Cassavetes par Cassavetes est la somme indispensable sur le réalisateur de Faces et Une femme sous influence. Suivant un fil chronologique, John Cassavetes y raconte son enfance et sa jeunesse, ses études d'art dramatique, ses débuts d'acteur fauché à New York, ses combats permanents contre les studios d'Hollywood et les automatismes du cinéma commercial. Il expose en détail les étapes de réalisation de chacun de ses films, de Shadows (1959) à Love Streams (1984). Tournages épiques, souvent interrompus faute d'argent, montages sans cesse repris, communication et plans de sortie menés par le cinéaste lui-même... Toute sa vie, Cassavetes restera fidèle à sa vision radicale de l'art et du cinéma, parfois même contre l'avis de ses collaborateurs les plus fidèles, tels que les acteurs Peter Falk et Ben Gazzara, ou sa femme et actrice Gena Rowlands.Abondamment illustré, ce livre alterne les propos de Cassavetes avec des commentaires de son biographe Ray Carney, qui viennent à la fois les resituer, les compléter et parfois les discuter. Salué à sa sortie aux États-Unis en 2001, Cassavetes par Cassavetes est, selon le cinéaste Harmony Korine, le « meilleur livre jamais écrit sur le cinéma ».Ray Carney est le spécialiste mondialement reconnu de John Cassavetes, auquel il a consacré de nombreux ouvrages. Il est également l'auteur de monographies sur Frank Capra, Carl Theodor Dreyer ou encore Robert Bresson (à paraître).4e de couverture : Cassavetes par Cassavetes est la somme indispensable sur le réalisateur de Faces et Une femme sous influence. Suivant un fil chronologique, John Cassavetes y raconte son enfance et sa jeunesse, ses études d'art dramatique, ses débuts d'acteur fauché à New York, ses combats permanents contre les studios d'Hollywood et les automatismes du cinéma commercial. Il expose en détail les étapes de réalisation de chacun de ses films, de Shadows (1959) à Love Streams (1984). Tournages épiques, souvent interrompus faute d'argent, montages sans cesse repris, communication et plans de sortie menés par le cinéaste lui-même... Toute sa vie, Cassavetes restera fidèle à sa vision radicale de l'art et du cinéma, parfois même contre l'avis de ses collaborateurs les plus fidèles, tels que les acteurs Peter Falk et Ben Gazzara, ou sa femme et actrice Gena Rowlands.Abondamment illustré, ce livre alterne les propos de Cassavetes avec des commentaires de son biographe Ray Carney, qui viennent à la fois les resituer, les compléter et parfois les discuter. Salué à sa sortie aux États-Unis en 2001, Cassavetes par Cassavetes est, selon le cinéaste Harmony Korine, le « meilleur livre jamais écrit sur le cinéma ».Ray Carney est le spécialiste mondialement reconnu de John Cassavetes, auquel il a consacré de nombreux ouvrages. Il est également l'auteur de monographies sur Frank Capra, Carl Theodor Dreyer ou encore Robert Bresson (à paraître).
Quand ils marchent dans les rues de New York, Tanger, Détroit, Séville, Paterson, les héros des films de Jim Jarmusch fabriquent un secret. Une autre allure, pour un autre temps.
Sorti quelques mois après la mort de Kubrick, Eyes Wide Shut est depuis nimbé d'une aura de mystère et de démesure : un tournage homérique de presque deux ans, le couple Tom Cruise-Nicole Kidman dans la tourmente, des acteurs qui quittent le projet, un réalisateur mythique connu pour ses méthodes hors du commun... Le cocktail est explosif, encore agrémenté d'un parfum de scandale lorsque surgit la rumeur d'un film toujours en cours de montage à la mort de Kubrick, et donc terminé in extremis par sa garde rapprochée. Vingt ans plus tard, cet ouvrage nourri d'une soixantaine d'entretiens revient sur la conception d'une oeuvre à part, peut-être la plus personnelle et hypnotisante du cinéaste. Avec en ligne de mire cette question clé : que nous apprend Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick ...
A peine dix ans et une poignée de rôles. Voilà ce qu'il a fallu à Bud, un gamin du Nebraska, pour devenir Marlon Brando, détrôner Laurence Olivier et se faire une place dans le grand récit américain. Puis quasiment plus rien. Une carrière déclinante, un comportement de plus en plus erratique, une résurrection magnifique mais éphémère (Le Parrain, Apocalypse Now). Comme s'il était arrivé trop tôt au sommet, avant de se laisser inonder par la mélancolie, un sentiment de l'absurde et une envie de disparaître. Réfugié sur son atoll du bout du monde, Marlon Brando posait cette question : combien de temps une star dure-t-elle ?
Jouez à cache-cache avec les réalisateurs cultes du cinéma ! De fourmillantes images, réalisées par Alexandre Clérisse, dépeignent les paysages des imaginaires de grands cinéastes, comme une radiographie de leurs univers cinématographiques. Dans chacune, l'un d'entre eux est planqué : à vous de le retrouver !
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Capter les paroles que l'on entend peu, celles des internés, des paysans, des repris de justice, garder trace des dialectes sur le point de s'éteindre, libérer un espace pour les faire entendre : dégager l'écoute, c'est une exigence esthétique, politique mais aussi technique. Une exigence que Claudine Nougaret et Raymond Depardon ont mis au coeur de leur travail documentaire commun. L'une au son. L'autre à l'image. De l'hôpital psychiatrique de San Clemente à la 10e chambre du tribunal correctionnel de Paris, du chipaya à l'occitan. Délicatesse, vigilance, discipline, pudeur, en font une oeuvre cinématographique indispensable. 70 photos et un texte inédits ouvrent la porte de leur atelier. Quand la prise de son est au coeur d'une façon d'être au monde : un manifeste et une boîte à outils.
Michael Chekhov, acteur, directeur de théâtre et professeur d'art dramatique, est le neveu d'Anton Tchekhov. Né en Russie en 1891, il fut membre du Théâtre d'Art de Moscou, alors dirigé par Constantin Stanislavski, qui fut son premier maître. En 1914, Chekhov participa à la fondation du Premier Studio du Théâtre d'Art de Moscou qui, sous sa direction, devint le Deuxième Théâtre d'Art de Moscou. Après avoir quitté la Russie, il travailla longtemps en Europe. En 1936, il fonda en Angleterre, à Darlington Hall, l'Ecole d'Art dramatique Tchekhov, qui fut transférée aux Etats-Unis peu de temps avant la deuxième guerre mondiale. Le théâtre et le cinéma américain lui doivent le plus clair de leur art. Maître, incontesté, il donna aux différentes formations d'art dramatique une empreinte d'une valeur inégalée, jusqu'à sa mort en Californie, en 1955. Si l'on peut dire que Chekhov est le prolongement de Stanislavski, on doit aussi reconnaître que, par son contact intime avec les théâtres anglais et américain, il a considérablement actualisé, virilisé, adapté à la vie, un enseignement qui nous devient ainsi plus immédiatement accessible. La méthode que nous présente Chekhov est un juste mariage de la psychanalyse du métier "psychique intérieur" et de l'exercice physique, de la gymnastique, indispensables à sa parfaite connaissance.