Les falsifications de la Sécurité, de l'Économie, de l'Éducation, du Développement, sautent aux yeux et les citoyens les plus respectueux savent que les Institutions sont, pour une large part, des Maisons d'Illusions mais ils ne connaissent pas les mécanismes qui ont été montés progressivement sans qu'ils s'en aperçoivent. Alors qu'aux cartes les tricheurs se cachent, dans notre société ils ne s'en donnent plus la peine, pas plus qu'ils ne se donnent la peine de maquiller les panneaux de signalisation pour égarer le voyageur. Celui-ci s'égare tout seul. Il lit "Liberté" sur le chemin qui mène à la servitude, "Fraternité" sur celui qui mène à la solitude, "Égalité" sur celui tout au long duquel augmente vertigineusement la distance qui sépare le riche du pauvre, le fort du faible, ceux qui comptent de ceux qui ne comptent pas. Nous avons payé notre puissance, devenue si grande, de la volonté de nous en servir et l'habitude de perdre est si tenace que nous regardons nos atouts sans même avoir l'idée de les abattre sur la table pour gagner la partie. Il est temps d'apprendre à jouer." Bulletin Gallimard, avril 1977.
Nombre de pages
216
Date de parution
15/04/1977
Poids
280g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070296903
Titre
La mystification
Auteur
CASAMAYOR
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
280
Date de parution
19770415
Nombre de pages
216,00 €
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A-t-on encore besoin de la Justice ? Et de laquelle ? Casamayor met en cause l'idole régnant en France depuis si longtemps, écarte les sacro-saints principes et usages, pour soutenir l'opinion de plus en plus répandue qui demande une justice désacralisée et reconstruite selon les exigences du monde moderne. Cette institution doit répondre aux difficultés qui se présentent au jour le jour. Elle ne doit pas demander un chèque en blanc, un acte de foi. Les citoyens ne sont pas des fidèles, ils sont des usagers conscients de leurs besoins. Hommes du XXe siècle, ils ont payé cher pour des illusions et des apparences trompeuses. Des apparences, la Justice a fait un abus évident. Ce livre montre que ce n'est plus nécessaire.
Ce livre est un manuel du parfait citoyen et plus spécialement du jeune qui aborde l'existence au milieu d'influences qu'il ne connaît pas et qui s'expriment en un langage trompeur. Qui sait qu'acceptation veut dire servitude, espérance résignation, civisme obéissance ? Le meilleur contrepoids consiste à appeler les choses par leur nom. Il faut détruire les illusions qui paralysent les énergies et masquent les possibilités. Mais pour percer les secrets de l'imposture, il faut se faire soi-même imposteur. Sans hésitation ni amour-propre, et dès la première page, est enseigné ici l'art de trahir.
L'importance de la police grandit tous les jours, alors que les citoyens se sentent de moins en moins protégés. Comment expliquer ce paradoxe et quelle conduite adopter ? La suppression totale de la police provoquera-t-elle l'avènement d'une totale sécurité ? Faut-il au contraire précipiter le développement de la police - crédit, hommes, matériel - pour prendre de vitesse l'insécurité de la société moderne ? Casamayor répond à cette question en analysant d'un oeil neuf une réalité cachée jusqu'à ce jour par des préjugés et des calculs.Il s'efforce de reprendre le problème à la base en écrivant un nouvel énoncé conforme aux faits et aborde cette tâche difficile avec un certain humour, pour montrer qu'elle n'est pas insurmontable.
Ce livre est un manuel du parfait citoyen et plus spécialement du jeune qui aborde l'existence au milieu d'influences qu'il ne connaît pas et qui s'expriment en un langage trompeur. Qui sait qu'acceptation veut dire servitude, espérance résignation, civisme obéissance ? Le meilleur contrepoids consiste à appeler les choses par leur nom. Il faut détruire les illusions qui paralysent les énergies et masquent les possibilités. Mais pour percer les secrets de l'imposture, il faut se faire soi-même imposteur. Sans hésitation ni amour-propre, et dès la première page, est enseigné ici l'art de trahir.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.