La Coulure. Histoires de la peinture en mouvement (XIe-XXIe siècles)
Cassegrain Guillaume
HAZAN
22,45 €
Epuisé
EAN :9782754107563
Il aura fallu attendre l'expressionisme abstrait des peintres américains pour revoir apparaître la coulure dans les images. Cy Twombly, Brice Marden, Morris Louis, en libérant le geste pictural des entraves dictées par les règles du passé, ont donné libre cours, sous des formes à chaque fois diverses et singulières, aux écoulements de peinture. Jackson Pollock en a même fait un motif spécifique avec lequel son style a par la suite été décrit. Le fameux dripping avec lequel il procède à l'invention de ses compositions n'est rien d'autre que ces " écoulements " de peinture industrielle sur la toile disposée à même le sol. Mais auparavant, dans la peinture classique, la coulure, bien que plus discrète, a également joué un rôle de tout premier ordre. Certains peintres de renom (Michel-Ange, Tintoret, Lucas Cranach, Caravage) ont su tirer parti de la force dynamique et expressive de ces coulures de peinture dans quelques-unes de leurs toiles afin de révéler le caractère unique de leur invention et de rappeler la nature liquide du médium qu'ils travaillent. Les coulures permettent de dire la rapidité d'exécution incomparable de ces artistes et leur ingenium inimitable. En même temps cette dimension physique de l'épanchement de la matière picturale est ainsi radicalisée dans des thèmes iconographiques qui l'incarnent par excellence comme les larmes ou le sang des blessures du Christ, des saints et martyrs. Ce livre entend redonner une visibilité à ces coulures qui apparaissent, avec plus ou moins de force, résultat d'une volonté déclarée de l'artiste ou simple accident survenu lors de la réalisation de l'oeuvre, et qui dévoilent ce qu'il en est d'une " poétique " de l'art. La coulure en laissant toujours visible dans l'image finie la liquidité originaire de la peinture, en demeurant le témoin des gestes qui ont donné naissance à ces compositions, invite à une archéologie de la peinture où nos a priori critiques sont sans cesse inquiétés par la rencontre avec cette matière vivante et mobile. Le livre se compose de fragments, parfois reliés les uns aux autres de manière continue, parfois éloignés les uns des autres, afin de suivre le plus précisément possible le cheminement incontrôlable de ces écoulements de peinture qui confrontent sans cesse notre volonté de savoir à sa propre source d'inquiétude.
Nombre de pages
256
Date de parution
08/04/2015
Poids
1 424g
Largeur
195mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782754107563
Titre
La Coulure. Histoires de la peinture en mouvement (XIe-XXIe siècles)
Auteur
Cassegrain Guillaume
Editeur
HAZAN
Largeur
195
Poids
1424
Date de parution
20150408
Nombre de pages
256,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Au début des années 1540, Jacopo Robusti, un jeune artiste aussi singulier que talentueux, apparaît sur la scène artistique vénitienne. Rapidement connu par son surnom de "Tintoretto" (petit teinturier), en référence au métier de son père, il bouleverse les habitudes esthétiques en cherchant à unir la couleur de Titien et le dessin de Michel-Ange. Usant avec brio de la perspective pour dramatiser ses histoires et proposer des points de vue originaux impliquant physiquement le spectateur dans ses compositions, Tintoret s'impose peu à peu auprès des institutions locales et des mécènes privés pour devenir l'un des plus grands noms de la peinture vénitienne de la Renaissance. Le jeune Tintoret offre, sans retenue ni crainte, son art si original, sorti du "plus terrible cerveau que la peinture ait connu" , selon Vasari, et démontre avec virtuosité par la rapidité de son pinceau et les audaces de ses inventions qu'une étoile est bien née.
Tintoret (1518-1594) est l'un des rares peintres de la Renaissance vénitienne à être véritablement originaire de la Cité des Doges. Titien, son grand rival, vient de la terraferma (Cadore) tout comme l'autre grand peintre de l'époque, Véronèse, né à Vérone. L'ambition de cet ouvrage est de retrouver Tintoret en confrontant l'examen de son ?uvre au « mythe » forgé par la littérature d'histoire de l'art autour de l'art et de la personnalité de Jacopo Robusti. Contrairement aux autres grands peintres vénitiens contemporains (Titien, Véronèse, principalement), Tintoret semble offrir au regard critique des facettes multiples, souvent contradictoires, qui rendent complexe. une saisie monographique de son ?uvre Il a été, ainsi, tour à tour, perçu par certains spécialistes comme un peintre révolutionnaire et matérialiste alors que d'autres voyaient en lui un artiste idéaliste et spiritualiste. Tintoret lui-même, avec la célèbre formule inscrite sur le mur de son atelier (« Le dessin de Michel-Ange, la couleur de Titien ») a tracé ce portrait d'un artiste « double », cherchant par une ambition folle à concilier l'inconciliable. Envisager les « doubles » qui traversent l??uvre du peintre permet de porter un regard nouveau sur une ?uvre profondément originale et déroutante. Le thème du peintre visionnaire (en avance sur son temps) débouche dans les textes, inévitablement, sur un Tintoret peintre de « visions ». C'est ce peintre de « visions », pensé à partir de cette réception critique, qui constitue l'apport original de la seconde partie de cette étude monographique. L'auteur aborde ainsi la question de l'inspiration dans le processus créatif de Tintoret, en replaçant cette idée dans son contexte local (opposition des lettrés proches de Titien qui défendent l'application, l'étude attentive, et des jeunes poligrafi du cercle de Tintoret qui prônent une nouvelle esthétique fondée sur l'improvisation, l'inspiration soudaine, le furor et la rapidité d'exécution qui l'accompagne). À propos des grandes décorations de la Scuola Grande di San Rocco, l'auteur propose ensuite sa « théorie de l'espace » du Tintoret. Cet espace dynamique et dramatique, souvent pensé pour fonctionner dans un lieu précis, avec des conditions de visibilité particulières (les toiles latérales des chapelles par exemple), permet de poser un regard nouveau sur la storia, son exposition et sa logique. Par des raccourcis importants, Tintoret produit un espace original, « précipit?», qui perturbe souvent la narration elle-même. Au total, cette approche monographique renouvelle notre manière de considérer Tintoret dans son temps et dans l'histoire.
Tout au long de son oeuvre, que cela soit sous la forme de préfaces de catalogues consacrés à des artistes contemporains (Bernard Réquichot, Daniel Boudinet, Cy Twombly), d'articles dédiés à des peintres classiques (Arcimboldo, Artemisia Gentileschi) ou de réflexions plus générales sur l'art (le kitch, le "filmique ", le tableau vivant), Roland Barthes a accordé une attention toute particulière aux images. Elles étaient, à ses yeux, bien plus qu'un passe-temps ? notamment lorsqu'il s'adonnait, en amateur, à la peinture, un délassement intellectuel qui l'éloignait de son véritable travail critique. L'image, et l'imaginaire qui lui est lié, possèdent une vertu que le texte ne semble pas pouvoir revendiquer pleinement : mêler le langage expressif au discours critique, faire émerger la " substance sous le concept " et pousser la question de la signification jusqu'à sa limite la plus extrême. Sans s'embarrasser des règles méthodiques dictées par l'histoire de l'art, et en se voulant " sauvage et sans culture" devant des oeuvres d'art qui venaient à lui comme par inadvertance pour l'inciter à l'aventure, Roland Barthes a élaboré une esthétique qui demeure une contribution à l'étude des images des plus singulières et des plus utiles. Le troisième sens et son corrélat, la " signifiance " (un " au-delà " du sens), l'" imaginaire de l'image " ou bien encore le célèbre couple punctum / studium, avec lequel il précise la dimension subjective de tout commerce avec les oeuvres, sont autant de propositions méthodiques qui méritent d'être reconsidérées attentivement afin de tirer toute la force heuristique de cette " leçon de l'image " à laquelle nous convie Roland Barthes.
Les civilisations mayas et aztèques, nées autour du golfe du Mexique, sont qualifiées de "précolombiennes" car elles se sont développées avant l'arrivée de Christophe Colomb (1492). La disparition des Mayas reste largement inexpliquée, et la destruction des traces des Aztèques, exécutée par les Conquistadores, a anéanti d'innombrables vestiges. Ces très anciennes sociétés connaissaient l'écriture, les mathématiques, l'art, l'architecture, et elles étaient dotées d'institutions sociopolitiques. Ce guide s'efforce de restituer au plus juste ces civilisations, à travers cinq chapitres présentant des personnages clefs, l'organisation sociale et les rites, la vie quotidienne, ou la religion. Le dernier chapitre répertorie un grand nombre de sites témoins de cette civilisation. Quatre cartes, une liste des musées, une chronologie, un glossaire, un index et une bibliographie complètent cette documentation.
Résumé : Catalogue officiel de l'exposition De Palmyre à Mossoul, voyage au coeur d'un patrimoine menacé du 9 octobre 2018 au 9 février 2019 à l'Institut du monde arabe. Pour la première fois, l'Institut du monde arabe présente une exposition inédite : une expérience totalement immersive dans les plus beaux sites du monde arabe aujourd'hui menacés. Le Proche-Orient et le bassin méditerranéen ont vu se succéder les civilisations et les empires les plus grandioses. Perses, Grecs, Romains ou Arabes ont tous construit des monuments extraordinaires, vestiges de l'histoire de l'humanité. Bâtis depuis des siècles, ces sites sont aujourd'hui menacés par le fondamentalisme et les conflits armés. Afin de préserver la mémoire de ces sites et de garder l'espoir de les voir renaître un jour, l'IMA s'est associé à la société ICONEM qui, par des procédés technologiques innovants, scanne, enregistre les sites en danger et permet ensuite d'en produire des reconstitutions numériques. La technologie est alors au service des scientifiques mais aussi du grand public qui peut ainsi découvrir les merveilles architecturales de l'Orient. En mettant en avant des sites ayant déjà fait l'objet de destructions ou aujourd'hui menacés, l'IMA souhaite sensibiliser le public à la nécessité de préserver le patrimoine mondial, et au rôle essentiel que jouent les nouvelles technologies pour la transmission de ce bien commun aux générations futures. Cette expérience permettra aux visiteurs de se promener parmi quatre grands sites emblématiques du monde arabe : Mossoul en Irak, Alep en Syrie, Palmyre en Syrie et Leptis Magna en Libye.
Catalogue officiel de l'exposition Jean Dubuffet, un barbare en Europe du 24 avril au 2 septembre 2019 au Mucem. L'exposition voyagera ensuite à Barcelone puis au musée d'ethnographie de Genève. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la culture connaît une crise profonde. L'art constitue l'un des symptômes les plus aigus de ce processus de reconstruction politique, anthropologique et philosophique. Au sein de cette dynamique, l'artiste français Jean Dubuffet (1901-1985) est incontournable. Avec ses collectes pour la Compagnie de l'Art Brut et son propre travail de peintre, Dubuffet permet de dépasser la croyance en la supposée primitivité des artefacts annexés à la catégorie "art primitif" , critiquant une certaine conception de la culture. Pour ce faire, il s'appuie sur un réseau de coopération mettant en lien artistes, écrivains, ethnologues et psychiatres qui participent de l'émergence d'une forme de relativisme culturel théorisé dans le champ de l'anthropologie d'alors. Restituer le cheminement de l'oeuvre de Dubuffet, sous l'angle de l'histoire culturelle et de l'anthropologie, c'est raconter cette redistribution des valeurs qui fondent notre culture contemporaine. Le catalogue s'articule en trois grandes sections : 1. Célébration de l'homme du commun La figure fantasmatique de l' "homme du commun" est mise en oeuvre par le peintre au coeur de ses écrits et de sa peinture dès 1944. L' "homme du commun" est à tout à la fois une manière de se définir et se situer dans le monde en général, et dans le monde de l'art en particulier, le sujet de sa peinture et la représentation qu'il se fait de l'artiste authentique. 2. Une ethnographie en acte Dès l'entre-deux-guerres, Jean Dubuffet s'intéresse aux productions plastiques situées aux franges de l'histoire de l'art occidental. L'entreprise de l'Art Brut initiée en 1945 est au coeur de sa réflexion. Si l'on retient bien souvent son intérêt pour les dessins, peintures, sculptures et assemblages réalisés dans le milieu asilaire, il ne faut pas négliger son appétence et ses connaissances relatives à l'art populaire, au dessin enfantin, aux arts anciens ou aux artefacts extra-occidentaux. Le large réseau de coopération mobilisant ethnographes, psychiatres et autres amateurs d'altérité l'atteste. Plus avant, le peintre détourne les usages ethnographiques au profit de son oeuvre et de sa pensée, procédant à une ethnographie en acte détournée. 3. Critique de la culture La célébration de l'homme du commun et les rapports étroits qu'entretient Dubuffet avec les réflexions de l'ethnologie de son temps alimentent ce qui, dès 1949, s'institue comme une critique radicale de la culture humaniste. Dubuffet remet en cause la distribution des valeurs qui fondent celle-ci. Au coeur de son travail, le point de vue, le langage, les systèmes de croyance et les valeurs de l'art sont questionnés. La forme de relativisme absolu à laquelle procède alors le peintre ne va pas sans faire écho au travail de son contemporain Claude Lévi-Strauss, anthropologue intéressé par les démarches du peintre.
Catalogue officiel de l'exposition De Cézanne à Picasso : La collection Thannhauser du Guggenheim à l'hôtel de Caumont du 1er mai au 13 octobre 2019. L'exposition et le catalogue qui l'accompagne présentent les chefs-d'oeuvre de la collection Thannhauser de la Fondation Solomon R. Guggenheim à New York. Quarante quatre peintures et quatre sculptures d'importants artistes impressionnistes, postimpressionnistes et modernes, dont Edouard Manet, Edgar Degas, Paul Cézanne, Vincent van Gogh et Pablo Picasso, sont pour la première fois présentés en Europe depuis leur arrivée à New-York il y a plus d'un demi-siècle. Justin K. Thannhauser (1892-1976) est une figure de premier plan dans la diffusion de l'art moderne européen. Dès sa jeunesse, il assiste son père, Heinrich Thannhauser (1859-1935), dans la gestion de sa célèbre Moderne Galerie, fondée à Munich en 1909. Tous deux conçoivent un programme d'expositions remarquable et varié où figurent les impressionnistes et les postimpressionnistes français, ainsi que les futuristes italiens, mais aussi, très souvent, des artistes allemands contemporains. C'est aussi leur galerie qui organise l'une des premières grandes rétrospectives de Picasso en 1913, à l'origine d'une longue et étroite amitié entre Justin Thannhauser et l'artiste, qui se prolongera jusqu'à la mort de ce dernier en 1973. Succédant à son père dans la gestion de la galerie, Justin Thannhauser crée des succursales à Lucerne (1919), Berlin (1927) et Paris (1937). Dans les années 1930, la montée du nazisme et la crise économique générale créent un climat défavorable pour le marché de l'art qui affecte la galerie. En 1941, Thannhauser s'installe à New York et s'affirme rapidement comme marchand d'art aux Etats-Unis. En 1963, il lègue les oeuvres principales de sa collection à la Fondation Solomon R. Guggenheim à New York, où elles sont exposées dans une galerie qui porte son nom. Cette présentation exceptionnelle de la collection Thannhauser, richement illustrée, présente les recherches les plus récentes sur l'histoire des galeries et sur l'ensemble des oeuvres qui la constituent, notamment sur ce legs important à la Fondation Guggenheim. Les relations de la famille Thannhauser avec les artistes d'avant-garde, les collectionneurs et les marchands de l'époque sont notamment mises en avant, par des photographies d'époque, des livres et des documents d'archive issus du fonds de la galerie. Le commissariat de l'exposition est assuré par Megan Fontanella, conservatrice des Musée Solomon R. Guggenheim.