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Discours sur le suicide
Casanova Giacomo ; Ceccatty René de
RIVAGES
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EAN :9782743617301
Extrait de la préface:L'hermine et le scorpionBien que Casanova précise que le Discours et les Dialogues sur le suicide défendent des thèses contradictoires (le premier le dénigrant et les seconds en proposant un panégyrique), les deux textes inédits qui sont ici proposés en français pour la première fois aboutissent, en réalité, à des thèses similaires sur la grandeur et le courage de ce geste d'un point de vue intentionnel, et sur l'illusion de liberté qu'il donne à l'homme qui l'accomplit et à ceux qui l'observent.C'est dans les Dialogues, qui ne furent pas publiés du vivant de l'écrivain et qui attendirent l'édition de Paolo L. Bernardini (Aracne Editrice, 2005) pour voir le jour dans leur langue originale, que Casanova fournit les arguments les plus raisonnes, en rédigeant, sous la forme antique d'un débat entre deux philosophes anonymes (un athée A et son contradicteur croyant B), une véritable petite métaphysique de la mort volontaire. Pour fonder ses arguments et leur contradiction, Casanova convoque non seulement les citations qu'il a déjà proposées treize ans plus tôt dans son Discours (lui, publié en 1769, à Lugano, dans la Confutazione délia storia del governo Veneto d'Amelot de la Houssaie, rédigée, peut-être en partie, l'année précédente dans la prison de Barcelone où il a purgé une peine de quarante-deux jours et destinée à permettre son retour à Venise) et qui pour la plupart viennent de très célèbres textes stoïciens ou épicuriens, de poèmes, de tragédies, de satires, d'épîtres et d'anecdotes d'historiens (Plutarque, Suétone, Strabon, Tacite) rapportées fréquemment (entre autres par Montaigne), mais aussi les analyses de Voltaire, de Hobbes, de Bacon, de Rousseau.S'il est vrai que les Dialogues furent rédigés en 1782, ils dateraient de la période la plus «littéraire» de Casanova, c'est-à-dire quand, de retour à Venise, il multiplie les projets pour vivre de sa plume et de son activité «journalistique» ou pamphlétaire, sans grand succès. Il traduit, il crée des mensuels culturels, il fait venir des troupes de théâtre, il publie des pochades, il est le secrétaire d'un diplomate génois.La forme des deux textes, même si l'on y retrouve des citations et des raisonnements communs, diffère sensiblement, puisque les Dialogues procèdent par thèmes progressifs liés à la théologie et examinent la question du suicide du point de vue de la croyance en Dieu en soulignant les contradictions des théologiens, alors que le Discours part de l'évidence chrétienne que le suicide est un «acte abominable». Si le Discours s'attaque naturellement au point de vue antique, sans aborder directement la question de l'existence d'une volonté divine ou, plus généralement, d'une téléologie de la nature, les Dialogues se placent sur le terrain théologique: l'homme est-il libre de choisir sa fin? Ou bien ses gestes, quels qu'ils soient, ne sont-ils pas plutôt l'expression d'une nécessité qui le dépasse (soit par la folie, soit par la volonté d'un Dieu, soit par la loi de la nature, soit par ce que Casanova appelle la «désertion de soi»)?Les Dialogues sont restés inédits jusqu'en 1994 où ils ont été publiés pour la première fois, mais dans une traduction allemande, et sont inachevés. Plusieurs feuillets manquent dans le manuscrit retrouvé aux archives de Prague. Les citations nombreuses sont, pour la plupart, en latin, avec de très rares indications de source, le plus souvent, quand elles figurent, erronées, vagues ou incomplètes. Nous les avons rétablies. Ces anecdotes ou aphorismes appartenaient à la culture générale d'un homme de lettres du XVIIIe siècle, et le plus souvent étaient, depuis la Renaissance, de seconde main, citées de manuel historique en manuel moral. Par exemple, Léonard de Vinci évoque déjà le caractère «modéré» de l'hermine. Le lecteur retrouvait donc des personnages, des mots, des situations, des contextes psychologiques et historiques qui lui étaient familiers. Germaine de Staël prend souvent les mêmes exemples et cite les mêmes textes dans ses Réflexions sur le suicide: Caton lisant Phédon, Hégesippe (Hégésias) de Cyrène...Il est difficile de ne pas comparer, par ailleurs, Casanova à un contemporain de Mme de Staël, Giacomo Leopardi qui, lui, était partisan du suicide (quoique, comme Cioran, il mourût de mort naturelle). Son argument était qu'au suicide les philosophes opposent la loi de la nature. Se suicider serait «contre nature». Mais, répond Leopardi, «ceux qui disent que le suicide ne peut se produire sans une espèce de folie, car il est impossible sans elle de renoncer à l'espoir, etc., parlent sottement. Indépendamment des sentiments religieux, c'est une folie heureuse et naturelle, mais vraie et constante, que de persister toujours à espérer et à vivre, et c'est très contraire à la raison qui nous montre trop clairement qu'il n'y a aucun espoir pour nous» (Zibaldone, 23 juillet 1820).
Libertin, épicurien, esthète et séducteur incorrigible, Giacomo Casanova est l'un des personnages marquants du 18e siècle. Faisant sien le précepte selon lequel il faut jouir de chaque instant vécu, il appliqua celui-ci à sa vie mondaine et amoureuse qui ne firent souvent qu'une. Toute cette vie de plaisirs fut consignée, sans aucune pudeur, dans ces Mémoires également intitulées Histoire de ma vie, autobiographie sans complaisance qui traverse le Siècle des Lumières. "J'écris ma vie pour me faire rire et j'y réussis" précise t-il. Consignant ses moindres faits et gestes, surtout ses rencontres féminines, il abonde dans les détails, des menus des dîners aux lieux de ses rencontres galantes. D'une précision parfois croustillante et d'une verve savoureuse, cette autobiographie nous fait découvrir l'épicurisme dans toute sa splendeur. Rédigées en français, ces mémoires expriment son amour, immense, des femmes et évoquent le 18e siècle qui court à sa fin. C'est un des chefs d'oeuvre du patrimoine littéraire universel auquel nous sommes ici confrontés. --Florent Mazzoleni
Le 13 mai 1993, un homme vêtu de noir, la tête cachée par un casque de motard, fait irruption dans la classe maternelle N8 du groupe scolaire Commandant-Charcot, à Neuilly. Le face-à-face des otages et de H. B. ("Human Bomb") vient de commencer. Vingt et un enfants et leur institutrice, Laurence Dreyfus, sont en danger de mort. H. B. menace de tout faire sauter avec des bâtons de dynamite s'il n'obtient pas cent millions de francs. Les médias s'emparent aussitôt de l'affaire. Des journalistes campent devant l'école. La prise d'otages devient un événement national. Finalement, le preneur d'otages est abattu. Laurence Dreyfus est surnommée "l'institutrice-courage". Elle sera décorée de la Légion d'honneur par François Mitterrand. Edouard Balladur l'invitera à Matignon. La plupart des médias ont donné une version très romancée de cette histoire. Ce livre en propose une autre qui décrit l'envers du décor. Le témoignage de Laurence Dreyfus, réaliste et sincère, confronté aux comptes rendus journalistiques, révèle le décalage qui existe parfois entre le discours médiatique et la réalité.
Résumé : " Cultiver les plaisirs de mes sens fut dans toute ma vie ma principale affaire ; je n'en ai jamais eu de plus importante. Me sentant né pour le sexe différent du mien, je l'ai toujours aimé, et je m'en suis fait aimer tant que j'ai pu. J'ai aussi aimé la bonne table avec transport. " Gourmand, Casanova ! D'un insatiable appétit de vivre ! Avec la même délectation, il s'adonne tour à tour aux plaisirs de l'amour et à ceux de la table, ne concevant jamais les uns sans envisager les autres. Et quand il peut enseigner à de vraies jeunes filles l'art si singulier de déguster les huîtres à deux, Casanova porte les plaisirs de bouche à leur plus haut degré de raffinement... Cinq aventures gastronomiques et libertines à consommer sans modération.
LA COLLECTION : VINGT CHEF-D'OEUVRE DE LA LITTERATURE LIBERTINE ET EROTIQUE : Ces textes célèbrent tous, et avec quelle vivacité, l'amour, le plaisir et les sens. Ils prônent un authentique savoir-vivre libertin. Objets de scandale à leur époque, ils ont circulé sous le manteau, et certains ont même valu à leur auteur les cachots de la Bastille. Mais loin de se limiter à cette dimension licencieuse, ces oeuvres littéraires, dont les audaces sont transfigurées par un style et un esprit étincelants, sont porteuses d'une formidable volonté d'émancipation. La morale, les dogmes, les interdits sont battus en brèche par des auteurs qui, à quelques années de la Révolution française, prêchent l'impatience et la révolte. Diderot, Sade, Casanova, Rétif de la Bretonne, Mirabeau, Laclos, parmi d'autres auteurs moins connus, mais tout aussi importants pour la compréhension de l'histoire des moeurs et des idées, représentent une génération insolente et turbulente dont les écrits n'ont rien perdu de leur force et de leur éclat pour le lecteur d'aujourd'hui. "Enfer", mais aussi envers de notre littérature : ces titres invitent les lecteurs à découvrir, pour leur plus grand plaisir, un pan caché de l'histoire littéraire française qu'ils n'ont jamais étudié à l'école. Chacune de ces oeuvres rares, préfacée et annotée par l'un des meilleurs spécialistes de l'auteur, est présentée dans une édition luxueuse comportant un cahier de documents et de gravures d'époque. UNE COLLECTION SOUS LA DIRECTION ARTISTIQUE DE NATHALIE RYKIEL La direction artistique de cette collection a été confiée à Nathalie Rykiel, figure éminente de l'élégance parisienne et de la féminité. La créatrice a prêté son talent et son imagination pour faire de chacun de ces ouvrages un objet raffiné.
Le 6 février 1958, le vol 609 de la British European Airways s'écrase à l'aéroport de Munich. Parmi les victimes, huit membres des Busby Babes, la jeune et brillante équipe de Manchester United, adulée à travers toute l'Europe. Dans une Angleterre encore marquée par l'après-guerre, où le football est le coeur battant de la classe ouvrière, les Busby Babes incarnent bien plus qu'un jeu : une fierté partagée, un horizon commun. La catastrophe vient briser cet élan et résonne bien au-delà de l'histoire d'un club. Dans le style hypnotique qui est sa signature, David Peace donne voix aux morts, aux survivants, aux familles endeuillées. Il ne raconte pas seulement ce qui s'est perdu à Munich, mais ce qui a survécu : la mémoire, la solidarité, et la capacité d'un collectif à se relever. Sélectionné parmi les meilleurs livres de l'année par The Times, The Independent, The Financial Times et The Irish Times, Munichs constitue le troisième volet d'un triptyque entamé avec 44 Jours et Rouge ou mort.
L'inspecteur principal Claude Schneider, héros du Carré des indigents vient d'être appelé sur un incendie : une ancienne ébénisterie a été réduite en cendres. Les premières constatations révèlent la présence de trois corps calcinés dans le sous-sol. Très vite l'origine criminelle est confirmée et la police ne tarde pas à recevoir le témoignage d'un maçon, qui aurait été contacté pour allumer l'incendie contre une rétribution substantielle. Schneider et le Groupe Criminel se lancent sur la piste du commanditaire...
Après « Les huit montagnes », nous retrouvons avec plaisir les thèmes chers à Paolo Cognetti - la montagne, la nature, les liens familiaux... Son récit s’articule autour d’un axe, comme un miroir dans lequel se répondent des mondes opposés : monde sauvage et civilisé, montagne et vallée, nature et constructions humaines – structure qui met en exergue la complexité et la richesse de nos existences.
Ferrante Elena ; Damien Elsa ; Mileschi Christophe
Je ne suis pas nostalgique de notre enfance : elle était pleine de violence. C'était la vie, un point c'est tout : et nous grandissions avec l'obligation de la rendre difficile aux autres avant que les autres ne nous la rendent difficile". Elena et Lila vivent dans un quartier pauvre de Naples à la fin des années cinquante. Bien qu'elles soient douées pour les études, ce n'est pas la voie qui leur est promise. Lila abandonne l'école pour travailler dans l'échoppe de cordonnier de son père. Elena, soutenue par son institutrice, ira au collège puis au lycée. Les chemins des deux amies se croisent et s'éloignent, avec pour toile de fond une Naples sombre, en ébullition. L'amie prodigieuse ouvre la saga d'Elena Ferrante, qui se poursuit avec Le nouveau nom puis Celle qui fuit et celle qui reste et se conclut avec L'enfant perdue.
Tout dans ce roman est un peu « trop », et c’est ça que j’ai adoré. L’histoire se passe à Naples, où il ne fait pas juste chaud mais où les personnages suffoquent. La nourriture (parce qu’il est très souvent question de cuisine!) n’est pas juste généreuse, elle est abondante, dégoulinante et grasse, les odeurs enveloppent les personnages et les ruelles de la ville. L’amour aussi déborde dans ce roman, pas toujours bienveillant, souvent défaillant même. Un roman qui colle à la peau et aux pensées.