/2017
Poids
528g
Largeur
151mm
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EAN
9782204121309
Titre
Augustin est-il mystique ?
Auteur
Cassin Mireille
Editeur
CERF
Largeur
151
Poids
528
Date de parution
20171121
Nombre de pages
360,00 €
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Voici l'histoire vraie, au plus intime de l'intime, d'un homme poursuivi par la société comme ennemi public et qui, en prison, rencontre Dieu avant de monter sur l'échafaud et d'être guillotiné. En 1954, Jacques Fesch, âgé de 24 ans est incarcéré à la prison de la Santé à la suite de l'homicide involontaire d'un agent de police lors d'un braquage raté. C'est dans sa cellule que le futur condamné à mort va connaître une soudaine conversion au Christ. Cette redécouverte de la foi le transforme en profondeur, l'enjoint de communiquer l'Evangile au reste du monde, fait de lui un témoin. Au cours de ses trois ans et demi de captivité, jusqu'à l'aube fatale du 1er octobre 1957, Jacques Fesch, promis à la peine capitale, entame un vertigineux chemin spirituel où il dira lui-même avoir reçu grâce sur grâce. De manière sensible et infinie, il expérimente une plénitude telle qu'elle lui fait renoncer, dans le pardon et la paix, à sa courte existence, ainsi que l'indiquent les derniers mots portés dans son journal : "Dans cinq heures je verrai Jésus". En dressant pour la première fois, à partir de ses carnets, des souvenirs de ses proches et des archives judiciaires, le portrait de cet ouvrier de la onzième heure et bon larron dont le Cardinal Lustiger a tenu à ouvrir l'enquête préliminaire à la béatification, Mireille Cassin montre combien la force de l'Esprit l'emportera toujours sur la logique du sang.
La sophistique hante la philosophie. Elle la met hors d'elle.Dès l'aube présocratique, les sophistes, ces «maîtres de la Grèce» dont parle Hegel, sont des professionnels du langage, monnayant leur art de persuader des juges, de retourner une assemblée, de former à la rhétorique et à la démocratie. Ils font ?uvre politique, quand la philosophie veut faire ?uvre de connaissance. Or, ce fait d'histoire, Platon, puis Aristote le transforment en effet de structure : campant à jamais le sophiste en mauvais autre du philosophe, le premier l'expulse hors de la vérité et de la philosophie, le second hors du sens et de l'humanité.Depuis lors, en Occident, de Kant à Heidegger et Apel, comme par le biais d'Arendt, de Perelman et de Lacan, la sophistique fonctionne en opérateur par excellence de délimitation de la philosophie. Deux conceptions du logos s'opposent : l'ontologie, pour laquelle il s'agit de dire, de penser, de démontrer ce qui est ; la logologie, dont les performances, produisant l'énonciation sous l'énoncé, le signifiant sous le signifié, obligent à entendre combien l'être n'est qu'un effet du dire.Prenant appui sur les textes sophistiques eux-mêmes qu'elle traduit ou retraduit, Barbara Cassin modifie la perception traditionnelle de l'Antiquité et, du coup, celle des rapports entre Antiquité et Modernité : elle restaure ce qu'il conviendra désormais d'appeler notre héritage sophistique.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...