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Vivre nu
Cassan Margaux
GRASSET
19,10 €
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EAN :9782246830962
Mon enfance, je l'ai passée nue, entourée de corps nus. L'été, je rejoignais mon oncle et ma tante dans un petit village naturiste du sud de la France. Ce qui était un geste spontané, presque un réflexe, s'est transformée en revendication, plus tard, quand ma nudité est devenue aux yeux des Autres une transgression, une humiliation (presque chacun d'entre nous a déjà cauchemardé de se retrouver nu devant tout le monde, à l'école ou au travail), une source de fantasmes voire un délit, comme l'est la publication d'un pubis sur les réseaux sociaux. On comprenait comme de l'exhibition ce qui, le plus souvent, relève du camouflage. Le coeur du naturisme, c'est toujours la Nature. C'est elle qu'on vient rencontrer, toucher, sentir. Les pieds nus qui s'abîment sur les rochers. L'herbe jaunie qui griffe les chevilles. Le soleil brûlant qui tombe sur le nombril à midi. L'eau qui file sur les seins et suit les lignes de l'aine que le moustique viendra piquer dans la nuit. La brise du soir qui sèche les cheveux encore humides et caresse le dos. J'ai choisi, comme 2, 5 millions de Français, d'adopter un mode de vie différent. Car le naturisme est aussi bien une philosophie qu'une pratique, dont la nudité n'est qu'un élément. En hiver, les naturistes s'habillent bien sûr, mais ils restent fidèles à des valeurs - l'acceptation du corps, le sens de la communauté, la frugalité, mais aussi la liberté, et avec elle, la revendication d'une contre-culture". M. C. Dans ce récit aux accents d'invitation au voyage, Margaux Cassan nous conduit dans l'univers méconnu du naturisme. Des premières communautés libres formées par des anarchistes au début du XXème siècle aux utopies fanées des années hippies ; du village familial du Vaucluse où elle a passé son enfance au libertinage de l'Ile du Levant, l'autrice dresse une cartographie philosophique et historique de ce mouvement. Son témoignage, parfois documentaire, parfois journal intime, interroge ce que la nudité dit d'une société obsédée par la question du corps, mais incapable de montrer le sien. Dans un monde où le vêtement sert les intérêts de la pudibonderie comme de l'hyper-sexualisation, où il est devenu un marqueur social, qu'est-ce que la vie nue ? Une autre manière d'habiller le monde.
Nombre de pages
216
Date de parution
05/04/2023
Poids
248g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782246830962
Titre
Vivre nu
Auteur
Cassan Margaux
Editeur
GRASSET
Largeur
130
Poids
248
Date de parution
20230405
Nombre de pages
216,00 €
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Résumé : " A cinquante ans, maman n'y avait pas échappé. Elle avait rôti, elle était à point. C'était l'aboutissement logique d'une vie entière à chasser les rayons. Chaque année, elle teignait ses cheveux naturellement bruns en une teinte plus claire à mesure que sa peau, elle, aspirait le soleil d'Afrique sous lequel elle vivait enfin. Elle prenait la teinte de la suie, la même que j'avais sur les mains en réparant mon vélo. Symbole des années 1980, le bronzage était la signature d'une génération obsédée par la brûlure et les paillettes, où l'on voulait vivre vite, s'étourdir quitte à griller sa peau et assécher la terre. Le bronzage, c'était aussi une promesse : celle de franchir le périphérique et d'accomplir une mue sociale. Ma mère a construit sa vie autour de ce rêve. Elle a offert son corps au soleil, attirant ses proches dans l'orbite de l'astre qu'elle chérissait jusqu'à la déraison". Margaux Cassan Tout à la fois récit personnel et enquête philosophique, Ultra violet raconte le bronzage comme cela n'avait jamais été fait : un "fait social total" qui embrasse l'histoire, la sociologie, le religieux, la mythologie et engage notre intimité la plus sensible. Du soleil qui fascine aux rayons qui blessent, des hérauts de la mélanine au destin d'une famille envoûtée, Margaux Cassan nous livre la grande épopée d'une obsession contemporaine.
Cet ouvrage monographique consacré au travail d'intérieur développé au cours des trente dernières années par Gaëlle Lauriot Prévost sera l'occasion de revenir sur son important travail de recherche au travers de maquettes, dessins et prototypes révélant tout autant l'originalité d'une démarche qui transpose et transgresse par abstraction, que la complicité et la bienveillance réciproque du design et de l'architecture. La monographie contiendra un portfolio de différents projets qui permettra une immersion dans les intérieurs, la présentation de projets organisés de manière chronologique et illustrés par des photographies de Flore Lorente et Alexandre Guirkinguer, ainsi que plusieurs textes originaux sur le travail de Gaëlle Lauriot-Prévost et un entretien avec la designer acompagné d'un reportage photo dans l'atelier. Le graphisme est assuré par Jérôme Saint-Loubert Bié ayant travaillé sur les projets éditoriaux consacrés à Frapotel et notamment le livre Ouvertement.
Le 16e siècle est un temps de dépassements, d'ouvertures, de questionnements et de ruptures. Ouvertures vers le Nouveau Monde et vers de nouveaux savoirs nourris de la réinterprétation de l'Antiquité par les humanistes et les maîtres de la Renaissance artistique ; interrogations sur les fins dernières de l'Homme et sur le salut de son âme ; ruptures avec l'éclatement de la chrétienté d'Occident et l'étiolement de la notion d'Empire assaillie par les aspirations nationales. L'objectif de ce livre est d'analyser la structure et la trame conjoncturelle de ce siècle à travers les faits politiques, sociaux, économiques, culturels et religieux. Un choix de textes commentés, des cartes, une chronologie, une bibliographie de cheminements personnalisés à travers cette Europe du XVIe siècle.
La révolution numérique atteint son apogée, celle des intelligences artificielles. Nous sommes désormais pris en charge. Les outils et les algorithmes nous interpellent, nous encadrent, nous guident, choisissent à notre place. Répondent aux questions que nous ne nous posions pas. Jouent avec nous. Se jouent de nous. Cette dernière révolution nous laisse amers et épuisés. Nos cerveaux sont saturés de dopamine, ne connaissant ni vide, ni repos. Tout comme nos yeux, nos doigts, nos corps. Nos vies sont fragmentées, à l'image du monde. Peut-être devenons-nous des mines à ciel ouvert, aspirés et malmenés par le monde de la donnée, au coeur du d'une réalité qui semble elle-même s'effacer ? Telle n'était pas la promesse du progrès et nous voici pris de vertige : sommes-nous entrés dans une nouvelle civilisation, à la croisée du sommeil perdu, de l'hypnose et de la soumission ? Ou bien vivons-nous la dernière heure de l'homo sapiens ? " Dans la foulée de ses grands succès (La civilisation du poisson rouge, Sortir du bocal, Submersion), Bruno Patino nous livre un court essai prophétique, plein d'idées, d'hypothèses, de portraits, de lectures, de solutions.
Si la littérature est le lieu où la réalité se révèle de la manière la plus saisissante et la plus dérangeante, alors ce roman est un grand livre de littérature ! Un juge du régime des mollahs, condamné à perpétuité, écrit en prison : " Je sais que seuls mes crimes importent, mais mon récit pourrait vous aider à comprendre la fabrique des criminels. " Il raconte son enfance misérable, partageant la chambre d'un grand-père moribond dont il est le " garçon-pipi " , puis l'amour de sa vie, incestueux mais merveilleux, de la perte duquel il ne se remettra jamais. Pour épuiser sa douleur et sa haine, il s'enrôle à la guerre. " J'étais en guerre contre mon destin, et on me donnait une arme et un champ de bataille". Adolescent en quête de martyr, il est envoyé dans une école religieuse pour devenir juge et se prend pour le " Talleyrand iranien " . Il décrit les ressorts d'un régime de terreur, de tortures, de trafic d'organes, d'espionnage généralisé... Un incident va l'inciter à rendre visite à une adolescente en prison, puis, en catimini, à 117 autres jeunes et belles détenues. " Le viol me révulsait, me rebutait, vous comprenez ? J'avais besoin d'être admiré. Je leur apportais des plaisirs à hauteur de liberté. Je les traitais comme des femmes courtisées. Je rendais hommage à leur féminité bafouée. " Alors, ce " violeur attentionné et délicat " , qui reconnaît avoir condamné à mort des innocents, est-il un bouc-émissaire qui paie pour les crimes d'un régime dont les vrais puissants sont exonérés, ou un monstre manipulateur dont la bonne conscience dénonce encore plus la profonde perversion ? Au lecteur de juger. Peut-on être à la fois victime et bourreau ? On se sent mal à l'aise à ressentir de l'empathie pour ce criminel, voire à s'identifier à lui.
Chaque année Sorj Chalandon nous dit qu’il n’écrira plus de livre sur son père, et pourtant, chaque année il y revient. Cette fois il touche le sujet en plein cœur, puisqu’il décrit son errance dans les rues de Paris lors de sa fugue à 17 ans. Il y conte l’adolescence, la rage contre l’injustice, l’engagement, les coups durs et surtout, les belles rencontres salvatrices. Cette fois encore Chalandon m’a émue par sa sincérité et la qualité de sa plume.